Tanzanie - Burundi - Rébellion

Rencontre à Dar es-Salaam des parties en conflit au Burundi

DAR ES-SALAAM, 22 mars (AFP) - Des mouvements rebelles et des représentants du gouvernement burundais ont entamé mardi soir à Dar es-Salaam des discussions à huis clos pour tenter de mettre fin à une guerre civile de huit ans, a déclaré mercredi à l'AFP un responsable rebelle. "Les parties ont commencé les entretiens ici... derrière des portes fermées, dans plusieurs lieux de réunion", a indiqué à l'AFP le président des Forces nationales de libération (FNL), Joseph Karumba. "Nous devions nous rencontrer ici initialement samedi dernier afin d'étudier les façons d'établir un environnement propice aux négociations", a-t-il ajouté. M. Karumba a précisé que ces entretiens étaient simplement des discussions préliminaires destinées à préparer des négociations plus larges, incluant la question du partage du pouvoir entre les Tutsis et les Hutus ainsi qu'un cessez-le-feu. Le président burundais Pierre Buyoya avait demandé en janvier au président tanzanien Benjamin Mkapa de convaincre les rebelles burundais de venir à la table de négociations pour faire cesser les hostilités et oeuvrer à un cessez-le-feu. Le vice-président sud-africain Jacob Zuma avait lui aussi demandé à M. Mkapa de faire pression sur les rebelles afin que ces derniers participent au processus de paix.

afp/abp   MARS 02

 

Burundi - Francophonie

Le français en baisse au Burundi à cause de la guerre

BUJUMBURA, 22 mars (AFP) - La langue française est en perte de vitesse au Burundi en raison principalement de la guerre civile qui déchire le pays depuis près de neuf ans, a déploré mercredi un professeur de littérature française à l'Université de Burundi. "C'est la crise qui frappe le Burundi qui est responsable" de cette situation, a expliqué à l'AFP le professeur Théodore Nyabuhinja, en marge de la célébration de la Journée de la Francophonie. Selon lui, seuls 5% des Burundais parlent correctement le français. Depuis le début de la guerre civile entre l'armée et des mouvements rebelles hutus, le taux de scolarisation a largement baissé, passant de 67% à 46% et la formation des enseignants s'est dégradée, a-t-il expliqué. "Très peu de Burundais parlent le français actuellement, et très mal", a déclaré le professeur Nyabuhinja, "ce qui n'empêche que le français ait une place majeure au Burundi". "Il est langue officielle à côté du kirundi (langue locale), et surtout, c'est la langue d'enseignement", a-t-il conclu. La célébration de la Journée de la Francophonie a été marquée par un concours d'éloquence pour les élèves du secondaire à Bujumbura, rappelle-t-on.

afp/abp            MARS 02

 

Burundi - Social 

Aucun élève ne sera chassé de l'école pour cause de pauvreté

            BUJUMBURA, 22 mars (ABP) - Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, M. Salvator Ntihabose, a déclaré vendredi que le gouvernement du Burundi a instruit tous les gestionnaires du système éducatif de ne pas chasser de l'école les élèves indigents pour cause de pauvreté. Le ministre Ntihabose a précisé qu'en vue de mettre fin à certains cas par ici par là d'indigence fantaisiste, un inventaire de véritables élèves indigents pallier par pallier (primaire et secondaire) afin de savoir qui aider et comment.

 Ils sont au nombre de 55.146 à travers tout le pays sur base des divers rapports des autorités territoriales, soit 44.372 au secondaire et 10.774 au primaire. Il a rappelé que cet inventaire a été fait sur recommandation du chef de l'Etat. Ces élèves, doivent être assistés par les communes au fur et à mesure que les budgets annuels communaux sont alimentés, a dit le ministre Ntihabose, en précisant cependant  que pour certaines communes réputées très pauvres, le gouvernement, à travers les ministères ayant en charge les questions de l'éducation et des sinistrés, pourra analyser comment les appuyer en collaboration avec certains partenaires traditionnels dont l'UNESCO. Les besoins financiers pour assister les élèves indigents sont estimés à 383.963.250 FBu. A l'heure actuelle, 23.004.290 FBu ont déjà été décaissés en faveur des élèves indigents. Ceux-ci doivent être assistés en frais scolaires, en uniformes et matériels scolaires.            abp            dd/dn   MARS 02

 

Ngozi - Environnement

Atelier régional sur les changements climatiques

            NGOZI, 22 mars (ABP) - L'école paramédicale de Ngozi (nord du Burundi) a abrité jeudi la journée de lancement des ateliers régionaux de sensibilisation sur les changements climatiques, manifestations animées par le chef de cabinet du ministère de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, M. Mathias Kinezero. L'objectif principal de ce premier atelier, qui en précède trois autres du même genre dans le pays, est la mise en application des conventions en matière de changements climatiques, signées par l'Etat du Burundi, comme l'ont signalé les différents orateurs du jour. Les participants aux travaux ont été informés sur l'historique de cette convention ainsi que sur la communication nationale sur les changements climatiques au Burundi. Tout le monde est concerné par la protection et la conservation de l'environnement, aussi bien dans les pays développés que dans les moins développés, note-t-on. Le représentant du PNUD à ces manifestations, M. Louis Nduwimana a même indiqué que la population ne percevait pas son action sur la nature et que cet organisme félicitait le Burundi pour cette heureuse initiative qui devrait aboutir à la sauvegarde de l'environnement. Aussi, le PNUD va-t-il continuer à appuyer cette activité dans son programme de lutte contre la pauvreté et de promotion du développement durable, a-t-il assuré. D'une façon général, les inquiétudes des participants quant à la collaboration des pays développés et des moins développés dans la mise en application des conventions en matière de changements climatiques ont reçu des réponses rassurantes.                  abp            ek/dn   MARS 02

 

Muyinga - Divers

Un homme  blesse cinq personnes à l'arme blanche

            MUYINGA, 22 mars (ABP) - Un homme a blessé dans la nuit de dimanche à lundi cinq personnes à l'arme blanche dans le secteur de Murama, en commune Muyinga (nord-est du Burundi),  apprend-on de source policière. Melchior Singenda, 30 ans, a poignardé quatre personnes qui voulaient le faire arrêter après avoir eu des relations adultérines avec une femme voisine, a-t-on précisé de même source. La femme a été également blessée à la cuisse par son amant, selon la police. Une autre personne a blessé son frère à la tête et à la cuisse avec un trident sur la colline de Cibare, non loin du chef-lieu de la province, a  ajouté la police, précisant que les deux frères avaient un litige foncier.

abp      jcnz/dn  MARS 02

 

Burundi - Météo

Averses éparses à Bujumbura de vendredi à lundi

            BUJUMBURA, 22 mars (ABP) - La météo annonce des averses éparses à Bujumbura du 22 au 25 mars. Les températures minimales et maximales seront de 20° et 30° vendredi, 18° et 30° samedi, 20° et 31° dimanche, 20°et 30° lundi. Vendredi, l'humidité est de 94%, la visibilité illimitée. Le soleil s'est levé à 6h07 pour se coucher à 18h13.

abp/dn   MARS 02