Burundi -
Réfugiés
Visite des
réfugiés burundais en Tanzanie à leur pays
BUJUMBURA, 15 mars (ABP) - Dix-sept
réfugiés burundais vivant en Tanzanie, qui sont en visite exploratoire dans le
pays, ont rencontré mercredi les ONGs au siège du HCR. Arrivés le week-end
dernier, ces réfugiés ont visité leurs collines d'origine. Après la rencontre
avec le président de l'Assemblée nationale, la participation aux journées
parlementaires et la rencontre avec les chefs d'agences des Nations Unies, ils
ont rencontré les ONGs qui seront amenés à les accueillir dès leur
rapatriement. La première préoccupation de ces réfugiés est la sécurité, selon
leur représentant. Il a affirmé qu'ils ont constaté que dans certaines
communes, les gens travaillaient ensemble et partageaient tout, pendant que dans d'autres régions les
gouverneurs leur ont signalé qu'il est difficile d'y accéder. Ils ont déploré
le fait que les routes soient gardées par des militaires et jeunes gardiens de
la paix. L'autre fait qui les a inquiétés est que les déplacés et regroupés de
l'intérieur campent encore dans des sites installés tout près des communes,
gardés par des militaires, pendant que les dirigeants rapatriés sont gardés par
des agents de sécurité étrangers. Suite à ce constat, ils considèrent que
l'accord d'Arusha a donné la priorité au partage des postes au lieu de
commencer par le cessez-le-feu. Ils ont souhaité que la communauté
internationale s'investisse pour accélérer le dialogue entre les belligérants
afin que la paix revienne et, partant, favoriser le rapatriement des réfugiés.
Le grand problème pour ces réfugiés et le manque de confiance. Ils doivent
regagner la Tanzanie ce vendredi. La
délégation avait appelé mercredi à "une fusion de l'armée et des
mouvements rebelles", dans un texte distribué à l'Assemblée nationale de
transition à Bujumbura. "Les réfugiés ont l'appréhension de devoir fuir de
nouveau s'ils rentraient avant la fusion de l'armée et de la rébellion",
ajoute le texte. Ces réfugiés représentent la rébellion et posent les
conditions de la rébellion, car celle-ci a noyauté les camps de réfugiés",
a estimé Pascal Kamo, un député du parti tutsi Inkinzo. Un peu plus tôt,
l'Assemblée nationale avait lancé "un appel pressant" au gouvernement
et aux mouvements rebelles pour qu'ils "aboutissent le plus rapidement
possible à un cessez-le-feu" avant de "mener des réformes
profondes" aboutissant "à une véritable intégration". Quelque
350.000 Burundais sont réfugiés dans des camps de l'ouest de la Tanzanie,
certains depuis 1972. Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR)
s'apprête à en rapatrier 16.000 dans les prochaines semaines, sur la base du
volontariat.
abp im/dn MARS 02
Rumonge -
Sécurité
Le port de
Rumonge pillé par des assaillants armés
RUMONGE, 15 mars (ABP) - Le port de Rumonge (sud-ouest du Burundi) a été attaqué ce vendredi aux environs de 1 h 30 par une trentaine d'assaillants tous en tenues militaires et armés de fusils. Une bonne quantité de marchandises a été pillée dans deux boutiques bien garnies, emportant essentiellement des survêtements de sport, des postes de radios, un poste téléviseur et plusieurs autres articles divers. Selon les témoignages des sentinelles du port, qui ont été forcées à porter ces marchandises jusque dans la localité de Nyamiyonga, située à quelque 5 km au nord du centre urbain de Rumonge, ces assaillants se sont dirigés vers la zone Mudende de la commune Buyengero. Par ailleurs, l'on signalait ces dernier jours la présence des bandes armées dans la localité de Kimera en commune Buyengero. abp ond/dn MARS 02
Cibitoke -
Société
Relance de
l'institution d'Ubushingantahe en province de Cibitoke
CIBITOKE, 15 mars (ABP) - Une réunion regroupant le gouverneur de province, les administrateurs communaux et les représentants des Bashingantahe (notables traditionnellement investis) dans la province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) a été organisée jeudi par le comité provincial de cette institution. Dans son mot d'ouverture, le gouverneur Benoît Ntigurirwa a indiqué que l'administration ne ménagera aucun effort pour promouvoir et soutenir cette institution dans la province. Il a invité les représentants des Bashingantahe présents à cette rencontre à tout mettre en œuvre pour que la paix et la sécurité soient consolidées aujourd'hui plus qu'hier sur toutes les collines de la province. A leur tour, les représentants des Bashingantahe ont fait part au comité provincial des difficultés déjà rencontrées dans l'identification des véritables Bashingantahe investis selon la tradition. Entre autres difficultés, il y a le fait que cette institution, avec tout le cérémonial qui l'accompagne, n'est pas connue dans la province de Cibitoke. En outre, la plupart des hommes désignés comme étant des Bashingantahe sont polygames, d'autres plus attachés à leurs confessions religieuses, en l'occurrence l'Eglise adventiste du 7ème Jour. Pour venir à bout de toutes ces contraintes, ont indiqué les représentants des Bashingantahe, il faut effectuer des descentes sur terrain pour sensibiliser la population sur l'importance de cette institution et identifier ceux qui aspirent à être des Bashingantahe. L'administration a été appelée à contribuer dans cette tâche sans toutefois empiéter sur les activités des membres des différents comités qui seront mis sur pied dans toutes les communes.
abp
ak/dn MARS 02
Ngozi -
Enseignement
Les
préparatifs du concours national vont bon train
NGOZI, 15 mars (ABP) - Les préparatifs du concours national, édition 2002, vont bon train en province scolaire de Ngozi (nord du Burundi) selon les autorités de l'inspection provinciale de l'Enseignement de base, qui ont déjà prévu les centres de concours ainsi que les effectifs des candidats.
Les autorités scolaires ont signalé que dans les neuf cantons que compte la province, le nombre d'écoliers candidats au concours national s'élevait à 5.881 dont 2.530 filles et 3.351 garçons à affecter dans 32 centres de concours proposés. Il a été indiqué aussi que cette province scolaire comptait 114 classes de sixième année pour quelque 97 écoles primaires recensées dans ce ressort. D'après les prévisions, les candidats devraient être répartis dans au moins 73 salles le jour du concours.
abp
ek/dn MARS 02
Bélarussie -
Social
MINSK, 15 mars (AFP) - Un
tribunal de Minsk a rejeté la demande d'un ancien chef de l'Etat bélarus, qui
réclamait une hausse de sa retraite mensuelle de 1,80 dollar, qu'il souhaite de
toute façon faire enregistrer par le livre Guinness des records comme la plus
petite jamais allouée à un ex-chef d'Etat. "Les responsables du livre
Guinness nous ont répondu que mon cas méritait une place dans le livre des
records, mais m'ont demandé de leur envoyer les documents certifiant le montant
de ma pension. C'est pourquoi j'ai intenté cette action", a déclaré
Stanislav Chouchkevitch, chef de l'Etat de cette ex-république soviétique de
1991 à 1994. La pension mensuelle de M. Chouchkevitch s'élève à 3.290 roubles
bélarusses (environ 1,80 dollar), soit 75% du salaire de l'époque, qui n'a pas
été réévalué depuis l'abolition de ce poste en 1996, et cela en dépit d'une
inflation annuelle de 300 à 500%. L'ancien chef d'Etat compte faire appel de la
décision du tribunal.
afp/abp MARS
02