Burundi - Droits de l'homme

Commémoration de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale

            BUJUMBURA, 21 mars (ABP) - La guerre qui sévit toujours au Burundi trouve ses origines dans l'intolérance, a affirmé jeudi le ministre en charge des Droits de l'homme, M. Alphonse Barancira, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale. Chaque Burundais devrait s'interroger aujourd'hui sur ces situations inacceptables de centaines de milliers de gens qui continuent à mourir, à vivre loin de leur terrain en déplacement forcée ou en exil. Le gouvernement de transition s'est engagé à déclencher une dynamique de paix inspirée des idéaux d'équité, d'égalité et de promotion de la diversité, a déclaré le ministre. Une des fonctions du Sénat actuel, a-t-il précisé, sera justement de réguler l'appareil de l'Etat pour éliminer toute velléité d'exclusion. Le gouvernement invite la société civile, les médias et la communauté internationale à unir les efforts pour éradiquer ce mal qui a ruiné le Burundi. Le processus de paix et les actions de promotion de la dignité humaine et de protection des droits de l'homme sont porteurs d'espoir pour la reconstruction d'un Burundi paisible, a souligné M. Barancira. Le ministre a rappelé que cette journée intervient au lendemain de la conférence mondiale tenue à Durban sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. A cette occasion, une déclaration et un plan d'action de lutte contre ce fléau ont été adoptés. Il a rappelé que le 20è siècle a connu plusieurs génocides et plusieurs événements sanglants où des milliers voire des millions de personnes ont trouvé la mort à cause de la couleur de leur peau, de leur race, de leur origine nationale ou ethnique, de leur langue ou de leur croyance. Au Burundi et dans la sous-région, l'exclusion et l'intolérance ethniques ont été les manifestations de la discrimination, a conclu M. Barancira.       

abp      im/dn   MARS 02

 

Burundi - Guerre

Les déplacés de Gihosha vivent dans des conditions d'une extrême précarité

            BUJUMBURA, 21 mars (ABP) - Environ 5.000 ménages, originaires des zones Nyambuye et Benga (Bujumbura-rural), ayant fui les combats qui opposent ces derniers temps l'armée régulière aux rebelles, sont confrontés aujourd'hui à de sérieux problèmes d'alimentation et d'hébergement. En effet, ces populations sinistrées composées de femmes, hommes et enfants et estimées à environ 25.000 personnes, ont trouvé refuge dans la zone de Gihosha et vivent dans des conditions d'estrême précarité. Ces personnes, souligne-t-on, sont logées dans des maisons dont les travaux de construction ne sont pas encore achevés, d'autres s'abritent sous les manguiers tandis que d'autres encore dorment à la belle étoile. Par ailleurs, l'aide alimentaire fournie par les bienfaiteurs à ces populations est très insuffisante. En effet, la ration alimentaire de 15 kg de haricots accordée à une famille ayant six enfants pour une période d'un mois est très insuffisante. Ces populations ont donc besoin de nourriture, de couvertures et d'ustensiles de cuisine. En revanche, l'UNICEF a remis des cahiers à 1.613 écoliers pour un montant estimé à 10 millions de FBu, signale-t-on. Ces sinistrés souhaitent retourner dans leurs champs dès que la sécurité revient, précise-t-on.

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dnd/dn  MARS 02

 

 

Burundi - Université

Les étudiants externes réclament la bourse et la quote-part à la restauration

            BUJUMBURA, 21 mars (ABP) - Les étudiants externes de l'Université du Burundi ont observé jeudi matin un sit-in devant le rectorat de l'université pour réclamer la quote-part à la restauration des mois de février et mars ainsi que la bourse du mois de mars. En attendant la solution définitive du problème de la quote-part à la restauration des étudiants externes, le rectorat a adressé un communiqué aux étudiants externes les informant que la Régie des œuvres universitaires a dégagé de son budget la quote-part à la restauration du mois de février 2002 qui sera distribuée dès ce jeudi après-midi. Le recteur de l'Université du Burundi, M. Théodore Niyongabo, a indiqué que faute de liquidités suffisantes pour payer la quote-part du mois de mars, l'Université du Burundi a promis d'avancer à la Régie des œuvres universitaires la quote-part du mois de mars qui sera distribuée avec la bourse du même mois au début de la semaine prochaine. Le recteur de l'Université du Burundi a révélé à la presse qu'il comprend les difficultés dans lesquelles se trouvent ces étudiants externes, mais déplore les contraintes de déblocage des tranches budgétaires qui se font tardivement. Le représentant des étudiants externes a dit à la presse que ce communiqué ne les tranquillise pas. Ils devaient se réunir jeudi même en assemblée générale pour adopter une attitude à prendre. Les étudiants avaient observé au début de la semaine dernière un sit-in pour réclamer la bourse et les quotes-parts des mois de janvier, février et mars, rappelle-t-on.               abp            and/dn   MARS 02

           

Kirundo - Droits de l'homme

Formation des comités locaux en droits de l'homme et résolution pacifique des conflits

            KIRUNDO, 21 mars (ABP) - Le Centre de promotion des droits de l'homme et de la prévention du génocide a organisé de mardi à jeudi à Kirundo (nord du Burundi) un séminaire de formation des membres de son antenne-relais dans le cadre du renforcement de ses capacités. L'administration à la base, les comités locaux des droits de la personne humaine et la ligue "Iteka", appelés tous à collaborer avec cette antenne-relais, étaient associés à ce séminaire de formation. Les 45 séminaristes ont renforcé leurs connaissances sur les thèmes en rapport avec les notions de base sur les droits de l'homme, la résolution pacifique des conflits, les techniques d'enquête et d'observation sur le respect des droits de l'homme, ainsi que les procédures judiciaires et pénales. La province de Kirundo a été choisie avec Muramvya (centre-ouest), Mwaro (centre-ouest) et Bubanza (nord-ouest), pour servir de modèle en matière de promotion des droits de l'homme, a souligné M. Adrien Ndayisaba, représentant dudit centre. L'antenne-relais du Centre de promotion des droits de l'homme, installée à Kirundo depuis décembre dernier, est composée de trois membres au niveau provincial. Elle est appuyée par deux autres antennes de cinq membres chacune, respectivement dans les communes Gitobe et Busoni. Leur rôle essentiel consiste dans la promotion  et la vulgarisation permanente des principes et dispositions relatives aux droits de l'homme, selon M. Ndayisaba. Les antennes-relais se préoccupent aussi de la promotion des droits de l'homme par la dénonciation de certains abus. Les antennes-relais disposent de bureaux pour recevoir, écouter, guider et intervenir en faveur des victimes des violations des droits de l'homme.            abp            dnd/dn   MARS 02

 

Ngozi - Divers

Tentative infructueuse d'évasion à la prison de Ngozi

            NGOZI, 21 mars (ABP) - Trois voleurs détenus  à la maison de détention des hommes à Ngozi (nord du Burundi), tous originaires de la province voisine de Kayanza, ont tenté de s'évader dans la nuit du 20 au 21 mars, apprend-on du directeur de ladite maison. Des coups de feu ont été entendus de cette prison pour dissuader les trois hommes. Selon le directeur de la prison, deux de ces détenus étaient déjà condamnés, l'un à cinq ans et l'autre à trois ans de prison tandis que le troisième qui fut gardien de la paix dans Kayanza n'est pas encore condamné. Tous les trois ont échoué et ont été attrapés par les gardiens de la prison  alors qu'ils essayaient de se cacher. La population de Ngozi n'avait pas encore entendus des tirs aussi nourris depuis sept ans lorsque des individus avaient attaqué la prison de l'extérieur et échoué.            abp            and/dn   MARS 02