Burundi - Francophonie

Les lycées du Lac Tanganyika, Saint-Esprit et Etoile des Montagnes primés

            BUJUMBURA, 21 mars (ABP) - Le lycée du Lac Tanganyika a été classé premier et obtenu une enveloppe de 50.000 FBu comme prix, le lycée du Saint-Esprit deuxième avec une enveloppe de 30.000 FBu et le lycée Etoile des Montagnes d'Ijenda troisième avec une enveloppe de 20.000 FBu a l'issu d'un concours de déclamation de poèmes de Léopold Sedar Senghor à l'occasion de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie. Le concours a réuni huit candidats de huit écoles secondaires dont deux de l'intérieur du pays, et tous les candidats étaient de genre féminin, a-t-on constaté sur place. Un jeune chanteur burundais, handicapé, a reçu une enveloppe de 200.000 FBu de la part de l'UNESCO et une autre de 100.000 FBu offerte par la mission consulaire de la Roumanie au Burundi pour l'encourager après avoir chanté en français la paix et la réconciliation au Burundi. Le ministre des Relations extérieures et de la Coopération, M. Térence Sinunguruza, a souligné que l'organisation internationale de la Francophonie est aujourd'hui forte, et ce à partir de 1997 lorsque les chefs d'Etat des pays francophones ont adopté la Charte internationale de la Francophonie à Hanoi. Au cours de la période 2000-2001, la coopération entre le Burundi et la Francophonie a été considérable et a touché divers secteurs, notamment l'enseignement et les Technologies de l'information et de la communication (TIC), a-t-il indiqué. Nous continuerons à défendre les intérêts de la Francophonie, a-t-il assuré. Le délégué à la Francophonie au Burundi, M. Arthémon Ntakimazi, a précisé que le concours de déclamation des poèmes de Léopold Sedar Senghor est une manière d'honorer les grands poètes africains francophones. Rappelons que l'ambassade de France au Burundi organise du 18 au 23 mars 2002 au Centre culturel français de Bujumbura une semaine de la Francophonie, et que l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a organisé une journée portes ouvertes aux TIC.

abp      jmh/dn  MARS 02

 

Burundi - Météorologie

Samedi, Journée mondiale de la météo

            BUJUMBURA, 21 mars (ABP) - Le Burundi, membre de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) depuis 1962 se joint samedi à d'autres pays pour célébrer la Journée météorologique mondiale ayant comme thème : "Réduire la vulnérabilité aux événements extrêmes du temps et du climat", a révélé à l'ABP le directeur général de l'Institut géographique du Burundi (IGEBU), le colonel Manassé Nduwayo. En effet, les catastrophes naturelles emportent en moyenne 250.000 vies humaines et entre 50 et 100 milliards de dollars en biens matériels dans le monde. Les événements extrêmes du temps et du climat sont notamment les tornades, les orages de pluie et de grêle qui durent quelques minutes et s'étendent sur des centaines de mètres mais qui causent beaucoup de dégâts, précise la même source. Ce sont également des tempêtes et des inondations qui s'étendent à plusieurs centaines de kilomètres et qui sont très destructrices. Les anomalies climatiques comme la sécheresse qui dure des saisons sont également des causes de destructions massives des vies humaines et des propriétés. Le Burundi a déjà aussi connu les tornades, la foudre, les orages de grêle, les inondations, les sécheresses, les glissements de terrain, les effets de El-Nino et de La-Nina ainsi que les pertes de cultures consécutives à ces catastrophes, a-t-il indiqué, ajoutant que des maladies épidémiques liées à ces catastrophes ont déjà été observées.

Cependant aucun système de prévention et d'atténuation des catastrophes n'existe au Burundi, a-t-il déploré. Par contre ces systèmes ont efficacement assisté les Etats et les communautés locales à préserver les vies humaines dans les pays comme le Bangladesh. En 1970, par exemple, un cyclone tropical a emporté 300.000 vies humaines tandis que grâce à ce genre de systèmes de prévention et d'alerte rapide en 1992 et 1994, les cyclones de même violence avaient causé respectivement 13.000 et 200 personnes dans ce pays. La Journée mondiale météorologique est célébrée depuis 1950, année de l'entrée en vigueur de la convention qui a créé cette journée.

abp

chn/dn    MARS 02

 

Rutana  - Chiens

Plus de vingt chèvres et moutons dévorés par des chiens sauvages

            RUTANA, 21 mars (ABP) - Plus de vingt chèvres et moutons ont été, ces derniers jours, dévorés par des chiens errants dans les secteurs de Muyange et Kibanda, en commune de Mpinga-Kayove, province de Rutana (sud-est du Burundi), a-t-on appris de source administrative. Selon l'administrateur de cette commune, M. Jacques Ntahompagaze, ces chiens, qui se déplacent par groupes de sept ou plus, dévorent les chèvres trouvées dans les prés, mais il semble que le mouton est leur proie favorite. Jusqu'ici aucune personne n'a été attaquée, note-t-on, et les gens croient en être épargnés. Ces chiens ont été remarqués pour la première fois au début du mois de février avant de disparaître pour ressurgir et être signalés aux autorités. Même les chiens domestiques qui entrent en contact avec les sauvages adoptent le même comportement et s'en vont avec eux pour ne plus revenir chez leurs propriétaires. Dans la même commune, on signale également sur la colline de Ruhota un singe qui s'attaque à des femmes. Bien avant, il avait mordu des gens, blessant grièvement une personne qui est actuellement soignée au dispensaire de la place.

abp      jbm/dn   MARS 02

 

Rutana - Enseignement

Plus de 3.000 élèves attendus au concours national

            RUTANA, 21 mars (ABP) - Quelque 3.021 élèves sont attendus au concours national édition 2002 dans toute la province de Rutana (sud-est du Burundi), soit 94 candidats de plus (3,11%) par rapport à l'année dernière, a-t-on appris lundi du directeur provincial de l'enseignement à Rutana, M. Jean-Berchmans Ntezahorirwa. Il a indiqué qu'au retour des vacances de Pâques, les enfants seront prêts à affronter cet examen qui donne accès à l'enseignement secondaire car les préparatifs sont très avancés. En effet, note-t-il, il a déjà été organisé une réunion des inspecteurs cantonaux pour inventorier les besoins. La réunion a arrêté à 22 le nombre de centres de concours dans lesquels on devra regrouper 56 écoles. Les inspecteurs ont estimé à 17 le nombre de véhicules qui couvriraient tout le réseau scolaire mais comme la province n'en dispose pas assez, on devra recourir à l'administration centrale de l'enseignement pour combler les lacunes. Concernant la préparation des enfants à ce concours, il a été demandé aux inspecteurs d'organiser au moins 3 tests d'entraînement par canton. Les résultats du premier trimestre sont dans l'ensemble satisfaisants de la première année à la quatrième avec un taux moyen de réussite de 70% dans toute la province mais il se remarque qu'en 5ème et en 6ème années, les élèves échouent en calcul et en français avec un taux moyen inférieur à 60%. Selon le directeur provincial de l'enseignement, cela est dû à plusieurs facteurs notamment la kirundisation, la double vacation, le manque de maîtrise de la langue d'enseignement, le manque de moyens matériels et de supports pédagogiques, les mauvaises conditions de travail des élèves et des enseignants, le manque de motivation  des enseignants, le tout étant exacerbé par les perturbations sécuritaires. Au sujet d'éventuelles difficultés prévisibles préjudiciables au bon déroulement du concours national, le directeur provincial de l'enseignement a évoqué le problème de carburant qui risque de surgir compte tenu des distances à parcourir alors que les quotas donnés accusent généralement des déficits à cause du mauvais état des routes.

abp

jbm/dn   MARS 02