Burundi -
Algérie - Nigeria
Le président
Buyoya reçoit les ambassadeurs du Nigeria et de l'Algérie au Burundi
BUJUMBURA, 15 mars (ABP) - Le président de la République, M. Pierre Buyoya, a reçu vendredi en audience successivement l'ambassadeur de la République fédérale du Nigeria avec résidence à Dar es-Salaam, M. Sanu J.Edem, et l'ambassadeur de l'Algérie avec résidence à Kampala, M. Bélaïd Hadjem, venus lui présenter leurs lettres de créance. L'ambassadeur nigérian a déclaré à la presse que son pays et le Burundi ont noué des relations bilatérales qui vont être actualisées par des réalisations concrètes. Le Nigeria a suivi de très près le processus de paix burundais, a-t-il rappelé. Il a estimé que tout est possible pour ramener la paix. L'ambassadeur algérien a quant à lui révélé qu'il a abordé avec le président burundais la situation au Burundi et en Algérie. Les deux pays ont connu des moments difficiles, mais "nous constatons qu'il y a une dynamique de paix", a-t-il indiqué. L'Algérie souhaite que cette dynamique se poursuive et que le Burundi engage un pas dans le développement, a-t-il ajouté. Les relations entre le Burundi et l'Algérie sont caractérisées par une coopération bilatérale riche qui a existé depuis longtemps. L'Algérie s'est impliquée surtout dans la formation de plus de 1.500 cadres burundais, a-t-il poursuivi. "Nous renouvelons notre volonté pour renouer cette coopération pour le développement et la réconciliation", a souligné M. Bélaïde Hadjem.
abp jmh/dn MARS 02
Cibitoke -
Humanitaire
Une ONG italienne interrompt toutes ses activités dans le camp de réfugiés de Rugombo
CIBITOKE, 15 mars (ABP) - Intersos, une ONG italienne qui intervenait régulièrement en faveur des réfugiés congolais grâce aux financements du HCR, vient de suspendre temporairement toutes ses activités dans le camp de Rugombo (nord-ouest du Burundi), apprend-on de source administrative. Cette suspension intervient à la suite d'une agression, par les réfugiés congolais mercredi soir contre les employés d'Intersos dont un expatrié du nom de Mario, ajoute la même source. L'agression a même dégénéré en jets de pierres contre ces employés. Un d'entre eux a même été blessé à la figure tandis que l'expatrié a été sauvé de justesse grâce à une intervention des forces de l'ordre. Selon l'administrateur de la commune Rugombo, M. Joseph Havyarimana, cet incident serait consécutif à un mécontentement des réfugiés observé ces derniers jours. Certains estiment qu'ils ne sont pas bien traités par le HCR qui, au lieu de payer les encadreurs des camps en argent, leur octroie plutôt de la nourriture "food for work". D'autres sont inquiets après avoir appris qu'ils allaient être transférés au nord du pays. En effet une rumeur selon laquelle ces réfugiés seront déplacés vers Muyinga circulait depuis quelque temps dans le camp. abp ank/dn MARS 02
Bururi -
Société
L'intégration
sociale des Batwa devenue une réalité
BURURI, 15 mars (ABP) - Un séminaire de sensibilisation des Batwa (pygmées) sur leur intégration sociale a été organisé du 12 au 14 mars à Mibira en commune Bururi (sud-ouest du Burundi), l'un des six sites d'installation de 136 familles appartenant à cette catégorie sociale. Cette intégration est l'œuvre du Projet des plus démunis (PPD) financé par une organisation suédoise, IRIKS HJ "A" LPEM, par l'intermédiaire de l'Eglise pentecôte.
Depuis 7 ans, le PPD s'est proposé d'organiser et suivre l'éducation sociale, l'éducation spirituelle, le travail et la légalisation du mariage. Ce séminaire s'inscrivait dans le cadre du suivi-évaluation de ces objectifs. La visite dans les différents sites d'installation a témoigné combien le mode de vie de cette catégorie de personnes intégrées socialement a changé. Les activités champêtres, l'hygiène et l'habillement en sont les preuves. L'administrateur communal de Bururi, M. Séverin Ngendakuriyo, s'est montré satisfait de cette initiative et de ses résultats. Il a salué le pas déjà franchi dans le comportement des Batwa, en citant en exemple la légalisation des mariages pour 98 familles. Le conseiller socio-culturel du gouverneur, M. Alexandre Ndayizamba, a remercié la Suède pour tout ce qu'elle a déjà fait pour le développement de la province. Il a promis l'intervention de l'administration chaque fois que de besoin, en rappelant que parmi les six sites d'installation des Batwa, trois ont été attribués par l'Etat. Le représentant de l'organisation qui soutient financièrement ce Projet des plus démunis, M. Roland Missfolk, a remis à cette occasion une machine à écrire à l'école primaire de Mibira qui a été construite par le même projet pour permettre la scolarisation des Batwa dudit site.
abp
snd/dn MARS 02
Burundi -
Criminalité
Le centre
urbain de Ngozi devenu un lieu d'écoulement du bétail volé
NGOZI, 15 mars (ABP) - Le centre urbain de la province de Ngozi (nord du Burundi) est devenu depuis ces derniers temps un lieu d'écoulement du bétail volé çà et là, apprend-on de source policière. Deux éleveurs viennent de récupérer leurs vaches qui avaient été volées par des individus que la Police de sécurité publique venait d'attraper en flagrant délit. Le cas le plus récent remonte à la semaine dernière où deux vaches volées la nuit du 8 mars à un éleveur de l'ancienne commune Kigembe en préfecture rwandaise de Butare (sud du Rwanda) lui ont été remises le 12 mars par ce service de police qui avait mis sous les verrons le voleur, un Rwandais, et ses complices burundais. D'après la victime, ce mouvement de vol de gros bétail d'un pays à l'autre s'était arrêté depuis environ une année, depuis que les principaux auteurs eurent été incarcérés au Rwanda et même remboursé jusqu'à la dernière tête de bétail non récupérée par les propriétaires. D'autres voleurs avaient été appréhendés quelques jours auparavant par la même police au centre urbain de Ngozi en possession de deux vaches volées à un éleveur de la commune Gahombo en province de Kayanza (nord du Burundi), qui a lui même pu récupérer ses biens. A un certain moment, a-t-on appris toujours de sources policières, du gros bétail volé avait été aussi récupéré à un marché de bétail proche du centre urbain de Ngozi, à Magara en commune Gashikanwa.
abp
ek/dn MARS 02
Gitega -
Rapatriement
La
problématique des terres face au retour massif des réfugiés
GITEGA, 15 mars (ABP) - La problématique de la terre face au retour massif des réfugiés est très délicate et sa résolution nécessiterait une conscientisation préalable des rapatriés qui voudraient regagner leurs propriétés foncières actuellement occupées, ont indiqué les participants au colloque sur la protection des droits humains, tenu du 12 au 13 mars au centre urbain de la province de Gitega (centre du Burundi). Cette approche s'appliquerait aussi aux nouveaux occupants des terres des réfugiés du fait qu'elles ont été acquises légalement. Par ailleurs, les participants ont plaidé pour les nécessiteux qui ont moins de 20 ares de terres cultivables, précisant que le gouvernement devrait songer à leur offrir aussi des lopins de terres sur les 570 ha de terres domaniales nouvellement recensées pour des fins d'hébergement des rapatriés. Ce colloque avait été organisé conjointement par l'ONG Africare et la ligue des droits de l'homme "Iteka", dans le cadre du renforcement de la société civile dans la province de Gitega.
abp
rn/dn MARS 02