Burundi - Université
Le voile sur l'Université du Burundi levé
BUJUMBURA, 5 mars (ABP) - Le
gouvernement du Burundi vient de proclamer son engagement à tenir compte des
desiderata des travailleurs de l'Université du Burundi et sa volonté d'élargir
l'accès à la formation supérieure pour les jeunes. Selon une note du ministre
de l'Education nationale, le gouvernement burundais tient à réassurer les
étudiants de l'Université du Burundi que le projet de réaffectation des
infrastructures ne vise pas les homes et qu'il n'existe aucun plan de chasser
des résidences les étudiants internes. En outre, le gouvernement réassure, à
travers la même note, les personnels, en particulier ceux de la Régie des œuvres
universitaires, sur la garantie de leurs emplois, de même qu'il réaffirme sa
responsabilité dans le pourvoi des ressources nécessaires au bon fonctionnement
de cette régie. En réaction à cela, les membres de l'Association des
professeurs de l'Université du Burundi (APUB) se sont réjouis de la nouvelle
position du gouvernement et se sont engagés à poursuivre les activités
académiques pour l'intérêt de l'institution en général et des étudiants en
particulier. Cependant, ils déplorent l'existence des questions fondamentales à
résoudre, liées entre autres à l'amélioration de la carrière des enseignants.
De même, ils invitent le gouvernement à disponibiliser la quote-part pour la
restauration des étudiants externes.
abp ynd/dn MARS 02
Kayanza - Développement
L'implantation d'une usine théicole en commune
Muruta n'est pas du goût de tout le monde
BUJUMBURA, 5 mars (ABP) -
L'Association pour le développement de la commune Matongo (ADECOM) en province
de Kayanza (nord du Burundi), agréée le 11 mai 1998, vient de tenir une
assemblée générale où son représentant légal, M. Basile Gateretse, a présenté
le bilan des activités du mandat 1997-2001. En collaboration avec
l'administration communale, le comité exécutif s'est investi dans la
réalisation d'un certain nombre d'infrastructures sociales et économiques. Dans
le domaine de l'éducation, certaines écoles ont été construites alors que
d'autres ont été réhabilitées. Une rencontre a été organisée au chef-lieu de la
commune pour échanger sur les voies et
moyens d'améliorer les résultats scolaires dans la commune. Des prix ont été
décernés aux meilleurs enseignants. Le comité s'est également mobilisé pour
chercher des professeurs devant assurer des cours dans les collèges. Dans le
domaine de la santé, le comité a contribué dans la construction des centres de
santé en s'occupant de la recherche du financement. Le comité n'a pas ménagé
ses efforts pour faire connecter les principaux centres existant dans la
commune sur le réseau électrique de Rwegura. Le comité a également participé
dans l'encadrement de la femme et de la jeunesse. Des projets présentables pour
la réalisation ou auprès des bailleurs de fonds sont notamment celui de la
construction du stade omnisport de Matongo et du marché central de Bandaga,
l'implantation d'un institut technique. Le comité exécutif a contribué au
retour de la sécurité chaque fois que la sécurité a été perturbée dans la
commune, il s'est déplacé sur le terrain pour aider l'administration communale
à restaurer la sécurité. Le comité a fait à la commune un don d'un ordinateur
pour l'aider à conserver ses documents. Il a également assisté financièrement
l'acquisition des matériels destinés aux déplacés. Les membres de l'association
ont également échangé sur un projet d'une société théicole initié par
l'Association pour le développement de la province de Kayanza (ADEKA) dont
l'installation est projetée à Campazi en commune Muruta.
Il était question de
sensibiliser les natifs de Matongo à adhérer à ce projet en achetant des
actions. Les participants ont déploré le fait qu'aucun des natifs de Matongo ne
connaissait le contenu du projet. Ils ont demandé que le groupe d'initiative
vulgarise ou explique le document pour que les gens adhèrent en connaissance de
cause. D'ores et déjà, les natifs de Matongo s'interrogent sur les motifs
d'implantation de deux sociétés similaires dans une même commune qui a déjà une
usine théicole à Rwegura. Ils proposent que cette société soit installée dans
leur commune. L'administration offre d'ailleurs des facilités. Pour
l'administrateur Damien Nyabenda, la commune Matongo a des infrastructures pour
abriter cette société. Elle est électrifiée et située sur l'axe routier
principal (RN1), possède beaucoup de théiculteurs et du boisement de chauffage
en abondance. Elle est aussi au centre des usines théicoles de Teza et Rwegura.
Le groupe d'initiative de ce projet devrait réfléchir sur ces facilités pour
éviter des dépenses inutiles et satisfaire les théiculteurs dans leur ensemble. abp ar/dn MARS 02
Cibitoke - Rébellion
Arrestation de deux administratifs accusés d'entente
avec la rébellion
CIBITOKE,
5 mars (ABP) - Deux chefs de secteur, Bukuru et Manirakiza, respectivement à
Nyamitanga et à Gasenyi en commune Buganda, viennent d'être arrêtés par la
police pour complicité avec les bandes armées, a-t-on appris de source
administrative à Cibitoke (nord-ouest du Burundi). Les deux administratifs sont
accusés par les forces de l'ordre d'avoir œuvré clandestinement pour le compte
des CNDD-FDD. Ils auraient, selon un officier de police judiciaire de la
brigade Cibitoke, appelé clandestinement la population à cotiser pour la
rébellion. Ces administratifs incarcérés ont été dénoncés par un habitant de
Buganda qui était dans les groupes armés il y a quelques mois, ajoute la même
source. Interrogé sur ce dossier, l'administrateur communal de Buganda, M.
Emmanuel Bigirimana, qui lui même semble soupçonné par la police, parle d'un
complot. abp ank/dn
MARS 02
Cibitoke - Sécurité
Quatre morts et plusieurs blessés dans une embuscade
rebelle sur la RN5
CIBITOKE,
5 mars (ABP) - Des groupes rebelles ont tendu une embuscade sur l'axe
Bujumbura-Cibitoke, faisant quatre tués et plusieurs blessés, a-t-on appris de
source administrative à Cibitoke (nord-ouest du Burundi). L'embuscade a eu lieu
au niveau de la 4ème Transversale de Gihanga, non loin du lieu où a
été incendié le véhicule du conseiller principal du gouverneur de Cibitoke,
vers 14 h 00, ajoute la même source. Le véhicule visé était un minibus qui
faisait le transport Bujumbura-Cibitoke. Une autre embuscade qui avait été
tendue vendredi sur la 1ère Transversale de Gihanga avait fait
quatre blessés dont le chauffeur du véhicule. Une opération d'envergure avait
été dernièrement menée par la force de l'ordre dans la réserve de Rukoko. abp ank/dn MARS 02
Karusi - Rapatriement
Les réfugiés originaires de Karusi rentrent au
compte-gouttes
KARUSI,
5 mars (ABP) - Sur environ 25.000 réfugiés recensés, originaires de Karusi
(centre-est du Burundi), 707 seulement ont déjà regagné officiellement leur
terre. D'après les témoignages d'un rapatrié rentré la semaine dernière, 60%
des réfugiés vivant dans le camp de Lukole (Tanzanie) sont originaires de
Karusi mais ne veulent pas rentrer pour plusieurs raisons. Le rapatrié avoue
que les réfugiés sont de trois catégories: ceux qui ont participé effectivement
aux massacres de 1993 et qui disent qu'ils ne rentreront jamais, les pillards
qui craignent qu'on exige d'eux la restitution des biens d'autrui et enfin ceux
qui sont partis par peur. Les deux premières catégories sont les plus
nombreuses pour Karusi. Le blocage ne manque pas non plus au niveau du HCR et
de l'administration tanzanienne pour ceux qui veulent se rapatrier, et cela
pour plusieurs raisons, particulièrement la corruption et l'injustice des
policiers et des administratifs tanzaniens à la base vis-à- vis des réfugiés,
la location des parcelles tanzaniennes pour plus de 30.000 shillings par
hectare et par saison, par les réfugiés du site ainsi que les salaires élevés
des agents du HCR. Une visite des autorités administratives de la province de
Karusi à Lukole est requise pour conscientiser les réfugiés et faciliter leur
retour.
abp lnsh/dn MARS 02