Burundi - Politique

Lancement de la campagne d'explication de l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation

            BUJUMBURA, 4 mars (ABP) - Le président de la République du Burundi, Pierre Buyoya, a procédé lundi matin à Bujumbura à l'ouverture solennelle de la campagne d'explication de l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation qui durera trois jours en présence de ses proches collaborateurs dont son vice-président Domitien Ndayizeye et les présidents des chambres basse et haute de l'actuel parlement bicaméral, respectivement Jean Minani et Libère Bararunyeretse. Parmi les autres invités de marque figuraient les députés, les sénateurs, les gouverneurs de province, les représentants des confessions religieuses et les membres de la commission de Suivi de l'Accord d'Arusha (CSA). En ouvrant ces travaux dont les grandes articulations seront centrées sur des débats autour des cinq protocoles qui constituent l'Accord (génocide, exclusion, démocratie, bonne gouvernance, paix et sécurité pour tous, reconstruction et développement ainsi que les garanties), le président Buyoya a déclaré que les diverses rencontres organisées antérieurement au sujet de l'Accord d'Arusha, depuis sa signature à l'intention des burundais de l'intérieur et de la diaspora, ont mis en évidence une "ignorance pernicieuse du contenu et du projet de société porté par l'Accord d'Arusha". C'est dire que la campagne que "nous lançons aujourd'hui tombe à point nommé", a dit Pierre Buyoya. Il a précisé que cette campagne permettra de partager en profondeur le contenu de l'Accord d'Arusha, d'évaluer sa mise en œuvre, de formuler des propositions sur les stratégies à adopter en vue d'amener le peuple burundais à l'intérioriser, mais aussi sur les actions à entreprendre pour arrêter la guerre et réconcilier le peuple burundais. Depuis sa signature, a-t-il rappelé, l'Accord d'Arusha a connu diverses fortunes et un accueil pour le moins inégal. Pour lui, l'on doit néanmoins à la vérité de relever que dans l'ensemble, cet évènement  a suscité beaucoup d'espoirs dans l'opinion nationale et internationale et il s'agit aujourd'hui de tout mettre en œuvre pour ne pas décevoir ces attentes, a-t-il insisté. Il a ajouté que depuis sa signature, l'Accord d'Arusha a fait l'objet d'explications et de lectures le plus souvent "partiales", "partielles" et "fragmentaires". Aux yeux du chef de l'Etat, au-delà des cauchemars d'un passé malheureux et d'un présent encore problématique, cette campagne doit être marquée par la détermination de rapprocher les Barundi et la volonté de restaurer la confiance entre les citoyens.

            Il s'agit de frayer la voie pour un avenir plus sûr pour les générations actuelles et celles à venir, a-t-il souligné. Il a reconnu qu'à l'instar de tout œuvre humaine, l'économie de cet Accord révèle un nombre important de points forts mais aussi des points faibles et même quelques lacunes à combler au fil de son application. Le président burundais n'a pas manqué de souligner que les institutions de transition font face à plusieurs défis en tête desquels la question du cessez-le-feu. Il a rappelé que chaque jour des innocents sont tués au milieu du sommeil, dans des dortoirs, dans les maisons, sous des abris de  fortune, sur les routes sans oublier des infrastructures économiques régulièrement détruites à travers le pays. Le conflit burundais, a poursuivi le chef de l'Etat, a condamné des centaines de milliers de personnes au dénouement le plus total et à l'errance à l'intérieur de leur propre pays quand des millions d'autres connaissaient la rigueur de l'exil et les rancœurs liées à l'aliénation. "Voilà pourquoi ces moments de réflexion devraient amener les responsables que vous êtes à prendre toute la mesure du drame burundais et à examiner les meilleures stratégies à mettre en œuvre pour avancer sans délai sur la voie de la paix", a souligné le président Buyoya à l'intention des membres des principales institutions de l'actuelle transition post-Arusha.

Le moment de se regarder les uns les autres pour vous rejeter est révolu, a-t-il dit avant de paraphraser Saint-Expéry en soulignant que "le moment est venu de regarder ensemble dans la même direction, de développer le même discours pour la paix et contre les fauteurs de guerre quels qu'ils soient". Les autres défis importants à relever cités par le chef de l'Etat sont la réduction de la paupérisation de la population et la mobilisation pour contenir la pandémie du Sida, un fléau qui risque d'emporter la fine fleur de la nation burundaise et d'entraver gravement son développement. Il a appelé les séminaristes à exercer "leur génie" pour le succès de cette campagne.       abp      dd/ar   MARS 02


Bubanza - Sécurité

Trois rebelles tués et 41 vaches récupérées

            BUBANZA, 4 mars (ABP) - Les rebelles des FDD ont attaqué dans la nuit de dimanche à lundi le site de déplacés de Gahongore en zone Mitakataka (nord-ouest du Burundi) détruisant les installations électriques de la centrale de la REGIDESO et volant des vaches dont le nombre n'est pas encore connu jusqu'à présent. Les échanges de tirs entre les forces régulières et les assaillants ont fait trois morts côté rebelles et 41 vaches récupérées par les gardiens de la paix a constaté l'ABP sur place. Les installations électriques détruites étaient en train d'être réparées lundi matin par une équipe de techniciens de la REGIDESO. Les populations de Gatura où se sont déroulés les combats ont ainsi pris la fuite certains vers le chef-lieu de la province Bubanza tandis que d'autres se sont réfugiés dans le village de Kizina en commune Gihanga et à Gahwazi en commune Mpanda, indiquent les témoignages recueillis sur place.                           abp            fb/ar  MARS 02

 

Belgique - Divers

Oublié dans sa cellule pendant trois jours, sans pain ni eau

BRUXELLES, 4 mars (REUTERS) - Un vagabond est resté enfermé pendant trois jours dans une cellule du commissariat d'Anderlecht, sans eau ni nourriture, oublié par ses gardiens à la suite d'une erreur administrative, a-t-on appris mercredi. Les cellules de la prison d'Anderlecht, dans la banlieue de Bruxelles, sont équipées de caméras de surveillance mais ne montrent qu'une partie de la cellule. Ce n'est que lorsque les gardiens ont conduit un autre gardé à vue dans une cellule voisine qu'ils se sont rendus compte de leur oubli, a expliqué le commissaire Albert Roosens. "Il a crié quelque chose comme "s'il vous plaît ne m'oubliez pas'", a ajouté Roosens qui a précisé que durant tout le temps de sa mise au vert, l'homme, âgé d'une trentaine d'années, n'a jamais poussé le bouton d'alarme de sa cellule. Les policiers en faction l'ont oublié à cause d'une erreur lors de l'enregistrement de son arrestation, a-t-il expliqué. L'homme a été immédiatement conduit à l'hôpital, mais ses jours ne sont pas en danger. Une enquête interne est en cours.                 reuters/abp  MARS 02

 

GB - Divers

L'amour fait vivre plus longtemps, assurent des cardiologues

LONDRES, 4 mars (REUTERS) - L'amour est bon pour le coeur, proclament des cardiologues à l'occasion de la Saint-Valentin. A l'heure où les amoureux s'envoient des cartes et s'offrent des roses, la fédération mondiale de cardiologie (WHF) publie un communiqué engageant les couples du monde entier à laisser libre cours à leurs émotions. "Les amoureux ont une raison supplémentaire de célébrer la Saint-Valentin, des recherches montrant qu'aimer et être amoureux aide à rester en bonne santé et est particulièrement bon pour le coeur", dit le communiqué de la WHF. Selon la fédération sise à Genève et spécialisée dans la lutte contre les maladies cardiaques, l'amour contribue à réduire le stress, la dépression et l'anxiété, trois facteurs importants d'affections cardiaques. "Un décès sur trois dans le monde est dû à une maladie ou à une attaque cardiaque, six fois plus que les morts liées au sida", a déclaré le Professeur Philip Poole-Wilson, cardiologue à Londres et président de la fédération.

"C'est pourquoi nous soulignons l'importance d'adopter un mode de vie sain et l'impact positif que peut avoir l'amour dans la santé cardiaque". Les médecins ont cité des études scientifiques à l'appui de leur démonstration. L'une d'elles, réalisée auprès de 1.400 personnes atteintes de maladies coronariennes, a montré que 15% de ceux qui étaient mariés ou en couple étaient morts au bout de cinq ans, contre 50% pour les célibataires.                  reuters/abp   MARS 02