Burundi
– Vatican
Un
cardinal visite l'Université de Ngozi
BUJUMBURA, 4 mars (ABP) - Le
Cardinal Ersilio Tonini visitera le 7 mars l'Université de Ngozi au cours de
son séjour au Burundi, a-t-on appris de source académique à Ngozi (nord du
Burundi). Selon le recteur de l'Université de Ngozi, M. Evariste Nzeyimana, le
Cardinal Ersilio Tonini visitera cette institution académique pour se rendre
compte de sa situation. Dès le début, il nous a accompagné en finançant le fond
crédits-étudiants, a souligné le recteur de l'Université de Ngozi. Il y a aussi
une promesse de construire des homes pour étudiants, a-t-il ajouté. Le Cardinal
Ersilio Tonini visitera les diocèses de Gitega (centre du Burundi), Ngozi (nord
du Burundi), Bubanza et Bujumbura (nord-ouest du Burundi), a-t-on appris de la
Nonciature. abp jmh/ar MARS 02
Gitega - Sécurité
La situation sécuritaire est bonne au centre
GITEGA,
4 mars (ABP) - La situation sécuritaire est bonne dans toutes les communes de
la province de Gitega (centre du pays), ont indiqué les administrateurs
communaux lors d'une réunion ordinaire tenue vendredi par le gouverneur de la
province de Gitega, lieutenant colonel Louis Murengera. Cette situation permet
à la population de vaquer aisément aux activités champêtres de la deuxième
saison culturale. Toutefois, ils ont déploré la persistance du vol des récoltes
sur pieds et du petit bétail ainsi que la mauvaise distribution des engrais
chimiques, précisant qu'une partie de la population n'en a pas été servie.
Aussi, ils ont indiqué que les activités politiques font la propagande de leurs
partis politiques sans l'aval de l'administration. Le gouverneur Murengera a
réagi en demandant aux administrateurs communaux de sensibiliser davantage la
population d'intensifier les rondes nocturnes du fait que l'ennemi du pays n'a
pas encore abandonné sa sale besogne de tuer injustement la population. Cette
stratégie pourra contribuer à mettre hors d'état de nuire les voleurs de tout genre
a ajouté le gouverneur Murengera. Des recommandations ont été émises dans le
sens de sensibiliser la population d'aider les élèves indigents, précisant que
la collecte des frais de contribution doit se terminer avec le mois de mars. Le
contrôle des recettes communales doit être fait régulièrement et sérieusement
pour parer à leur fuite, a aussi recommandé le gouverneur de province.
abp rn/ar MARS 02
Bujumbura
- Vandalisme
Des
destructions méchantes à Isare
BUJUMBURA,
4 mars (ABP) - Des destructions méchantes ont été enregistrées ces derniers
jours en commune Isare de la province de Bujumbura. Selon l'administrateur de
la commune Isare, ces destructions se font la nuit et on n'a pas encore mis la
main sur les malfaiteurs. La toiture des bâtiments de l'ancien arrondissement
se trouvant à Mucungwe a été emportée le mois dernier. Cette semaine, c'était
le tour de la destruction des fondations de ces mêmes bâtiments par des
personnes non encore identifiées. D'après la même source, les bâtiments allaient
abriter le commissariat de la police de sécurité publique de Bujumbura rural.
Ces destructeurs auraient aussi détruit cette semaine d'autres maisons au
centre de Rushubi. abp bnt/ar MARS 02
SUN CITY, 4 mars (AFP) - Le
dialogue intercongolais, dont les travaux commencent effectivement le 4 mars,
apparaît, une fois réglés les conflits de procédure entre les trois
belligérants, comme un laboratoire pour l'élaboration d'un Etat démocratique en
RDC. Des responsables du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD
soutenu par le Rwanda), du Mouvement de libération du Congo (MLC - soutenu par
l'Ouganda) et une délégation gouvernementale participent à ces réunions. Après
le premier dialogue de Gaborone en août 2001, le Facilitateur Ketumile Masire a
créé cinq commissions spécialisées,
concernant la Défense et la sécurité, la politique, les problèmes juridiques et
constitutionnels, l'aide humanitaire et le développement et la réconciliation
nationale.
Pour le Mauritanien Ahmedou Ould-Abdallah, secrétaire exécutif de la commission
mondiale pour l'Afrique, qui préside la commission politique, "il s'agit
de constituer une base de réflexion, une bibliothèque d'informations dans
laquelle les participants pourront puiser", explique-t-il à l'AFP.
Selon le professeur Albert Tevoedjere, venu du Bénin, qui dirige la commission
Paix et réconciliation nationale, "la guerre et ses chefs ont prouvé leurs
limites. Il faut avec les femmes, les religieux, les enseignants et la presse
qui n'ont d'autre intérêt que le retour à la paix, faire une pression morale
sur ceux qui prétendent gouverner", affirme-t-il. Les groupes de travail
mis en place par M. Masire ne vivront que le temps d'un dialogue. Mais François
Lumumba, fils du premier Premier ministre du Congo assassiné en 1961, Patrice
Emery Lumumba, a travaillé au sein de son parti, le Mouvement national
congolais-Lumumba (MNC-L) à un projet de société "applicable dès la fin du
dialogue et le début de la période de transition" affirme-t-il à l'AFP.
Lui aussi a créé des commissions et hiérarchisé celles-ci en raison des besoins
du pays, "en proie à une crise multiforme et à la décomposition de l'Etat
depuis quinze ans". "La première des urgences, c'est d'aller aux
élections grâce à des institutions de transition qui impliquent le plus grand
nombre possible de citoyens", estime François Lumumba. "Dans le même
élan, il faut créer un état laïque avec tous les mécanismes de justice sociale,
et travailler beaucoup sur l'armée", dit-il. Il ne suffit pas au fils de
Patrice Lumumba que la future armée de RDC soit une et républicaine : "il
faut recruter de façon large pour que l'armée soit une émanation de la société
et non plus assujettie à une hiérarchie issue de la guerre", suggère M.
Lumumba.
afp/abp
MARS 02
Rwanda - TPR
KIGALI, 4 mars (AFP) - Deux
organisations de rescapés et de veuves du génocide de 1994 au Rwanda ont réclamé
vendredi une révision des statuts du Tribunal pénal international pour le
Rwanda (TPR) d'Arusha (Tanzanie), qui permette aux rescapés de recevoir des
dommages et intérêts, ont déclaré leurs représentants. Le collectif des
associations de rescapés, Ibuka, et l'association des veuves du génocide
(Avega) souhaitent une révision des statuts du TPR "pour que les victimes
puissent se constituer partie civile et recevoir des dommages et
intérêts", ont expliqué leurs représentants au cours d'une conférence de
presse à Kigali. "Cela n'est pas de la compétence du tribunal, mais de
celle du Conseil de sécurité", a répondu le secrétaire général adjoint et
greffier du TPR, Adama Dieng. C'est à défaut de cette révision qu'il a envisagé
un fonds d'assistance aux victimes, a-t-il expliqué.
Ibuka et l'Avega ont boycotté vendredi une réunion à l'appel de M. Dieng et
consacrée à l'étude d'un projet de Fonds d'assistance aux victimes du génocide,
initié par la juridiction, a constaté l'AFP.
"Nous avons boycotté la réunion conformément à notre décision de suspendre
toute collaboration avec le tribunal", ont expliqué les responsables des
deux associations, dans une conférence de presse organisée dans la soirée.
"La partie semble se jouer entre l'ONU et les auteurs du génocide, les
victimes étant réduites au simple rang de témoins", a estimé le
porte-parole d'Ibuka, dénonçant à nouveau le "manque de
considération" du TPR pour les rescapés. Ibuka et l'Avega avaient annoncé
le 24 janvier la suspension leur collaboration avec le TPR, en dénonçant un
manque de considération pour les victimes. Le TPR a été créé par les Nations
unies pour juger les responsables présumés du génocide, qui a fait, selon
Kigali, 1 million de morts parmi les Tutsis et les Hutus modérés. afp/abp
MARS 02