Burundi - Consommateurs

Les consommateurs élèvent des voix pour le changement

            BUJUMBURA, 14 mars (ABP) - La Journée mondiale des droits du consommateur, célébrée chaque année le 15 mars, aura pour thème "Le droit à la représentation, préalable essentiel à la réalisation des autres droits fondamentaux du consommateur". L'Association burundaise des consommateurs (ABUCO), en s'associant au mouvement consommateur mondial qui va consacrer cette journée à "Des voix pour le changement", a voulu lutter pour la promotion des droits du consommateur et la remise en cause des abus et injustices qui tendent à les minimiser. Dans un communiqué de presse, l'ABUCO réaffirme sa préoccupation face à la situation des droits élémentaires du consommateur au Burundi. Les consommateurs se trouvent dans l'inaccessibilité aux services de base comme les soins de santé, alors que des malades emprisonnés dans les hôpitaux à cause de l'insolvabilité suscitent pour l'ABUCO un sentiment d'indignation et d'inquiétude. Pour l'ABUCO, la mise en place des mécanismes de protection des consommateurs garantissant la satisfaction des besoins essentiels tels la nourriture, l'eau, l'énergie, l'habillement, l'abri, l'éducation, l'hygiène et les soins de santé, est une nécessité. Il faudrait que les consommateurs soient associés dans la recherche des solutions aux différents problèmes posés, selon l'ABUCO. C'est pourquoi elle réaffirme son engagement à œuvrer pour le droit à la représentation qui se veut indispensable pour les consommateurs car elle constitue une composante essentielle à la bonne gouvernance surtout dans le processus d'élaboration d'une politique économique claire et transparente. L'ABUCO profite de l'occasion pour lancer un cri d'alarme à tous ses partenaires et au gouvernement, en particulier, pour les dangers qui menacent les intérêts des consommateurs dans un environnement où la mondialisation des affaires semble prendre le dessus sur les droits fondamentaux et légitimes des consommateurs.

abp      ynd/dn   MARS 02

 

Burundi - Rwanda - Fraude

Les Rwandais et les Burundais déterminés à combattre la fraude sur la frontière commune

            KAYANZA, 14 mars (ABP) - Les responsables des douanes et de la Police de l'air, des frontières et des étrangers (PAFE) du Burundi et du Rwanda ont convenu mercredi de combattre la fraude aux postes douaniers des deux côtés de la frontière commune de Kanyaru Haut. Pour M. Cassien Katihabwa, chef du bureau des douanes dans la région Nord du Burundi, les attroupements des personnes sur le pont de Kanyaru et dans la zone dite "neutre" qui sépare les deux postes douaniers, doivent être interdits. De même, ont-ils fait remarquer, il y a des sentiers qui contournent la voie légale sur les postes douaniers et de la PAFE, mais qui mènent vers la zone neutre, où  transitent beaucoup de produits fraudés des deux côtés. Ils se sont convenus de les supprimer et y affecter des agents de l'ordre et de la PAFE chargés de faire des patrouilles de jour et de nuit. Du côté burundais, la prolifération des dépôts surtout des bières Amstel à cet endroit à faible marché de consommation locale n'est destinée qu'à les acheminer clandestinement vers le Rwanda. Les responsables douaniers rwandais ont indiqué que depuis ces derniers jours, le produit qui fait l'objet de fraude à grande échelle vers le Rwanda est l'huile de palme, emballée dans des sacs de 50 kg. Les dépôts de ce produit se trouvent à Mparamirundi, une zone de la commune Busiga, située à quelque 5 km de la frontière.

Les deux services techniques demandent l'implication de l'administration, surtout des communes Kabarore et Busiga au Burundi, et Kigembe, Nyakizu et Nshili au Rwanda, dans la lutte contre toute sorte de fraude. La question de la multiplication des maisons de commerce juste sur la frontière sera soumise aux plus hautes autorités burundaises pour qu'elles appliquent le règlement en la  matière, a-t-on signalé. abp            ak/dn    MARS 02

 

Ruyigi - Sécurité

Des centaines de rebelles s'infiltrent en commune Kinyinya

            RUYIGI, 14 mars (ABP) - Des centaines de rebelles dont l'objectif est d'empêcher le rapatriement volontaire organisé et spontané viennent de s'infiltrer de nouveau en province de Ruyigi (est du Burundi) en provenance de Nyagisozi, une localité tanzanienne de la commune Mabamba frontalière avec la commune Kinyinya, indiquent des sources militaires. Ces rebelles se sont infiltrés dans la nuit de lundi dans la commune de Kinyinya. Mardi, ils étaient signalés sur les collines Vumwe en commune de Kinyinya, Ndago, Hari et Kivungu en commune Nyabitsinda. Ces bandes se sont ensuite scindées en petits groupes de 10 à 12 personnes pour pouvoir passer inaperçus dans la population, négocier en position confortable et réussir des coups de publicité sur les routes. Mercredi, une partie de ces bandes était signalée à Nyabigozi dans la zone Nyabitare en commune Gisuru et avait l'intention de se rendre dans le parc national de la Ruvubu en passant par la commune Bweru. Une autre partie a évolué vers la commune Butaganzwa. Elle était signalée mercredi en zone Biyorwa, dans le secteur Bwanza et aurait elle aussi l'intention de regagner le parc national de la Ruvubu en passant par la commune de Butezi. A cause de cette insécurité qui vise probablement le retour des réfugiés burundais, l'axe Rusengo-Gisuru était fermé toute la journée de mercredi et 24 rapatriés restent bloqués au chef-lieu de la commune Gisuru. L'axe Cankuzo-Gitega était elle aussi fermée pour éviter des embuscades éventuelles. Le commandant de la 2ème région militaire recommande à la population la surveillance du mouvement de l'ennemi par l'occupation de ses passages connus et la protection des administratifs à la base.            abp            mb/dn   MARS 02

 

Bujumbura - Sécurité

Un escroc berne l'administration d'une zone de la mairie de Bujumbura

            BUJUMBURA, 14 mars (ABP)  - Un escroc a réussi à berner l'administration de la zone Ngagara, en mairie de Bujumbura, en créant un centre d'écoute pour la promotion des agents ménagers, un projet qui a d'emblée séduit le chef de zone soucieux, parce que, semble-t-il, imbu d'objectifs similaires. La personne en question, un jeune diplômé d'université, s'est présenté avec un projet de statuts d'une ASBL dont le préambule déplore notamment l'instabilité professionnelle et le manque d'adresse fixe des agents domestiques faute de contrat de travail, la méconnaissance de leurs droits et devoirs ainsi que la dégradation progressive de leur considération sociale. L'idée fait mouche chez les administratifs de la zone. Le promoteur se lance ensuite dans la recherche des adhésions. Chaque agent ménager doit payer 1.000 FBu d'inscription et 1.000 FBu de cotisation. Il recueille près d'un demi millier d'adhérents qui répondent, à la mi-janvier, à un appel à l'assemblée générale des membres sur le terrain de football du quartier III de Ngagara. Des tambours sont prêtés par le chef de zone qui prononce même un discours de soutien. Le 5 mars dernier, une cérémonie est organisée dans une maison inoccupée du quartier, choisie comme futur siège de l'association. Les habitants du quartier sont inquiets par ce mouvement inhabituel de domestiques. Le chef du quartier est invité par un groupe d'employeurs pour qu'il leur explique les tenants et les aboutissant de cette affaire. Mercredi, le 13 mars, le chef de quartier convoque une réunion de sécurité au cours de laquelle l'affaire est consignée dans les divers, la question de la sécurité étant devenu un "catéchisme". Il raconte que le promoteur de l'association a récolté et empoché l'argent des domestiques sans quittances et qu'il n'a même pas de compte bancaire. L'administration affirme en outre que le projet de cet homme a été rejeté et que l'intéressé risque de prendre le chemin de Mpimba, la prison centrale de Bujumbura, si jamais les domestiques escroqués devaient porter plainte. L'affaire s'arrête sur ce point et l'escroc se la coule douce en attendant un éventuel agent ménager qui aura été mis au parfum.           

abp      dn   MARS 02