Burundi - Femmes

Le gouvernement de transition réserve un attachement particulier à la femme burundaise

            NGOZI, 18 mars (ABP) - Le président de la République du Burundi, M. Pierre Buyoya, a rehaussé de sa présence samedi les cérémonies marquant la journée internationale de la femme célébrée à Ngozi (nord) où plusieurs centaines de femmes avaient répondu aux manifestations qui se sont déroulées au stade de Muremera. Dans leurs slogans et chansons, elles ont fait ressortir leur ferme volonté de lutter pour défendre leurs droits. Pour la toute première fois, un drapeau des femmes a flotté à côté du drapeau national au stade de Muremera. Le ministre de l'Action sociale et de la Promotion de la femme, M. Goreth Nduwimana a axé son discours sur le rôle de la femme dans le développement. Elle a néanmoins indiqué que la femme n'est pas suffisamment représentée au niveau des organes dirigeants de la base au sommet. La femme doit continuer la lutte pour un développement intellectuel, car la scolarisation de la fille reste en arrière, a-t-elle signalé, estimant que la population féminine devrait savoir que l'école est la base de tout. Les femmes ont aussi des problèmes liés à l'accès aux soins de santé du fait de leurs faibles revenus, a-t-elle ajouté. Le président de la République a quant à lui indiqué que le gouvernement de transition réserve un attachement particulier à la femme burundaise. Il a également parlé des projets que la femme doit mettre en avant pour accéder à un développement durable, notamment la scolarisation, l'accès aux soins de santé et la lutte contre  le VIH/SIDA. Concernant le développement économique, le président Buyoya a  aussi parlé de la mise en place des associations féminines et de l'accès au crédit. Il a enfin invité la femme burundaise à soutenir l'accord de paix d'Arusha, en réaffirmant que le gouvernement de transition ne va jamais discriminer la femme.

abp

and/dn  MARS 02

 

Muyinga - Social

Les salaires de BUMINCO impayés depuis plus d'une année

            MUYINGA, 18 mars (ABP) - Le personnel de la BUMINCO (Burundi mining company) est en grève depuis le 6 mars pour réclamer les arriérés des salaires qui couvrent toute l'année 2001. Les grévistes soulignent qu'ils vivent dans l'insécurité et dans l'irrégularité sans précédent. "Nous ne sommes plus en mesure d'honorer nos engagements, ni envers les tiers, ni envers nos familles", affirment-ils. Les grévistes estiment que l'arrêt du travail reste leur dernier recours parce que les autres démarches ont échoué. Au mois de septembre 2001, le personnel avait approché le président du conseil d'administration de la BUMINCO qui, sans tergiverser, avait rassuré que la situation allait être débloquée, tout en précisant d'ailleurs que les rémunérations seraient régulières à compter du mois de novembre. "Plus tard, nous avons approché le directeur général qui, en retour, s'est avoué impuissant", soulignent les grévistes. Ces derniers se disent étonnés de voir les responsables de la BUMINCO mettre en avant d'autres dépenses au lieu de payer les arriérés des salaires de toute une année. Ces dépenses concernent notamment des frais de mission pour les ingénieurs des mines étrangers à la maison. Aussi, ajoutent les grévistes, la BUMINCO a comme autre priorité le remboursement d'une dette contractée auprès du Fonds de solidarité africaine (FSA). "A défaut des salaires, estiment les travailleurs, les responsables de la BUMINCO devraient nous payer au moins les soins de santé".

Dans leurs revendications, ils vont même jusqu'à demander d'être placés en chômage technique pour être à mesure de chercher les voies et moyens de subvenir à quelques besoins. "Pourtant, ont-ils déclaré, nos responsables ont rejeté cette alternative". Le directeur général de la BUMINCO a reconnu à l'ABP que les réclamations des travailleurs sont fondées. Il a cependant ajouté que les travailleurs avaient perçu des tranches des arriérés de salaires pour tous les mois de salaires impayés. Le directeur général, s'est par contre refusé de répondre à d'autres questions de nature à clarifier cette situation.

abp      jcnz/dn  MARS 02

 

Makamba - Déplacés

Quelques 103.000 déplacés recensés en province de Makamba

            MAKAMBA, 18 mars (ABP) - Le comité provincial chargé de la réinsertion et de la réinstallation des déplacés et des rapatriés a déjà identifié 103.000 déplacés répartis dans 49 sites éparpillés dans toutes les communes de la province de Makamba (sud du Burundi). Les membres de ce comité se sont réunis pour la première fois samedi autour du gouverneur de la province, M. Gabriel Gunungu, pour identifier les problèmes des déplacés et des rapatriés. Les communes Kayogoro et Nyanza-Lac totalisent à elles seules 26.000 déplacés qui ont besoin d'une assistance multiforme, notamment en vivres pour ceux qui ne peuvent pas accéder à leurs terres. D'autres ont besoin d'assistance en non vivres comme les ustensiles de cuisine et des sheetings. Au cours de cette crise qui déchire le Burundi depuis plus de 8 ans, le pouvoir d'achat de la plupart des populations déplacées n'a jamais cessé de s'éroder. C'est ainsi que les cas d'indigence se multiplient de jour en jour. Toutes ces personnes ont besoin d'accéder gratuitement aux soins de santé. Elles ont en outre besoins d'envoyer leurs enfants à l'école. Les problèmes des rapatriés sont presque identiques à ceux des déplacés. Depuis ces derniers temps, la province de Makamba enregistre un mouvement de rapatriement volontaire de réfugiés qui regagnent leurs collines natales.Les points d'entrée à partir de la Tanzanie sont Gatwe en commune Kayogoro, Bukeye et Mbizi en commune Kibago, Mugina en commune Mabanda et Banda ou le lac Tanganyika en commune Nyanza-Lac. Jusqu'à ce jour , les rapatriés volontaires ne bénéficient d'aucune assistance. Ils ont besoin d'un paquet retour. Les réfugiés originaires de Makamba vivant en Tanzanie se chiffrent à 77.000 personnes dont 39.000 dans le district de Kibondo et 38.000 autres dans le district de Kasulu. Le HCR, par le biais de l'ONG GTZ, accélère les préparatifs pour accueillir des réfugiés qui veulent rentrer. L'identification des terres vacantes est déjà clôturée. Le site de transit de Kamabaro, situé à Mabanda, est déjà fonctionnel et continue à accueillir des rapatriés qui rentrent. Pour des raisons d'efficacité, M. Gunungu a annoncé que des comités communaux chargés de la réinsertion et de la réinstallation des déplacés et des rapatriés seront mis sur pied. Pour cette année le HCR a promis de construire des écoles primaires, installer des adductions d'eau potable et réaménager la route reliant Mabanda et le poste frontière de Mugina.                   abp            and/dn  MARS 02

 

Ngozi - Enseignement

Vers la solution définitivement du problème des professeurs vacataires

            NGOZI, 18 mars (ABP) - La solution définitive du problème des professeurs vacataires était la semaine dernière au centre des débats qu'ont eus au chef-lieu de la province de Ngozi (nord du Burundi), un délégué du ministère de l'Education nationale avec les responsables des établissements de l'enseignement secondaire de la province scolaire de Ngozi. M. Audace Kambayeko, conseiller à la direction générale de l'enseignement secondaire avait pour mission d'harmoniser avec ses interlocuteurs les données relatives au dossier des arriérées des professeurs vacataires, en vue de vider à jamais cette question. Parce que, l'a-t-il signifié, le gouvernement, après avoir constaté la mauvaise gestion et la distribution anachronique des fonds débloqués à cet effet en 2000, a accepté qu'on régularise la situation avec un nouveau budget, tout en recommandant néanmoins de procéder au recouvrement de l'argent détourné ou volé aussi bien au niveau du département de l'enseignement secondaire qu'à celui de l'un ou l'autre établissement. De l'avis du délégué du ministère de l'Education nationale, tout le dossier des arriérés devrait avoir été clôturé avec le mois d'avril prochain. Aussi, demande-t-on aux professeurs de retrouver cette fois-ci confiance et continuer leurs activités.          

abp         ek/dn   MARS 02