Burundi - Assemblée nationale - AWEPA
Rien de sérieux ne peut se faire dans un contexte de
guerre
BUJUMBURA, 11 mars (ABP) - Il est urgent que tous
les burundais se rendent à l'évidence que rien de sérieux ne peut plus se faire
dans un contexte de guerre, de division et de haine ethnique, régionale ou
partisane même si l'application de l'Accord d'Arusha pour la paix et la
réconciliation nationale au Burundi a déclenché la marche irréversible dans la
voie de la cohabitation pacifique, a indiqué lundi le Dr Jean Minani, président
de l'Assemblée nationale de transition lors de l'ouverture du séminaire de
trois jours sur la cohabitation pacifique et l'intégration des réfugiés et des
combattants dans la vie socio-professionnelle. "La guerre prenant
naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent
être élevées les défenses de paix", a rappelé Dr Jean Minani, précisant
que la cohabitation pacifique qui est un processus dynamique qui se matérialise
progressivement, doit être d'abord une conviction de l'esprit avant de passer
pour une politique. Il faut, a-t-il dit, la vérité, le pardon et la
réconciliation qui vont de pair avec la cohabitation pacifique, des concepts
qui convergent vers la recherche de l'unité, la justice et la démocratie qui
règlent les conflits et les différends de manière non violente. Durant trois
jours, les participants au séminaire auront à débattre autour des exposés sur
la cohabitation pacifique pour un climat de paix et de sécurité au Burundi,
l'application des dispositions de l'Accord d'Arusha pour la paix et la
réconciliation au Burundi pour la cohabitation pacifique, la question du retour
des réfugiés burundais et de leur intégration dans la vie socio-professionnelle
ainsi que l'intégration des combattants dans la vie socio-professionnelle pour
la sécurité de tous les burundais. Le séminaire est organisé avec le concours
de l'association des parlementaires européens pour l'Afrique (AWEPA).
abp ynd/dm MARS 02
Burundi - Justice
Le jugement rapide des dossiers répressifs
BUJUMBURA, 11 mars (ABP) - Le taux de remise des
dossiers répressifs dans les trois chambres criminelles du Burundi est très
élevé à cause principalement de la non comparution des témoins. Lors de
l'atelier organisé vendredi dernier par l'ONG "Agir dufatanye" dans
le but de voir comment améliorer le transport des témoins et par là, clôturer
rapidement plus de dossiers, plusieurs recommandations ont été formulées. Les présidents
et les procureurs généraux des Cours d'Appel, les ONGs intervenant dans
l'assistance judiciaire notamment le transport des témoins et la
disponibilisation des avocats ont insisté sur l'identification des témoins et
la sensibilisation de la population pour convaincre certains témoins et parties
civiles qui refusent d'aller témoigner même quand un véhicule des ONGs est allé
les prendre. Les Cours d'Appel du Burundi couvrent de grandes étendues. La Cour
d'Appel de Ngozi (nord) couvre quatre provinces : celle de Gitega (centre)
s'étend sur cinq provinces tandis que celle de Bujumbura couvre sept provinces.
Les participants à l'atelier ont ainsi proposé que ces juridictions pratiquent
souvent l'itinérance là où c'est possible pour rapprocher la justice des justiciables.
D'après le président de la Cour d'Appel de Gitega, un rendement d'un mois
pendant l'itinérance est égal au rendement de six mois au siège de la Cour. En
pratiquant quatre itinérances par an, la chambre criminelle de Gitega pourrait
juger plus de 500 dossiers criminels pendant trois ans d'existence. L'ONG
"Agir dufatanye" a indiqué
qu'elle est prête à contribuer dans le financement du déplacement des juges
pour aller faire des enquêtes sur terrain, dans l'itinérance des chambres
criminelles, dans le transport des témoins et des parties civiles vers le siège
de la Cour lors de la phase juridictionnelle. Elle va aussi intervenir dans la
prise en charge en logement et en nourriture des témoins qui passeront plus
d'une journée à la Cour à cause de l'instruction qui n'aura pas été terminée
rapidement. "Agir" a également promis d'intervenir dans la
mobilisation et la sensibilisation pour la comparution des témoins et des
parties civiles. abp fn/dm MARS 02
PAM - Bertini
Mme Catherine Bertini quitte
le PAM la tête haute
BUJUMBURA, 11 mars (ABP) - Le
programme alimentaire mondial (PAM) vient de rendre hommage à son directeur
exécutif sortant, Mme Catherine Bertini, pour de nombreuses initiatives
d'envergure qu'elle a lancées au nom des femmes pauvres souffrant de la faim
partout dans le monde, selon un communiqué du PAM parvenu à l'ABP lundi.
"Les femmes représentent environ 70% des 770 millions de personnes les
plus pauvres dans le monde. "Pour vaincre la pauvreté, il faut s'allier
aux femmes", a déclaré Mme Birtini, ajoutant que les femmes ne sont pas de
simples personnes vulnérables qu'il faut cibler comme bénéficiaires,
"elles peuvent être des agents dynamiques du changement social". Le
PAM a pour objectif de placer 50 à 90 % des produits alimentaires qu'il fournit
sous le contrôle des femmes dans tous ses projets, précise le communiqué. Cet
organisme onusien est également pionnier dans la promotion de l'éducation des
filles dans le cadre de ses projets de "rations à importer". Ces
rations dédommagent les parents des tâches que leurs filles ne peuvent plus
effectuer et permettent à celles-ci de recevoir une instruction, a-t-elle fait
remarquer affirmant que même dans les cultures où l'on juge souvent naturel que
les femmes ne soient pas instruites, les taux de fréquentation scolaire ont
augmenté jusqu'à 300%. Mme Bertini s'est beaucoup investie pour accroître les
effectifs féminines et confier aux femmes des postes clés au PAM même. En 1992,
l'organisation ne comptait que six femmes à des postes de responsabilité.
Aujourd'hui, elle en compte 59 et 37% du personnel du cadre organique sont des
femmes, rappelle-t-on. abp chn/dm MARS 02
Cibitoke - Sécurité
Un véhicule de transport en commun échappe de
justesse à une embuscade tendue sur la RN5
CIBITOKE, 11 mars (ABP) - Un minibus type Hiace a
échappé de justesse ce dimanche vers midi à une embuscade tendue par les
groupes armées vers la 4ème Transversale sur la RN5 en commune
Gihanga, a-t-on appris de source administrative à Cibitoke (nord-ouest). Ce
véhicule qui se rendait à Cibitoke a été sauvé grâce à une intervention des
forces de l'ordre qui avaient remarqué tôt la présence des bandes armées à
l'endroit où devait passer le minibus. Un échange de tirs très nourris entre
les forces de l'ordre et les bandes armées a obligé ces derniers à se replier
vers le boisement de Rukoko d'où ils étaient venus. abp ank/dm MARS 02
Ngozi - Café
SIVCA affiche un bilan déficitaire de plus de 900
millions de FBu après six ans
NGOZI, 11 mars (ABP) - Les
actionnaires de la Société industrielle de valorisation du café (SIVCA) étaient
réunis samedi en assemblée générale ordinaire, une occasion de leur présenter
les états financiers de leur société depuis sa création en 1996. Le président
du Conseil d'administration, M. Stanislas Habonimana a indiqué en présentant le
rapport du Conseil, que la SIVCA a évolué dans un contexte
politico-socio-économique très difficile depuis sa création jusqu'à ce jour. A
côté de la problématique de privatisation de la filière café qui n'a pas été toujours
très claire, il s'est ajouté un environnement économique défavorable tant au
niveau de la production qu'au niveau des cours mondiaux. Les facteurs réunis
ont fragilisé la situation financière de leur jeune entreprise et l'ont conduit
à des résultats déficitaires cumulés de 911.633.303 FBu pour ces cinq ans
d'existence. M. Habonimana a invité les actionnaires à ne pas se décourager
devant cette situation financière parce qu'il y a une créance de l'OCIBU
estimée à 278.988.531 FBu que l'Etat a affecté à la couverture du déficit de la
filière pour les exercices 1999 et 2000. M Habonimana a été reconduit. Il a un
nouveau mandat de deux ans à la présidence de la SIVCA. abp
and/dm MARS 02