Muyinga - Rapatriement

Plus de 1.600 réfugiés burundais rentrés de la Tanzanie en janvier et février 2002

            MUYINGA, 6 mars (ABP) - Quelque 1.625 Burundais réfugiés en Tanzanie ont regagné le bercail au cours des mois de janvier et de février 2002 via le poste-frontière de Kobero, précise le rapport de la section chargée du rapatriement au bureau du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) de Muyinga (nord-est du Burundi). Parmi ces rapatriés, 1.099 sont rentrés au cours du mois de janvier, tandis que 526 sont retournés en février, ajoute le même rapport. Ces rapatriés sont originaires des provinces de Muyinga et Kirundo (nord), Ngozi et Kayanza (nord), Karusi (centre-est), la mairie de Bujumbura et Bubanza (nord-ouest), souligne le même document. Les provinces de Kirundo et Muyinga ont à elles seules accueilli le gros des effectifs avec 1.345 personnes durant les deux premiers mois de l'année 2002. La province de Muyinga a enregistré 628 retournés contre 717 à Kirundo. Les autres provinces se partagent le reste dans des proportions inégales, révèlent les statistiques de cette opération de rapatriement spontané. Durant la même période, la province de Ruyigi (est du pays) n'a enregistré aucun rapatrié. Selon le HCR, le gros de ces réfugiés ont quitté les camps de Lukole A et Lukole B. D'autres sont venus des camps de Kitali, Kisulu, Kibondo, Nduta et Karago. D'autres effectifs très réduits sont rentrés de Dar es-Salaam et des villages tanzaniens.

abp

jcnz/dn    MARS 02

 

Ngozi - Société

Visite d'une délégation des associations féminines à la prison pour femmes

            NGOZI, 6 mars (ABP) - Dans le cadre de la semaine dédiée à la Journée internationale de la femme, le Centre de paix pour les femmes a organisé mardi une visite des femmes membres des 40 associations de la commune Ngozi (nord du Burundi) à la maison de détention pour femmes. Cette visite faisait suite à une conférence sur la résolution pacifique des conflits que le Centre de paix pour les femmes avait organisée à l'intention des femmes détenues. Celles-ci avaient étalé sur le tapis leurs problèmes et surtout le fait de se retrouver délaissées par les leurs. La visite a été donc une occasion de les réconforter surtout en ce moment où toutes les femmes se préparent à célébrer la Journée internationale leur dédiée. Toutes les oratrices du jour ont félicité les associations et surtout le Centre de paix pour les femmes pour ce geste. Les prisonnières ont souhaité que cette visite ne soit pas la dernière parce qu'elles ont toujours besoin d'un soutien tant moral que financier.

abp      and/dn   MARS 02

 

Kirundo - Sécurité

La sécurité compromise par la délinquance

            KIRUNDO, 6 mars (ABP) - Les membres du comité provincial de sécurité à Kirundo (nord du Burundi), en réunion mensuelle d'évaluation de la situation, lundi, ont estimé que la situation sécuritaire dans cette province est globalement bonne mais qu'elle risque d'être compromise par la délinquance. Le phénomène d'ivresse publique qui entraîne des bagarres a été soulevé dans les communes Bugabira et Kirundo. Cette situation est due à l'abondance du vin de banane dont le prix a chuté, passant de 250 FBu l'année passée à 100 FBu par bouteille en commune Bugabira.

Les administrateurs des communes Busoni, Vumbi et Ntega ont évoqué des cas de collecte des cotisations et des réunions clandestines organisées par certains partis non encore agréés mais qui ont signé l'Accord d'Arusha. Ils se sont déclarés embarrassés par cet activisme. Des cas de vols à main armée ont été signalés à Kabanga (Busoni) et Kimeza (Bwambarangwe). Par ailleurs, la police a mis la main sur trois membres d'un groupe organisé de bandits armés en commune Vumbi. Elle leur a confisqué deux fusils de fabrication locale dits Mugobore, 18 cartouches et des tenues militaires. En commune Gitobe, l'administration a arrêté deux trafiquants de chamvre à fumer, respectivement sur les collines Bigondo et Nyenzi. Deux cas de viols sexuels dont les victimes étaient des enfants de moins de 10 ans ont été enregistrés au centre urbain de Kirundo. Les auteurs, déjà arrêtés, prétendraient se faire soigner le Sida, a-t-on appris. La grève des élèves du lycée de Kirundo la semaine dernière a valu le renvoi à 8 lycéens présumés "promoteurs". Ils protestaient contre l'insuffisance quantitative de la ration alimentaire, a-t-on précisé. Quelque 19 personnes détenues à la Police de sécurité publique (PSP) et 7 autres à la Police judiciaire des parquets (PJP) de Kirundo se sont évadées, samedi dernier. Il a été recommandé de renforcer la garde dans les lieux de détention.

abp

dnd/dn   MARS 02

 

Cibitoke - Divers

Une jeune fille avorte un fœtus de  cinq mois et le jette dans une rivière

            CIBITOKE, 6 mars (ABP) - Kitu Nahimana, une jeune fille du quartier Camp swahili de Rugombo en province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) a été arrêtées par la police après avoir avorté un foetus de cinq mois qu'elle a ensuite jeté dans une rivière, a-t-on appris de source policière. Selon le commissaire de police à Cibitoke, M. Athanase Buregeya, la jeune fille a été appréhendée par un responsable administratif à la base qui s'est senti indigné par ce geste. Kitu Nahimana avoue qu'elle a volontairement interrompu sa grossesse suite à une demande en mariage faite par un prétendant. Comme elle portait une grossesse à la suite d'une autre relation, Mlle Nahimana a décidé d'avorter. Elle précise qu'elle s'est servie des racines d'acacia et d'un autre arbre dénommé "subiri" en swahili. L'avortement devait avoir lieu après la consommation d'un liquide provenant du mélange de ces racines. Ce n'est que peu après avoir jeté le fœtus dans la rivière Nyakagunda que les voisins ont été alertés.

abp

ank/dn   MARS 02

 

GB - Divers

Le voyage de noce tourne au cauchemar

LONDRES, 6 mars (AFP) - Parti skier dans les Pyrénées pour leur voyage de noces, un couple de jeunes mariés britanniques a vu son séjour tourner au cauchemar. Le taxi que John et Paula Willard, 32 et 24 ans, avaient commandé pour les amener à l'aéroport ne s'est pas présenté, les forçant à une course désespérée pour arriver à l'aéroport à temps. Ce n'était que le tout début d'une longue série d'ennuis. A l'aéroport londonien de Gatwick, le pilote de leur avion était malade et ils ont attendu deux heures son remplaçant, avant de pouvoir décoller. A l'arrivée, l'aéroport de Toulouse-Blagnac a été évacué à la suite d'une alerte à la bombe et le couple a encore attendu deux heures. "On dit toujours jamais deux sans trois : après le taxi, le pilote malade et l'alerte à la bombe à l'aéroport, je croyais qu'on avait eu assez de malheurs. Mais, ce n'était qu'un début", a confié la jeune mariée. Pendant le trajet entre l'aéroport et leur hôtel à Andorre, leur autocar a eu un accident. Arrivés à l'hôtel, épuisés, mais encore enthousiastes, les jeunes mariés pensaient enfin profiter de vacances bien méritées. Hélas, après trois jours de ski, John se fracturait l'épaule, ce qui le tenait loin des pistes pour le reste du séjour. Puis il y eut ce coup de téléphone d'un voisin qui leur apprend que leur voiture a été forcée et leur maison, dans le West Sussex,  cambriolée en leur absence. Tout, à l'exception des meubles, avait été volé. "J'étais en colère, je voulais juste rentrer chez moi", raconte Paula Willard. "J'aimerais rencontrer un couple qui a eu encore plus de déveine que nous pendant sa lune de miel".

afp/abp  MARS 02