Burundi -
Tourisme
Résurrection
de l'hôtel Club des vacances
BUJUMBURA, 16 mars (ABP) - Là où était érigé un chef d'œuvre pittoresque qu'est le Club des vacances ex Golden Tulip Hôtel ne restent que les décombres herbacés suscitant un sentiment de mélancolie et de désespoir pour un touriste avisé qui visite les plages du Lac Tanganyika pour savourer le plaisir de ses délices. Hôtel Club des vacances a été cruellement dévoré par les affres de la guerre de 1993, qui ont obligé la société italienne "Livingstone s.r.l" gérant de l'époque, de se désengager. Pour en savoir plus, l'Agence Burundaise de Presse (ABP) a approché le directeur de l'Office national du tourisme, M. Nicodème Nimenya qui a affirmé que les représentants de la société "Livingstone" sont attendus en avril 2002 à Bujumbura pour réactiver le dossier de demande des avantages du code des investissements introduit en janvier 2002. Cette société a également informé l'Office national du tourisme que les banques italiennes ont accepté de lui fournir le financement et les garanties pour la réhabilitation de l'hôtel lui exigés par le code burundais des investissements. L'hôtel Club des vacances a été ouvert en juin 1982 avec un capital de 150 millions de FBu, l'Etat ayant 79% des actions, soit 119 millions, la Banque commerciale du Burundi (BANCOBU), 5% soit 7 millions FBu, Europian investment corporation 8%, soit 12 millions de FBu ainsi que l'entreprise Eurafricaine guillome qui avait une part de 8% du capital. En 1991 au mois de septembre, l'assemblée générale des actionnaires a constaté que la perte atteignait 100% et a décidé la dissolution de la société et la liquidation de l'hôtel. Aussitôt fait, un appel d'offre international fut lancé en avril 1992 pour vendre l'hôtel. L'offre de la société italienne "Livingstone s.r.l" fut retenue et le prix de vente revenait à 270 millions de FBu dont 18 millions pour le terrain. Le contrat de vente fut signé le 13 août 1993. Avec l'éclatement de la guerre en 1993, le gouvernement se trouva dans l'obligation de réquisitionner l'hôtel, le 4 novembre 1993.
De 1993 à 1995, les occupants infligèrent des dégâts déplorables à cet établissement qui, en 1995 furent évalués par les experts de la direction générale des bâtiments à 128 millions de FBu. L'acheteur évalua les dégâts à 356 millions de FBu. Il demanda à l'Etat de remettre en état l'hôtel afin de lui permettre de payer le reste à part les 13 millions d'avance qu'il avait déjà payés. En avril 2001, l'Etat a mis sur pied une commission technique interministérielle ayant pour mission de proposer les voies et moyens pour clôturer le dossier tout en sauvegardant l'intérêt du gouvernement burundais. Cette commission a proposé un arrangement à l'amiable que l'acheteur avait accepté. Elle avait demandé à la société de payer le solde restant de 100 millions de FBu à part l'avance et le coût des dégâts de 128 millions de FBu. Le conseil des ministres dans sa séance du 7 septembre 2000 a accepté la proposition en exigeant que l'acheteur signe un avenant au contrat de façon que l'établissement garde l'activité hôtelière. En mai 2001, il fut décidé de clôturer définitivement le dossier par le paiement du montant dû par la société Livingstone. Un contrat entre les deux parties fut signé et un transfert du titre de propriété par l'Etat à la société fut signé. Il y a de l'espoir que la société Livingstone soit une lueur au bout du tunnel pour la résurrection de l'hôtel Club des vacances à la satisfaction des amateurs des clubs méditerranéens.
abp
chn/dm
MARS 02
Burundi -
Droits de l'homme
Les comités
collinaires au banc de la résolution des conflits
BUJUMBURA, 16 mars (ABP) - Le
ministère burundais des Réformes institutionnelles, des droits de l'homme et
des Relations avec le Parlement, en collaboration avec le Centre canadien
d'Etudes et de Coopération internationale (CECI) organisent du 19 au 21 mars à
Bujumbura une session de formation en prévention et résolution des conflits à
l'intention des comités collinaires des Droits de l'homme de la province de
Bujumbura-rural. L'objectif de cette formation est de doter de ces comités
collinaires des outils de prévention et de résolution des conflits. Selon la
coordinatrice du projet de prévention des conflits au Burundi au CECI, Mme
Françoise Karisabiye, ces comités collinaires ont été ciblés car ils sont
appelés dans leur tâche quotidienne de faire respecter les droits de l'homme.
Or, dit-elle, quand il y a conflit comme c'est le cas actuellement au Burundi,
il y a forcément violation des droits de l'homme. Le CECI estime que les gens
des collines, assoiffés de paix, sont en même temps des potentiels de paix.
C'est aussi l'avis du ministère des Réformes institutionnelles, des Droits de
l'homme et des Relations avec le Parlement car, a précisé M. Gérard Mpengekeze,
secrétaire permanent de la commission gouvernementale des droits de l'homme.
Ces gens constituent des comités collinaires de défense des droits de l'homme.
C'est pourquoi pour accomplir leur tâche de résoudre des conflits sans recourir
à l'administration, ils doivent mieux connaître ces techniques. Ce genre de
formation s'étendra sur tout le pays, Bujumbura-rural n'étant que le
début. abp ynd/dm MARS 02
Bujumbura
rural - Sécurité
Les deux derniers mois ont été marqués par l'insécurité
BUJUMBURA, 16 mars (ABP) - Une réunion de sécurité à l'intention des administrateurs des communes de Bujumbura-rural tenue vendredi par le gouverneur de la province a constaté une accalmie relative dans différentes communes de la province pendant une certaine période, mais les deux derniers mois ont été marqués par l'insécurité suite à la présence des assaillants surtout à Kabezi, Mutambu, Isare et Nyabiraba. Les administrateurs communaux ont indiqué que ces criminels continuent à enseigner leur idéologie, à demander de gré ou de force des cotisations en argent, à collecter des vivres, à voler des récoltes sur pieds et du petit bétail ainsi qu'à mettre en place des administrations parallèles. A Kabezi, environ 2 500 personnes sont regroupées au chef-lieu de la commune suite aux affrontements entre l'armée régulière et les assaillants. A côté des criminels, à Isare on a enregistré au mois de mars huit morts de choléra tandis qu'à Mukike l'insécurité est surtout alimentaire où une pluie diluvienne et grêleuse a emporté les cultures. La population demande une aide en semences. L'autre phénomène qui remonte à la surface est celui des présumés sorciers, un prétexte pour certains d'éliminer physiquement leurs adversaires idéologiques. Le gouverneur de Bujumbura rural, M. Balthazar Ntamahungiro s'est indigné du comportement de certains responsables qui se cachent derrière les ethnies pour défendre leurs intérêts. Il a exhorté tout un chacun à dépasser l'éthnisme mais plutôt à œuvrer pour la sécurité et le développement de la province.
abp
bnt/dm MARS 02
Karusi -
Femmes
La femme éprise de sa générosité, au secours des sans familles
KARUSI, 16 mars (ABP) - Les
femmes de la province Karusi (est) ont célébré samedi la Journée internationale de la femme avec un
cachet particulier : collecte des vivres et des habits destinés aux orphelins.
Cette province compte plus de 20.000 enfants chefs de ménage et plus de 5
orphélinats non agrées. La femme éprise de sa générosité, a voulu partager la
fête avec les sans familles selon Mme Consolate Ntahimpera, présidente du
comité provinciale des femmes. Suite à une grande mobilisation de la population
à cet effet, plus de 5 tonnes de vivres (haricots, manioc sec, pommes de terre
et patates douces) et deux ballots d'habits ont été collectés. En plus des
cérémonies habituelles notamment les danses et les jeux folkloriques, la femme
de Karusi vient de marquer une autre particularité à la fête, le hissement des
couleurs nationales par les femmes qui ont fait le service civique obligatoire
(service militaire). abp lnsh/dm MARS 02