Burundi - Politique

Des discordances sur la compréhension de l'Accord d'Arusha subsistent

            BUJUMBURA, 12 mars (ABP) - Le secrétaire général adjoint de l'Assemblée nationale de transition, M. Pierre Barusasiyeko, a déclaré lundi que de multiples appréhensions sur la réussite de la transition burundaise existent eu égard à la complexité de la réalité politique locale. M. Barusasiyeko exposait sur les conditions requises pour la réussite de la transition et la cohabitation pacifique au Burundi dans le cadre des journées parlementaires sur "la cohabitation pacifique et l'intégration des réfugiés et des combattants dans la vie socio-professionnelle". Il a déclaré que l'on sent encore actuellement des discordances sur la compréhension de l'Accord d'Arusha entre les chefs des partis politiques qui l'ont négocié et signé. Certains ne veulent pas en assumer la paternité, a dit le député Barusasiyeko, ajoutant que d'autres le font timidement à tel point que cela réconforte les groupes qui n'ont pas encore rejoint le processus. Pour lui, ces derniers ne réservent au peuple burundais d'autres alternatives que celles d'un "retour à un nouveau pouvoir autoritaire ou l'émergence d'une alternative révolutionnaire". La seconde appréhension est que l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi a été essentiellement négocié par les dirigeants des partis politiques, a-t-il poursuivi, en faisant remarquer que certaines théories en analyse de conflits à niveaux multiples n'avancent que lorsqu'un conflit s'étend sur une longue période et implique plusieurs individus issus de niveaux différents. Ces individus peuvent se retrouver avec une compréhension différente du conflit. Négocier une résolution à un niveau et sur des séries de questions peut ne pas aider du tout à résoudre le conflit tel qu'il est ressenti par des individus se trouvant à des niveaux différents, a-t-il souligné avant de déplorer le fossé en communication séparant la classe politique négociatrice et les autres couches de la population.

abp     

dd/dn    MARS 02

 

Burundi - Femmes

Produire plus pour la famille et le marché

            BUJUMBURA, 12 mars (ABP) - L'épouse du chef de l'Etat, Mme Sophie Buyoya, a ouvert lundi au Palais des Arts de Bujumbura, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, une exposition-vente d'articles divers produits par une trentaine d'associations et groupements de femmes. La ministre de l'Action sociale et de la Promotion de la femme, Mme Marie Goreth Nduwimana, a indiqué dans son mot de circonstance qu'en ce moment où l'on assiste à la paupérisation de la femme, le développement du commerce et de l'artisanat peut contribuer à réduire la pauvreté. Elle a en outre lancé un appel aux personnes de Bujumbura à venir voir et acheter les produits de l'exposition. Elles auront ainsi contribué au développement de la femme, a-t-elle estimé. Le thème de l'exposition est : "Produisons plus pour nos familles et le marché". L'exposition a été réalisée avec l'appui financier de l'UNESCO.

abp     

ab/dn   MARS 02

 

 

Bubanza - Eglise

Le cardinal Elsilio Tonini promet d'éveiller la communauté européenne en faveur du diocèse de Bubanza

            BUBANZA, 12 mars (ABP) - Le Cardinal Elsilio Tonini, en visite lundi à Bubanza (nord du Burundi), a promis d'éveiller la communauté italienne et européenne afin qu'elle vienne au secours de la population de ce diocèse. Le cardinal Tonini a été reçu par l'évêque du diocèse de Bubanza, Mgr Jean Ntarwarara, qui a apprécié les actes charitables déjà posés, notamment la construction des maisons pour veuves, l'affectation, à l'hôpital de Bubanza, de médecins spécialistes en ophtalmologie, orthopédie et dermatologie, issus de la Fondation italienne des médecins pour l'Afrique dont le cardinal Tonini est président d'honneur. Mgr Ntarwarara a signalé que la population de son diocèse, couvrant les provinces administratives de Bubanza et Cibitoke, souffrait encore de l'insuffisance des centres de santé et d'un taux de scolarisation faible n'atteignant même pas 50%, le taux le plus faible de tous les diocèses du pays. Sans la scolarisation, a-t-il poursuivi, il ne peut y avoir de vocation religieuse et sacerdotale. Le cardinal Tonini a visité les sites où seront bientôt construits un orphelinat déjà baptisé "Notre Dame de Tendresse" et une école paramédicale de Bubanza. Le diocèse assiste déjà une cinquantaine d'enfants orphelins dont certains sont hébergés dans un local en sheeting érigé dans la parcelle de l'hôpital de Bubanza. Mgr Ntarwarara a demandé au cardinal Tonini, accompagné lors de cette visite du Nonce apostolique, d'être le véritable avocat du diocèse de Bubanza. Le cardinal Tonini a procédé à la bénédiction de la première pierre de la chapelle du Petit séminaire de Ciya.

abp     

fb/dn   MARS 02

 

Gitega - Assistance sociale

L'OICEO cimente la cohésion de se composantes

            GITEGA, 12 mars (ABP) - La représentante de l'Organisation pour l'intégration de la communauté des enfants orphelins (OICEO), Mme Caritas Karadereye, a organisé samedi à Gitega (centre du Burundi), une rencontre des enfants orphelins pris en charge par cette organisation et leurs tuteurs dans le but de formuler des recommandations pour cimenter la cohésion sociale des composantes de ladite organisation. Cette journée a été une occasion pour les enfants d'exprimer leurs desiderata. Dans son allocution de circonstance, Mme Karadereye a indiqué que cette organisation a été créée en 1994 afin de venir en aide aux orphelins qui erraient suite à la guerre d'un côté et au Sida de l'autre. Actuellement, cette association prend en charge 102 enfants intégrés dans les familles basées dans les communes de Gitega, Giheta et Makebuko. L'OICEO leur octroie du matériel scolaire et assiste les familles qui hébergent ces enfants en cas de besoin. Mme Karadereye a saisi l'occasion pour demander aux enfants d'être assidus à l'école et de suivre les conseils de leurs tuteurs. A ces derniers, elle a demandé de doubler d'ardeur dans l'accomplissement de la noble mission qu'ils se sont assignée.

abp     

rn/dn   MARS 02

 

Tanzanie - Burundi

16.000 réfugiés burundais en Tanzanie attendent d'être rapatriés

            DAR ES-SALAAM, 12 mars (XINHUA) - Au moins 16.000 réfugiés burundais en Tanzanie se sont portés volontaires pour être rapatriés, a annoncé lundi un responsable de l'ONU à Dar es-Salaam.  Environ 400.000 réfugiés burundais se trouvent actuellement en Tanzanie, estime le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, qui espère que davantage de réfugiés rentreront dans leur pays. De nombreux réfugiés burundais ont fui leur pays en 1993 après  l'éclatement de la guerre civile entre les Hutus et Tutsis.  La Tanzanie et le Burundi ont lancé des campagnes pour persuader les réfugiés burundais de  rentrer chez eux, après  l'établissement du gouvernement transitoire au Burundi en novembre dernier.

xinhua/abp  MARS 02