Bujumbura - Paix

Le gouvernement invite la société civile à devenir active

            BUJUMBURA, 26 mars (ABP) - Le ministre chargé de la Mobilisation pour la paix et la Réconciliation nationale, M. Luc Rukingama, a procédé mardi à l'ouverture d'un séminaire-atelier sur le "rôle de la société civile dans la mise en œuvre de l'Accord de paix d'Arusha qui se tient du 26 au 28 mars à Bujumbura. Le ministre a indiqué que le gouvernement du Burundi s'est engagé à appuyer le renforcement de la société civile dans le but d'inciter les Burundais à devenir des citoyens plus actifs, plus soucieux de la chose publique et des intérêts de la communauté. "Si, hier à Arusha, la société civile n'a pas pesé sur les négociations avec le poids qu'elle aurait voulu, a-t-il dit, le gouvernement est conscient de l'influence et du prestige que les associations des droits humains ont acquis auprès des sociétés burundaises". Ce séminaire-atelier est une première étape de la mise en œuvre des recommandations d'un séminaire tenu les 27 et 28 février dernier organisé par l'Office du haut commissaire aux droits de l'homme au Burundi (OHCDHB) sur sa contribution à la mise en œuvre de l'Accord de paix d'Arusha,  a rappelé le directeur de l'office. La société civile burundaise aura, au cours de cet atelier, l'occasion de se réorganiser et de se mobiliser afin de donner à l'accord le plein effet sur le respect des droits de l'homme et de la démocratie, a déclaré le directeur de l'OHCDHB. Il a invité la société civile à dépasser les clivages traditionnels qui opposent souvent les partis politiques pour véritablement répondre aux aspirations profondes et complexes d'un peuple qui n'a que trop souffert de cette guerre injuste et meurtrière.            abp            and/dn   MARS 02

 

Burundi - Télécommunications

Le réseau de téléphonie rurale en panne dans le Sud du pays depuis deux semaines

            RUMONGE, 26 mars (ABP) - La panne du réseau de téléphonie rurale qui est observée depuis bientôt deux semaines dans les centres de Rumonge, Makamba et Rutana (sud du Burundi) constitue une grande préoccupation pour les usagers du téléphone. Le peu de clients de l'Office national des télécommunications (ONATEL) qui avaient eu la chance d'être branchés sur le réseau de téléphonie rurale sont en train de se tourner vers le réseau GSM plus cher. Ce problème est plus ressenti par les services de la presse et des banques qui ont à tout moment besoin de cet outil de communication. Les usagers de téléphone implorent les services techniques de l'ONATEL pour qu'ils fassent de leur mieux afin qu'ils soient rétablis dans leur droit. Au centre urbain de Rumonge, dans le quartier Swahili, les usagers du téléphone font actuellement la queue aux kiosques de "Telecel Burundi (privé) où le client doit payer 150%  le prix de la consommation normale.            abp            ond/dn   MARS 02

 

Gitega - Genre

Formation des hommes et femmes sur l'égalité des genres

            GITEGA,  26 mars (ABP) - Une session de partage et de sensibilisation sur l'équation homme-femme a été ouverte lundi à Gitega (centre du Burundi) à l'intention d'une trentaine d'hommes et de femmes représentant les acteurs du développement des provinces de la région Centre-Est, à savoir Gitega, Muramvya, Karusi, Ruyigi et Cankuzo, a-t-on constaté sur place. Organisé par le ministère de l'Action sociale et de la Promotion de la femme dans le cadre du projet "Appui à la promotion de l'égalité des genres", cette session de cinq jours a pour objectif de sensibiliser les cadres techniques et administratifs sur la question d'égalité des relations de genre. La session vise aussi le renforcement des capacités des participants pour une meilleure prise en compte de l'approche lors de la prise de décisions au cours des activités de développement, a-t-on appris des organisateurs.            abp            cb/dn   MARS 02

 

 

 

Rumonge - Rapatriement

Plus de 900 rapatriés accueillis à Rumonge depuis le début de l'année

            RUMONGE, 26 mars (ABP) - La commune Rumonge (sud-ouest du Burundi) a déjà accueilli depuis le début de cette année plus de 900 personnes rapatriées des camps de réfugiés de la Tanzanie et de la RD Congo, apprend-on de source administrative. Les rapatriés signalent, à leur arrivée, que la police tanzanienne et les agents locaux du HCR constituent toujours une entrave au mouvement de rapatriement volontaire. Chaque fois qu'ils arrivent au secrétariat de la commune, ceux qui reconnaissent leurs origines sont directement acheminés par les services du HCR basés à Rumonge dans leurs entités d'origine, tandis que les autres cherchent des hébergements provisoires en attendant que la Commission nationale chargée du rapatriement leur trouve des terres. Des lamentations sont aussi observées chez les rapatriés qui étaient mariés à des Tanzaniennes mais qui n'ont pas pu rentrer avec leurs enfants à cause du refus des autorités de leur pays d'exil. Ces derniers sollicitent l'intervention des plus hautes autorités du Burundi pour qu'ils puissent retrouver leurs familles entières.

abp      ond/dn   MARS 02