Burundi -
Libye
Relance de la
coopération politique et économique
BUJUMBURA, 1er mars (ABP) - Une délégation
libyenne conduite par le vice-ministre de la Coopération internationale, M.
Mukhtar Algannass, a effectué jeudi une visite au Burundi dans le cadre de la
relance de la coopération politique et économique entre la Libye et le Burundi.
A cette occasion, la délégation a remis un message du président libyen,
Mouammar Kadhafi, à son homologue burundais, Pierre Buyoya. A l'issue d'une
visite du président burundais en Libye en janvier 2002, le gouvernement libyen
avait promis de dépêcher une équipe au Burundi pour étudier comment concrétiser
cette coopération politique et économique. Le ministre burundais des Relations
extérieures et de la Coopération, M. Thérence Sinunguruza, a estimé qu'on est
sur de bons rails et qu'on aura prochainement de résultats concrets. Le ministre
Sinunguruza a précisé qu'au niveau de la coopération économique, les Libyens
sont intéressés par des investissements au Burundi en matière touristique,
hôtelière et de transport aérien. Il s'agit notamment de l'aménagement de
certains sites touristiques et d'un éventuel achat de l'hôtel Source du Nil. La
compagnie libyenne Air Libya pourrait transiter par Bujumbura. Une commission
mixte tiendra ses travaux prochainement dans la capitale burundaise. Après la
rupture de coopération entre le Burundi et la Libye en 1989, les deux pays
viennent de relancer la coopération. Un ambassadeur du Burundi en Libye vient
de passer environ deux ans dans ce pays
qui va rouvrir prochainement son ambassade au Burundi, indique-t-on au
ministère burundais des Relations extérieures et de la Coopération. abp fn/dn MARS 02
Burundi - PNUD
Signature de
trois accords de financement pour un montant de 6,5 millions de dollars
BUJUMBURA, 1er mars (ABP) - Le ministre des
Relations extérieures et de la Coopération, M. Thérence Sinunguruza, et le
représentant résident du PNUD au Burundi, M. Georg Charpentier, ont signé
vendredi à Bujumbura trois accords de financement des programmes d'appui aux
communautés de base, de bonne gouvernance et de lutte contre le VIH/SIDA
estimés à 6,5 millions de dollars américains, soit 6 milliards de francs
burundais. La contribution du PNUD au programme cadre d'appui aux communautés
de base (PCAC), qui est estimée à 2.746.000 dollars, a pour objectif la
réintégration durable des populations affectées par la crise, notamment les
retournés et les déplacés, et de renforcer la capacité d'améliorer leur
existence. Dans ce cadre le PCAC appuiera les activités de reconstruction et de
réhabilitation d'infrastructures économiques et sociales de production agricole
et d'autres activités génératrices de revenus dans les provinces de Muyinga
(nord-est), Ngozi (nord), Bubanza et Cibitoke (nord-ouest). D'autres provinces
auront leur tour au cours des décaissements ultérieurs, étant donné que
l'engagement du PNUD fait à Genève est de 34 millions de dollars. L'appui au
programme national de bonne gouvernance, qui jouit d'un financement du PNUD de
1.815.500 dollars, vise à soutenir l'établissement d'un Etat de droit au
Burundi dans les secteurs des assemblées parlementaires, des droits de l'homme,
de la société civile et des médias. La contribution au programme national de
lutte contre le sida, financé à hauteur de 1.937.800 dollars, s'inscrit quant à
elle dans le cadre des efforts de lutte contre la pauvreté, de la protection
des personnes vivant avec le VIH/SID et d'autres vulnérables.
Cet
appui interviendra en mairie de Bujumbura et dans les provinces de Gitega
(centre), Muyinga (nord-est) et Ruyigi (est) choisies dans le souci de
renforcer les acquis du projet d'appui aux organisations locales de lutte
contre le sida. abp adn/dn
MARS 02
Ruyigi -
Rapatriement
Le calvaire
sur le chemin de retour des réfugiés venant de la Tanzanie
RUYIGI, 1er mars (ABP) - Malgré les bûchers
dressés sur le chemin, destinés au supplice des Burundais qui rentrent de
l'exil par les milices tanzaniennes, les JW (Jeshi la wana inchi), les FFU
(Fanya fuji uone), les FF (Feed-forces), les Basungusungu et les Banamugambo,
les rumeurs propagées dans les camps des réfugiés disant que ceux qui rentrent
sont tués dans leur pays natal, les Burundais continuent spontanément à
regagner leur mère-patrie. Du 1er janvier au 27 février 2002,
quelque 383 ménages de 869 personnes dont 263 hommes, 176 femmes et 430 enfants
sont rentrés en provenance des camps de Nduta, Karago, Mutenderi et Kanembwa.
Sur le chemin du retour, ils déclarent avoir vu des choses horribles. Ils
racontent avoir vu des hommes, des femmes, des jeunes garçons et filles, des
femmes enceintes et des enfants brûlés vifs ou enterrés vivants par les
Banamugambo sans aucune intervention des forces armées tanzaniennes, à savoir
les Jeshi la wana inchi (JW), les Feed-forces (FF), les Fanya fuji uone (FFU).
Les rescapés arrivent sur le sol burundais après avoir subi des pillages et des
flagellations, sans viatique, fatigués par de longs voyages effectués pour
contourner les lieux de supplice et presque en costume d'Adam, d'après le
témoignage d'un octogénaire parvenu à Ruyigi (est du Burundi) mercredi le 27 février
2002 après avoir marché pendant 60 jours. Certaines filles et femmes sont
traumatisées après avoir subi des violences sexuelles perpétrées par les
Banamugambo quand elles allaient ramasser du bois de chauffage en dehors des
camps de réfugiés. Ces dernières redoutent d'avoir attrapé le VIH/Sida. Les
rapatriés spontanés originaires des autres provinces reçoivent de la GTZ, comme
paquet retour, 6 kg de petits pois, un peu d'huile et de sel et comme
non-vivres une couverture, un bidon, cinq savons et une houe. Les originaires
de Ruyigi ne reçoivent rien. Ils sont uniquement assistés en nourriture sur les
sites de transit de Ruyigi et Nyabitare avant d'être conduits sur leurs
collines. Ces rapatriés sont originaires des provinces de Ruyigi, Karusi,
Kirundo, Gitega, Muyinga, Bujumbura-mairie, Bujumbura rural, Bururi, Cankuzo,
Kayanza, Makamba, Muramvya et Rutana. Ce jeudi, 40 autres personnes sont
arrivées à Gisuru et une autre à Ruyigi, soit 910 personnes rentrées du 1er
janvier au 28 février 2002. Une délégation des réfugiés burundais est attendue
à Ruyigi ce samedi. Elle sera accueillie à la frontière par le HCR,
l'administration et l'antenne du ministère à la Réinsertion et à la
Réinstallation des déplacés et des rapatriés de Ruyigi. Elle visitera dimanche
les infrastructures sociales construites par le HCR. Lundi, elle se rendra à
Bujumbura pour participer mardi à la journée parlementaire. Elle rencontrera en
privé certains parlementaires mercredi avant de retourner en Tanzanie jeudi,
cette fois-ci par avion à partir de Bujumbura. Leur mission sera de convaincre
leurs compatriotes réfugiés que les rapatriés vivent en paix et qu'il n'y a pas
de raison de rester en exil. abp mb/dn MARS 02
LONDRES, 1er mars (REUTERS) - Les hormones pourraient expliquer, en partie, les sautes d'humeur masculines. Un déficit de testostérone rend les hommes bougons, émotifs, déprimés ou irritables, a expliqué le Pr Gerald Lincoln, de l'unité des sciences de la reproduction humaine de l'université d'Edimbourg (Ecosse). "Dans un sens, c'est amusant, parce que cela nous permet de prendre conscience des faiblesses des hommes et de la façon dont les hormones affectent leur comportement", a-t-il déclaré sur une radio britannique. "Mais c'est également sérieux, puisque les hormones peuvent affecter leur manière d'être". Contrairement aux femmes, dont les taux hormonaux évoluent selon un cycle régulier, les variations hormonales masculines sont provoquées par des situations extrêmes, comme un accident ou une maladie grave, à en croire ce chercheur. Mais tout peut rentrer dans l'ordre avec une piqûre de testostérone, qui rend aux hommes énergie, motivation et appétit sexuel, assure-t-il. reuters/abp MARS