Burundi - Justice

La problématique  de la comparution des témoins et des parties civiles

            BUJUMBURA, 9 mars (ABP) - L'ONG "Agir Dufatanye" a organisé vendredi à Bujumbura un atelier de réflexion sur la problématique du transport des témoins et des parties civiles durant la phase préjuridictionnelle et juridictionnelle. Les présidents et les procureurs généraux près les trois Cours d'Appel du pays ainsi que les représentants des associations et institutions impliquées dans le transport des témoins et des parties civiles et dans la disponibilisation des avocats, ont analysé ce qu'il faut faire pour améliorer la comparution des témoins pour l'instruction des dossiers pendants devant les chambres criminelles. Le représentant légal de l'ONG "Agir", M. Victor Girukwishaka, a indiqué que son association a participé dans le transport des témoins et des parties civiles lors de l'itinérance des chambres criminelles de Gitega (centre) et de Ngozi (nord), organisée du 22 octobre au 22 novembre 2001. Elle a assuré aussi le transport des témoins et des parties civiles pendant les hors-sessions qui ont suivi l'itinérance. D'après M. Girukwishaka, 68% des remises lors de cette itinérance et 56% des remises pendant les hors-sessions ont été le fait de la non comparution des témoins. Pour le moment, les ONGs interviennent dans le transport des témoins et des parties civiles dans la phase juridictionnelle seulement. Le procureur général près la Cour d'Appel de Bujumbura a indiqué que le témoignage est aussi indispensable dans toutes les phases du dossier répressif, que ce soit la phase de l'enquête policière, la phase préjuridictionnelle et devant la juridiction de jugement. Des centaines des dossiers des prévenus détenus traînent dans les cabinets des officiers du ministère public suite à la non comparution des témoins et des parties civiles. L'officier du ministère public ne peut saisir une juridiction de jugement qu'après avoir recherché et réuni les charges suffisantes de culpabilité à l'endroit du présumé délinquant. Plusieurs facteurs font que les témoins ne comparaissent pas pour permettre l'avancée rapide des dossiers que ce soit en phase préjuridictionnelle ou en phase juridictionnelle. C'est notamment la pauvreté qui fait que les témoins ou les parties civiles n'arrivent pas à se payer le ticket pour arriver aux Cours d'Appel. C'est aussi l'insécurité précaire sur les axes routiers et l'entourage des témoins et parties civiles, certaines personnes finissant par abandonner les dossiers de leurs bourreaux par découragement, résignation ou intimidation. Il y a aussi désintéressement quand un dossier n'avance pas rapidement. Un dossier à Kirundo (nord) a été appelé dans 42 audiences publiques. La Ligue burundaise des droits de l'homme, Iteka, et l'Office du Haut commissaire des droits de l'homme assurent aussi le transport des témoins.

abp      fn/dn  MARS 02

 

Burundi - Social

La rente de survie et l'indemnité familiale restent stables depuis près de 50 ans

            BUJUMBURA, 9 mars (ABP) - L'association mutualiste "Tontine Ngagara" a organisé vendredi soir, en collaboration avec le Collectif des associations et ONGs féminines du Burundi (CAFOB), une conférence-débat sur la rente de survie et l'indemnité familiale dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme qui se fait le 8 mars de chaque année. Selon Mme Isidonie Fyiroko du service des rentes et indemnités à la Fonction publique, qui a exposé sur ce sujet, les lois qui régissent aujourd'hui la rente de survie et les indemnités familiales datent des années 1955 et 1957.

Les indemnités familiales s'élèvent à 150 FBu par mois par enfant et à 300 FBu par mois pour le conjoint. Mme Fyiroko a indiqué, à titre d'exemple, qu'à 30 ans de service, le fonctionnaire le plus gradé de la Fonction publique touchera comme pension 34.485 FBu s'il appartient à la catégorie de direction, 22.083 FBu s'il est de la catégorie de collaboration et 14.822 FBu par mois s'il est de la catégorie d'exécution. Lorsque le fonctionnaire meurt avant de commencer sa retraite avec la même ancienneté de service, les ayants droit du cadre de direction touchent respectivement 13.794 FBu pour le conjoint et 2.759 FBu par enfant, ceux du cadre de collaboration touchent 8.833 FBu pour le conjoint et 1.767 FBu par enfant tandis que ceux de l'agent d'exécution touchent 5.929 FBu pour le conjoint et 1.186 FBu par mois et par enfant. La somme est davantage réduite quand le fonctionnaire meurt pendant la retraite. Les participants au débat ont constaté unanimement que les lois qui régissent la rente de survie et l'indemnité familiale sont désuètes. Ils ont recommandé qu'elles soient revues et actualisées ou tout au moins qu'en attendant on puisse appliquer celle de juin 1981 qui n'a jamais été appliquée alors qu'elle permettrait un léger mieux.

abp      ab/dn  MARS 02

 

Gitega - Météorologie

La saison pluvieuse va s'étendre jusqu'à la fin du mois de mai au Burundi

            GITEGA, 9 mars (ABP) - Les agriculteurs et éleveurs ne devraient pas craindre le départ précoce des pluies, a indiqué jeudi le directeur-général de l'Institut géographique du Burundi (IGEBU), M. Manassé Nduwayo, qui a fait savoir que la saison pluvieuse va s'étendre jusqu'à la fin du mois de mai avec une probabilité qu'elle pourrait aller jusqu'à la mi-juin prochain. La quasi-totalité du Burundi va enregistrer une pluviométrie proche de la normale climatologique avec une tendance excédentaire pour les régions de haute altitude (Mugamba et Bututsi), selon les prévisions météorologiques de mars à mai de cette année. Les régions de Buragane et d'Imbo, quant à elles, vont connaître une pluviométrie satisfaisante avec une tendance légèrement déficitaire. Quant aux perturbations observées au mois de février dernier avec un déficit pluviométrique, le directeur-général de l'IGEBU a signifié qu'elles étaient liées aux changements climatiques que la planète "terre" connaît actuellement. A cause de ces perturbations atmosphériques, la petite saison sèche qui, normalement, passait de la mi-décembre à la mi-janvier, a eu lieu en février dernier.

abp      cb/dn  MARS 02

 

AVIS D'APPEL D'OFFRES LOCAL POUR LA FOURNITURE DU DAP, DU BENLATE ET DES ARROSOIRS

 

L'Office du Café du Burundi "OCIBU" a obtenu un financement du Programme de Relance et du Développement du Monde Rural pour la production des plants de caféiers et voudrait acquérir les produits et matériel ci-après:

1.      5.500 kg d'engrais DAP (18-46-0)

2.      400 kg de fongicide Benlate 50% poudre mouillable

3.      705 arrosoirs métalliques de 10 litres chacun

Les offres sous-plis fermé seront déposées au siège de l'OCIBU (Boulevard de la Tanzanie B.P. 450 Bujumbura) au plus tard le 14 Mars 2002 à 17 heures 00.

Ces offres doivent préciser le (s) produit (s) et/ou matériel à fournir, le pris rendu entrepôts OCIBU et les délais de livraison.

L'ouverture des offres est fixée au 15 Mars 2002 à 10 heures 00 dans la salle de réunion de l'OCIBU.

Le paiement se fera après l'approbation conjointe du procès-verbal de réception définitive du produit ou du matériel fourni.

 

OFFICE DU CAFE DU BURUNDI

Barthélemy NIYIKIZA

DIRECTEUR GENERAL