Burundi - Sécurité

Infiltrations rebelles dans l'Ouest et l'Est du Burundi

            BUJUMBURA, 18 mars (ABP) - Les rebelles tentent ces derniers temps de s'infiltrer dans certaines provinces pour deux raisons majeures à savoir empêcher par tous les moyens le rapatriement des réfugiés et faire une sorte de démonstration de force pendant cette période de négociation du cessez-le-feu, a indiqué le colonel Augustin Nzabampema, porte-parole de l'armée. Il a signalé que c'est dans la première région militaire (ouest), particulièrement dans la province de Bujumbura rural où il y a des problèmes de sécurité. Selon le colonel Nzabampema, les assaillants chassés de Tenga ont occupé certains sanctuaires assez classiques comme Nyabunyegeri, Rukoko, Mbare et Gasarara. Beaucoup de tirs à l'artillerie lourde que la population de Bujumbura a entendus dans la matinée de lundi se déroulaient à Mbare en commune Kanyosha et s'inscrivent dans le cadre des opérations pour le démantèlement complet de ces rebelles. Le colonel Nzabampema a également souligné que dans la province de Bubanza (nord-ouest), il y a beaucoup d'enseignements subversifs. La province de Ruyigi (est) a connu également dans la nuit du 13 au 14 mars des incursions des rebelles. Des combats assez importants se sont déroulés en commune Nyabitsinda. Une partie de ces assaillants auraient regagné la Tanzanie, selon le colonel Nzabampema, et une autre petite partie a tenté d'attaquer le site des déplacés de Taba, en province de Gitega (centre) le 16 mars. Deux personnes sont mortes et quatre autres blessées au cours de cette attaque. Le colonel Nzabampema a dénoncé les enseignements subversifs et incendiaires de certaines autorités politiques. Il les a exhortées à s'investir au maximum pour essayer de ramener la paix surtout que c'est l'objectif principal du gouvernement. 

abp     

and/dn  MARS 02

 

Burundi - Université

Reprise du travail mardi à l'Université du Burundi

            BUJUMBURA, 18 mars (ABP) - Le Syndicat des travailleurs de l'Université du Burundi (STUB) a décidé, au cours d'une assemblée générale tenue lundi matin, de reprendre le travail mardi après la présentation, par la délégation syndicale, des clarifications fournies par le ministre de l'Education nationale sur les revendications lors de sa rencontre vendredi dernier avec la direction de l'Université du Burundi et la direction syndicale. La clarification demandée se rapportait sur quatre revendications à savoir l'octroi pour l'exercice 2002 d'un montant de 729 millions de FBu correspondant au budget de fonctionnement de la Régie des œuvres universitaires, le maintien à l'état des infrastructures sociales incluant les homes universitaires, le "Garage Toyota" et le cercle universitaire, la construction de nouvelles infrastructures et le maintien du système actuel des services sociaux à la Régie des oeuvres universitaires. Concernant le déficit de 792 millions de FBu, le ministre a, dans un communiqué de presse sanctionnant la rencontre, réaffirmé que tout déficit éventuel constaté sera résorbé par l'Etat. Le ministre a affirmé aussi qu'il n'existe pas de projet de démolition ni de transformation des homes universitaires en espaces académiques. Il a réaffirmé également que la réaffectation de tout autre immeuble en espaces académiques sera une décision interne concertée au sein des organes statutaires de l'Université du Burundi.

Quant au maintien du système actuel des services sociaux à la Régie des œuvres universitaires, cela est naturellement acquis puisque les ressources pour couvrir la restauration et le logement des internes sont disponibles. Compte tenu du nombre croissant d'effectifs d'étudiants, le ministre a affirmé que le gouvernement projette la construction de 20 amphithéâtres. Pour suivre ce dossier, le comité de crise du STUB s'est transformé en un comité de suivi, a-t-on appris du président du STUB, M. Paul Nkunzimana. La grève avait débuté le 12 février dernier, rappelle-t-on.              

abp                  and/dn  MARS 02

 

Burundi - Francophonie

Prochaine célébration de la Journée de la Francophonie

            BUJUMBURA, 18 mars (ABP) - La délégation à la Francophonie, l'Agence universitaire de la Francophonie dans les Grands Lacs et les ambassades francophones à Bujumbura organisent le 20 mars 2002 à Bujumbura une journée de la Francophonie, a annoncé le délégué burundais, M. Arthémon Ntakimazi. Il y aura trois volets d'activités, a-t-il expliqué. Jusqu'au 18 mars, il y aura des  interviews des ambassadeurs francophones à Bujumbura et celle du délégué à la Francophonie. Le 20 mars une dizaine d'écoles tirera un poème de Senghor et les trois premières seront primées. Trois musiciens de la mairie de Bujumbura chanteront en français et des groupes culturels du Rwanda et de la RD Congo animeront cette journée. L'ambassade de France fera un programme spécial du 18 au 23 mars avec des projections de films, des jeux de la francophonie et autres. M. Ntakimazi a rappelé que 55 pays sont francophones. La Journée de la Francophonie est l'anniversaire de la création de la Francophonie en 1970 à Niamey au Niger, mais elle est fêtée seulement depuis 1986 lorsque les chefs d'Etat francophones se sont réunis, a-t-il ajouté.  Depuis 1997, le secrétaire général est devenu l'interlocuteur des chefs d'Etat, a-t-il poursuivi. L'Agence intergouvernementale de la Francophonie a donné l'année dernière 150 millions de FBu à répartir dans différents ministères, a-t-il souligné.

abp      jmh/dn  MARS 02

 

Gitega - Chiens

Les chiens errants constituent toujours un danger public

            GITEGA, 18 mars (ABP) - Le phénomène des chiens errants constitue toujours un danger public au quartier Mushasha, situé à la périphérie sud de la ville de Gitega (centre du Burundi) et ses milieux environnants malgré les campagnes de chasse organisées vendredi dernier et ce lundi par l'administration au cours desquelles 12 de ces chiens ont été abattus. En effet, une femme du quartier de Mushasha a été mordue vendredi dans cette même localité par une bande de chiens abandonnés faisant ainsi une troisième victime après le décès de deux enfants du même quartier dévorés par ces animaux. La femme a été sauvée par des hommes qui étaient tout près pour intervenir rapidement. Elle est actuellement à l'hôpital de Gitega. Quant aux soins, le médecin directeur de cet hôpital, le Dr Bonaventure Bazirutwabo a indiqué qu'on lui a administré un vaccin anti-tétanique et bénéficie aussi des traitements de morsures. Il a aussi précisé que cette malade avait besoin d'un vaccin antirabique dans la mesure où les chiens pourraient être atteints de rage, déplorant ainsi que l'hôpital n'en dispose pas et que la malade n'ait pas de moyens pour se procurer les vaccins qui sont très chers. Le médecin provincial, le Dr Rose Gahiru a de son côté précisé que le directeur général de la Santé publique a promis de 100 doses de  vaccins antirabiques qui seront administrés gratuitement  à 16 personnes victimes de ces chiens . Elle a en outre indiqué que la commande a été faite et que les vaccins devront arriver incessamment. Les populations du quartier Mushasha qui avaient encore une fois organisé ce lundi une 2ème chasse en compagnie de leurs chefs de zone et de quartier témoignant que nombre de ces chiens leur ont échappé, mais que quatre d'entre eux ont été abattus. Ils ont demandé  à l'administrateur communal de Gitega d'organiser une autre journée de classe rassemblant toutes les populations de ce quartier et des collines voisines comme lors de la première chasse. Cette demande a été acceptée par l'administrateur. Quant à l'origine de ces chiens, des sources concordantes disent qu'il s'agit des chiens abandonnés habitués à manger la chair des animaux ou des cadavres humains.

 abp    

cb/dn  MARS 02