Burundi -
Economie
L'horaire du
marché central de Bujumbura ne relève pas de la SOGEMAC
BUJUMBURA, 1er
mars (ABP) - Certains commerçants du marché central de Bujumbura voudraient
qu'on prolonge l'heure de fermeture jusqu'à 18h, l'idée que ne soutient pas le
directeur général de la SOGEMAC (Société de gestion du marché central), M. Jean
Ndimurukundo, qui estime que 9h de travail par jour sont suffisantes. Tout
d'abord, il s'étonne que ce souhait ait été exprimé par les représentants des
commerçants dans une radio privée sans discussion préalable sur la question. Il
déclare aussi ignorer les raisons qui motivent ces commerçants pour réclamer
les heures supplémentaires. Il a indiqué que le marché ouvre à 5h 45' et ferme
à 15h pour donner le temps de dégager les immondices. Toutefois, les employeurs
de la SOGEMAC et ceux qui approvisionnent le marché travaillent jusqu'à 19h. M.
Ndimurukundo précise que l'équipe de
nettoyage à l'extérieur du marché commence à 13h et celle de l'intérieur à 15h
pour terminer à 18h. Si on ouvre le marché à 9h comme certains le voudraient,
certains produits périssables en pâtiraient et cette heure n'est pas bien
indiquée pour ceux qui préparent les repas de midi, a-t-il estimé. D'autre part
le Service technique municipal (SETEMU) qui commence le travail à 16h pour
dégager 35 m3 par jour d'immondices ne pourrait pas travailler la
nuit suite à l'insécurité car, a-t-il ajouté, on ne doit pas oublier que si les
immondices ne sont pas dégagées le même jour, le lendemain on ne pourrait pas
supporter des odeurs noséabandes. M. Ndimurukundo précise aussi que ce n'est
pas la SOGEMAC qui fixe les heures d'ouverture et de fermeture du marché mais
que cela relève de l'administration en charge de la sécurité publique. abp im/dn FEV 02
Burundi - Paix
Début de la
campagne d'explication de l'Accord d'Arusha
BUJUMBURA, 1er mars (ABP) - Le ministre
burundais chargé de la Mobilisation pour la paix et la Réconciliation nationale
démarre lundi prochain à Bujumbura la campagne nationale pour la paix et la
réconciliation par un séminaire de formation (4-6 février) à l'intention des
membres du gouvernement, du Sénat, de l'Assemblée nationale et des gouverneurs
de provinces, pour expliquer et faire comprendre à fond le contenu de l'accord
de paix interburundais signé le 28 octobre 2000 à Arusha (Tanzanie) a révélé
jeudi aux responsables des médias, M.Luc Rukingama en charge du ministère. Le
séminaire consistera en une formation de formateurs, a-t-il dit, dans la mesure
où les membres de ces institutions seront appelés par la suite à assurer la
diffusion des explications sans
équivoques du contenu de l'Accord dans tous les coins du pays pour que la population
y adhère massivement en connaissance de cause. Certes, a-t-il relevé, il y en a
parmi eux qui ont signé l'accord, d'autres qui ont contribué à sa confection,
mais il y a d'autres qui n'en ont que des bribes. Le ministre Rukingama
souhaite que la campagne soit participative, qu'il n'y ait pas d'enseignants ni
d'enseignés, que la population émette des vœux, dévoile ses inquiétudes et pose
des questions. Les défis à relever pour avoir la paix au Burundi sont
multiples, a-t-il reconnu, notamment l'arrêt de la guerre, le problème de
violences, l'exclusion, la paupérisation de la population, le rapatriement et
la réinsertion avec le problème des terres. Il y a aussi les commissions de
l'Accord et les réformes qu'on redoute. Le ministre a demandé aux médias
burundais de s'impliquer dans cette campagne et d'y jouer une part
prépondérante.
"Si
la presse s'y met, elle peut contribuer à restaurer la paix et la confiance
entre les citoyens pendant ces trois années de transition, et nous pourrons
dire comme le médiateur Mandela: nous l'avons fabriquée (we made it)",
a-t-il conclu. abp dm/dn FEV 02
Burundi -
Droits de l'homme
Fin des
travaux de l'atelier sur la contribution de l'OHCDHB dans la mise en œuvre des
accords d'Arusha
BUJUMBURA, 1er mars (ABP) - L'atelier sur la
contribution de l'Office du haut commissaire aux droits de l'homme au Burundi
(OHCDHB) dans la mise en œuvre des accords d'Arusha, a clos ses travaux jeudi
soir à Bujumbura après avoir formulé plusieurs recommandations axées
essentiellement sur divers appuis de l'office dans le renforcement des
mécanismes prévus par les accords, la consolidation du système judiciaire et
l'apport d'une valeur ajoutée à la société civile burundaise. Au niveau de
l'appui de l'OHCDHB aux mécanismes prévus par les accords d'Arusha, les
participants ont focalisé leur attention sur les éventuelles contributions aux
futures commissions d'enquête judicaire internationale et de
vérité-réconciliation ainsi qu'à la mission dévolue à l'ombudsman. L'OHCDHB pourrait plaider pour une mise en
place rapide de la commission d'enquête judiciaire internationale. Il assurerait également le suivi des travaux
de cette commission et jouerait un rôle fondamental dans la fourniture de sa
logistique. Afin de renforcer la future commission vérité-réconciliation,
l'OHCDHB soutiendrait la réalisation des enquêtes pour réhabiliter les victimes
du conflit et autres initiatives de la société civile pouvant contribuer
directement ou indirectement à l'avènement d'une paix durable au Burundi. En ce
qui concerne la contribution de l'Office au renforcement du système judiciaire,
les séminaristes ont recommandé la poursuite de la formation, particulièrement
celle des officiers de police judiciaire (OPJ) de la gendarmerie et de la
documentation. L'OHCDHB devrait renforcer le système judiciaire burundais par
des appuis matériels et logistiques sans oublier de soutenir la formation en
cours d'emploi. Les participants ont défendu aussi la thèse selon laquelle
l'assistance judiciaire actuelle de l'OHCDHB, devrait être étendue aux groupes
vulnérables tels que les femmes et les mineurs poursuivis en justice. Ils ont
recommandé une augmentation du volume des sessions des chambres criminelles
pour accélérer l'efficacité judiciaire. Ils ont aussi souligné l'impérieuse
nécessité de soutenir l'émergence d'une institution judiciaire dotée de
pouvoirs réels au Burundi. S'agissant du renforcement de la société civile, les
participants ont insisté sur la nécessité d'organiser des ateliers de formation
pour dégager une vision commune des divers acteurs, sur l'éducation citoyenne
en vue de mieux préparer les futures échéances électorales et sur divers appuis
pour renforcer les capacités des composantes de la société civile tels que les
mass media. En vue de promouvoir la bonne gouvernance, il a été demandé la poursuite
des formations à l'endroit des membres des forces de l'ordre et d'initier une
mise en place des comités collinaires de paix et d'écoute. Le directeur de
l'OHCDHB, Moctar Cissé, s'est dit satisfait de constater les visions communes
dégagées par les participants en dépit des clivages et dissensions générés par
le conflit tandis que le chef de cabinet du ministère en charge des Droits de
l'homme, Emmanuel Njenje, a souligné dans son mot de clôture de l'atelier que
le gouvernement burundais a pris note des diverses recommandations dont la
pertinence consiste notamment à éviter des chevauchements dans les initiatives
futures en rapport avec la mise en œuvre des accords d'Arusha. abp dd/dn MARS 02
Ngozi - Divers
Un nouveau-né
abandonné puis dévoré par un chien
NGOZI,
1er mars (ABP) - Un nouveau-né abandonné près d'une maison inhabitée
du centre urbain de Ngozi (nord du Burundi) a été dévoré par un chien,
apprend-on de source policière. Selon la police, une adolescente de 17 ans,
Béatrice Kanyonga, a accouché puis abandonné son nouveau-né à la belle étoile
avant de partir. Le bébé a été découvert le lendemain pendant qu'un chien
venait de terminer la consommation de toute la partie inférieure de la victime.
Kanyonga, actuellement aux soins à l'hôpital de Ngozi en attendant d'être
déférée devant la justice, avoue qu'elle a eu peur après avoir accouché d'un
mort-né. abp and/dn MARS 02