Burundi - Education

L'Université de Mwaro a l'ambition d'éviter de grossir les rangs des chômeurs

            BUJUMBURA, 7 mars (ABP) - Le recteur de l'Université de Mwaro (UM), située dans le Centre-Ouest, le Dr Pierre Kabondo, a tenu jeudi au siège de la Maison de la presse une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que l'institution qu'il dirige procédera samedi à l'ouverture de l'année académique 2001-2002. Le Dr Kabondo a précisé que les activités de cette université, qui fonctionne depuis trois mois, suivent leur cours normal. En effet, a-t-il dit, l'évolution des cours programmés pour cette année, révèle que ces derniers ont été déjà réalisés à 60%. L'Université de Mwaro compte actuellement 42 étudiants répartis en trois instituts qui sont respectivement l'Institut supérieur paramédical, l'Institut d'administration et de gestion et l'Institut de droit. Les frais de scolarité s'élèvent à 150.000 FBu par étudiant et par an. Cette université, souligne-t-on, est considérée comme la moins chère par rapport à d'autres établissements similaires du Rwanda voisin ou de la RD Congo. En outre, l'étudiant de l'Université de Mwaro peut se loger à 1.500 FBu et se nourrir à 5.000 FBu par mois. L'Université de Mwaro, qui est l'émanation d'un collectif des associations de développement, répond aux besoins de la jeunesse, des populations environnantes sans oublier les besoins en rapport avec les réformes à entreprendre dans les programmes d'enseignement, précise-t-on. Dans ce contexte, un accent sera mis sur la formation professionnelle des étudiants appelés à se prendre en charge afin d'éviter de grossir les rangs des chômeurs. Par ailleurs, les activités de recyclage occuperont une place de choix au sein de cette université. On estime qu'un ingénieur qui passe quatre ans sans recyclage devient de moins à moins compétitif sur le marché du travail. Avec les infrastructures de Mwaro, Kibumbu et Gisozi, cette province peut constituer dans un avenir proche, un pôle économique et scientifique important susceptible d'offrir des possibilités d'emploi. Cette année académique sera clôturée au mois d'août, précise-t-on. abp   dnd/dn  MARS 02

 

Burundi - Education

Création d'un bureau d'appui à l'enseignement privé

            BUJUMBURA, 7 mars (ABP) - L'inspecteur général de l'Enseignement, M. Edouard Juma, a  annoncé mercredi la création d'un bureau d'appui à l'enseignement privé dans le cadre du partenariat que le gouvernement veut promouvoir avec ce secteur. Ce bureau, qui est rattaché à l'inspection générale de l'Enseignement avec une mission spéciale de s'occuper des écoles privées, est chargé notamment de conseiller les promoteurs d'écoles privées en ce qui concerne les conditions d'agrément, intervenir en cas de litige entre l'école et le ministère, suivre la vie de l'école privée sur le plan pédagogique et éducatif. M. Juma a déploré par ailleurs que certains promoteurs des écoles privées confondent exprès l'agrément de l'école en tant qu'association sans but lucratif (ASBL) et l'agrément qui doit lui être octroyé par le ministère de l'Education nationale, ce qui fait que l'inspection générale de l'Enseignement se retrouve souvent devant le fait accompli. Il a recommandé, pour la bonne marche des écoles privées, plus d'implication de la part des parents et des responsables de l'administration à la base. Le Burundi compte 70 écoles primaires et secondaires privées.            abp            ab/dn   MARS 02

 

 

 

Makamba - Assistance

Le PAM vient en aide aux ménages vulnérables

            MAKAMBA, 7 mars (ABP) - Le PAM,  par le biais de l'ONG CARE-Burundi a entamé lundi une campagne de distribution de la ration de protection des semences aux ménages vulnérables en province de Makamba (sud du Burundi). Cette ration est constituée de farine de maïs, de haricot et d'huile d'arachide. Ce programme d'assistance aux familles vulnérables concerne 6.000 ménages de Kayogoro, 2.000 autres de Kibago et 2.600 de Nyanza-Lac. Les autorités administratives de Nyanza-Lac n'ont malheureusement pas pu envoyer à temps les listes des bénéficiaires. La distribution n'aura donc pas lieu dans cette commune. A Kibago, l'insécurité, qui s'amplifie depuis ces derniers jours, risque de poser des difficultés car l'équipe de distribution craint pour sa sécurité sur les axes routiers. Chaque ménage reçoit 41 kg de farine de maïs, 12 kg de haricot et 2 l d'huile d'arachide. Sont considérées comme vulnérables les personnes chroniquement mal nourries, faibles et malades, handicapées avec des enfants de moins de 13 ans sans assistance extérieure et incapables de travailler. Les personnes âgées de plus de 55 ans, les orphelins chefs de ménage sans assistance extérieure, les veuves ou les veufs chefs de ménage avec des enfants en bas âge ou des personnes seules sans ressources ni terres, peuvent également être retenus comme des personnes vulnérables. Ces familles bénéficieront dès lundi prochain des semences de haricot fournies par la FAO et distribuées par la Croix Rouge burundaise.            abp            and/dn  MARS 02

 

Burundi - Processus de paix

Environ 16.000 réfugiés burundais en Tanzanie devraient rentrer chez eux

BUJUMBURA, 7 mars (FH) - Le ministre burundais en charge du Rapatriement, Françoise Ngendahayo, a annoncé le 07 mars que le Burundi accueillerait bientôt plus de 16.000 réfugiés burundais vivant dans les camps de Tanzanie. Cette volonté de rentrer au pays a été motivée, selon elle, par la visite qu'elle a effectuée, en février, dans les camps de réfugiés en compagnie des autorités tanzaniennes et des agents du HCR gestionnaires de ces camps. Françoise Ngendahayo a expliqué que suite au discours franc tenu à l'endroit des réfugiés burundais, le HCR-Tanzanie a déjà enregistré 16.000 demandes de retour au pays: 2.000 cas au camp de Kasulu, 2.000 dans le camp de Lukole et 12.000 dans celui de Kibondo .         fh/abp  MARS 02

 

Burundi - Luxembourg

Réception des infrastructures construites par une ONG luxembourgeoise

            RUMONGE, 7 mars (ABP) - La commune Rumonge (sud-ouest) a réceptionné mardi une école primaire équipée dans la zone Kizuka et un hangar de stockage à la mini-huilerie de Minago. La construction de ces infrastructures sociales, dont le coût s'élève à 72 millions de FBu, est l'œuvre de la coordination des projets luxembourgeois au Burundi, Lux-Development. Les cérémonies ont eu lieu en présence du coordinateur  de ces projets, M. Siméon Habonimana. La construction de la nouvelle école primaire de Kizuka permettra de désengorger les classes existantes qui enregistraient déjà une moyenne de plus de 100 élèves par classe. Le vœu de la population de cette zone est de voir d'autres bienfaiteurs emboîter le pas à Lux-Development afin de répondre à la demande des enfants en âge scolarisable dont l'effectif croît sans cesse. Même l'administrateur de cette commune, le major Antoine Bashirahishize, l'a fait remarquer dans son mot d'accueil. La coordination des projets luxembourgeois au Burundi était déjà en train de construire une autre école primaire à Kagongo dans la même zone de Kizuka. La construction du hangar de stockage à la mini-huilerie de Minago est aussi l'œuvre de Lux-Development. Dans son allocution, le coordinateur de projets luxembourgeois au Burundi a vivement remercié les populations des deux zones pour la bonne collaboration et leur a recommandé de gérer ces infrastructures qui sont les leurs. Dans les jours à venir, a-t-il précisé, Lux-Development pourrait intervenir dans la promotion de la pêche ainsi que les presses améliorées de l'huile de palme. A ces constructions s'ajoutent d'autres que Lux-Development avait déjà implantées dans cette commune au cours de ces deux dernières années. Il s'agit notamment de la construction du marché moderne de Kizuka pour un montant de 280 millions de FBu et la réhabilitation de l'hôtel Resha pour un montant de 44 millions de FBu.    abp       ond/dn  MARS 02