Burundi - Femmes
Les droits de la femme
burundaise bafoués malgré un cadre juridique favorable
BUJUMBURA, 8 mars (ABP) - Le Burundi
s'associe à d'autres pays pour célébrer le 8 mars la Journée internationale de
la femme sous le thème "Femmes afghanes, aujourd'hui, réalités et
opportunités", a indiqué M. Emmanuel Jenje, chef de cabinet au ministère
ayant en charge les Droits de l'homme. Cette journée, qui a comme thème
national : "Ensemble vers un partenariat solide homme-femme pour un
développement durable et équitable", est célébrée alors que les droits de
la femme burundaise sont bafoués malgré un cadre juridique favorable. En effet,
90% des textes juridiques sont favorables à l'égalité de la femme et de
l'homme, précise-t-on. Cependant, certaines dispositions sont discriminatoires.
Il s'agit du code du travail qui, dans son article 123, accorde la moitié du
salaire de la femme lors du congé de maternité. C'est aussi le code de
nationalité qui, dans son article 2, empêche la femme burundaise de donner sa
nationalité à son enfant sauf s'il est de père inconnu. L'article 11 de ce même
code stipule qu'une femme qui épouse un étranger ne transmet pas à son mari sa
nationalité contrairement à l'homme. En cas d'adultère, le code pénal, dans son
article 363, ne punit l'homme que lorsque l'acte est entouré d'un caractère
offensant, tandis que de simples soupçons d'adultère pour la femme sont cause
de divorce, explique-t-on. Néanmoins, le code des personnes et de la famille a
été révisé en faveur de la femme. Actuellement, la femme participe au choix du
domicile conjugal contrairement au code de 1980 qui ne conférait ces pouvoirs
qu'à l'homme. L'ancien code ne permettait
pas à une femme d'exercer une fonction sans l'accord de son mari. En outre, le
caractère offensant stipulé dans l'article 363 du code pénal en cas d'adultère
a été supprimé. L'autorité parentale est actuellement exercée par l'homme et la
femme, contrairement au code de 1980, qui conférait tous les pouvoirs à l'homme
notamment celui de la gestion du patrimoine familial. Les textes juridiques
sont là, mais ne sont pas appliqués. La femme burundaise reste discriminée sur
plusieurs aspects pratiques de la vie. C'est notamment en matière de l'octroi
des crédits et au niveau de la répartition des postes de décision. En 1993, par
exemple, le gouvernement comptait 24 ministres dont deux femmes. En 1998, il y
avait 22 ministres dont une femme, tandis qu'en 2002, il existe 26 ministres
dont 3 femmes. En 1993, il y avait 81 directeurs généraux dont quatre femmes,
en 1998, 40 directeurs généraux dont une femme. En 1993, le Burundi comptait 16
gouverneurs de province dont une femme, mais en 1998, il en possédait 17 sans
aucune femme. En 1993, deux femmes contre 114 hommes étaient administrateurs
communaux. Depuis 1998 jusqu'aujourd'hui, il n'en existe plus. Les mêmes
proportions sont observées dans d'autres postes politiques. abp
chn/dn MARS 02
Mwaro - Education
L'AFVP appuie la province de
Mwaro dans la construction des écoles primaires
MWARO, 8 mars (ABP) - Les
infrastructures scolaires en province de Mwaro (centre-ouest du Burundi)
restent insuffisantes par rapport à la forte demande en scolarisation des
jeunes surtout au primaire, mais des efforts remarquables sont fournis avec
l'appui des ONGs pour faire face à ce problème. L'Association française des
volontaires du progrès (AFVP), à travers son programme "Appui à la
reconstruction et au processus de réconciliation nationale", vient de
terminer la construction de six écoles primaires dans cette province dont deux
en commune Ndava et deux autres en commune Rusaka, tandis que les communes
Nyabihanga et Bisoro ont acquis chacune une école.
Ces écoles ont coûté environ 110 millions de FBu sur les 160 millions
alloués à la province, apprend-on de cette organisation qui précise qu'avec la
somme restante (50 millions de FBu), deux écoles primaires très vétustes dont
Kabogi, en commune Ndava, et Gisigi, en commune Nyabihanga, vont être
complètement réhabilitées au cours de cette année 2002. L'AFVP donne un appui
de qualité, affirme le directeur provincial de l'enseignement à Mwaro, qui
précise qu'à côté de la construction des salles de classes, des latrines et des
bureaux des directeurs, elle équipe en mobilier les écoles construites. Elle a
déjà accordé un soutien aux structures liées aux écoles telles les coopératives
et jardins scolaires. Elle entend aussi appuyer certaines activités culturelles
dans son volet "réconciliation nationale". Si de tels appuis devaient
se multiplier, le problème de surpopulation dans les classes pourrait diminuer,
et le taux de scolarisation qui est de 65% au primaire dans la province
scolaire de Mwaro connaîtrait une nette amélioration selon les responsables de
l'enseignement à Mwaro.
abp gb/dn
MARS 02
Makamba - Rébellion
La commune de Kibago reste
la cible privilégiée des bandes armées
MAKAMBA, 8 mars (ABP) - Les bandes
armées en provenance de la Tanzanie se sont infiltrées dans la nuit de dimanche
à lundi dans la zone de Bukeye, en commune de Kibago (sud du Burundi),
apprend-on de source administrative. Estimés entre 300 et 500 combattants, ces
rebelles se sont installés dans leur habituel sanctuaire de Nyarubanga de la
zone de Kiyange. Mardi matin, ils ont attaqué la colline de Nyarutuntu. Avisées
à temps, les forces gouvernementales sont vite intervenues et ont réussi à
repousser les assaillants. Ces derniers se sont repliés sur Nyarubanga, une
zone de savane inhabitée. Des coups de feu sporadiques se sont fait entendre
mercredi et jeudi dans les hauteurs surplombant la dépression de Nyakazi. Le
bilan de ces attaques reste inconnu. Cependant, la population a fui vers
Kiyange et Jimbi, le chef-lieu de la commune Kibago, où elle est sous la
protection des forces gouvernementales. Les bandes armées avaient attaqué, à la
fin du mois de février, le site de déplacés de Kivoga (Kibago) où elles ont
volé une trentaine de vaches. Une visite à Makamba des autorités
administratives de Manyovu et Nyamugari
de la région de Kigoma en Tanzanie, qui était programmée pour ce
vendredi, vient d'être ajournée sine die. abp and/dn MARS 02
AVIS D'APPEL D'OFFRES LOCAL
POUR LA FOURNITURE DU DAP, DU BENLATE ET DES ARROSOIRS
L'Office
du Café du Burundi "OCIBU" a obtenu un financement du Programme de
Relance et du Développement du Monde Rural pour la production des plants de
caféiers et voudrait acquérir les produits et matériel ci-après:
1.
5.500 kg d'engrais DAP (18-46-0)
2.
400 kg de fongicide Benlate 50% poudre mouillable
3.
705 arrosoirs métalliques de 10 litres chacun
Les
offres sous-plis fermé seront déposées au siège de l'OCIBU (Boulevard de la
Tanzanie B.P. 450 Bujumbura) au plus tard le 14 Mars 2002 à 17 heures 00.
Ces
offres doivent préciser le (s) produit (s) et/ou matériel à fournir, le pris rendu
entrepôts OCIBU et les délais de livraison.
L'ouverture
des offres est fixée au 15 Mars 2002 à 10 heures 00 dans la salle de réunion de
l'OCIBU.
Le
paiement se fera après l'approbation conjointe du procès-verbal de réception
définitive du produit ou du matériel fourni.
OFFICE DU CAFE DU BURUNDI
Barthélemy NIYIKIZA
DIRECTEUR GENERAL