Burundi - Politique
Présentation du programme triennal
du gouvernement
BUJUMBURA,
30 mars (ABP) - Le vice-président de la République, M. Domitien Ndayizeye, a
présenté vendredi au Parlement de transition, le programme du gouvernement de
transition pour la période 2002-2004. M. Ndayizeye a souligné que le contenu au
programme tire essentiellement sa substance avant tout et surtout de l'Accord
de paix d'Arusha lui-même et des misions habituelles du gouvernement. Il a
relevé les objectifs globaux du programme ainsi que les objectifs spécifiques
et stratégies dans différents secteurs clés de la vie nationale. L'Accord
d'Arusha ayant été négocié et signé sans cessez-le-feu, il découle de cette
situation particulière et peu classique dans la procédure des négociations, des
objectifs globaux du gouvernement de transition dont la première priorité est
la négociation en vue de la signature du cessez-le-feu global et permanent,
a-t-il dit. C'est à cette seule et unique condition que le gouvernement
atteindra d'autres objectifs non moindres du programme, à savoir la
réhabilitation de tous les sinistrés, la stabilisation macro-économique et
financière ainsi que la relance de l'économie, a-t-il ajouté. En outre, le
gouvernement devra améliorer et moderniser les performances des structures de
la communication et de la diplomatie pour que ces deux instruments servent
réellement de relais à l'action gouvernementale. Pour atteindre ces objectifs,
a indiqué M. Ndayizeye, le gouvernement de transition mettra en œuvre les
réformes politiques, administratives, judiciaires et sécuritaires adéquates. Le
vice-président de la République a ainsi présenté les objectifs spécifiques et
les stratégies en matière politique et administrative, social, économique et
financière ainsi que la mobilisation financière. Le Président de l'Assemblée nationale,
le Dr Jean Minani, a demandé qu'il y ait une autre séance consacrée
exclusivement aux débats vue l'importance de ce programme et les préoccupations
de la population.
abp
jmh/dn MARS
02
Ngozi - Enseignement
Les préparatifs du concours
national, édition 2002 vont bon train
NGOZI,
30 mars (ABP) - La commission provinciale chargée de la préparation et de la
passation du concours national session 2002 à Ngozi (nord du Burundi), a tenu
mercredi au chef-lieu de la province sa première réunion en présence des
membres de la commission nationale, avec lesquels elle a fait le point de
l'organisation du concours dans la province. L'inspection provinciale de
l'Enseignement de base a déjà arrêté le nombre de centres de concours et des
effectifs des candidats. Comme l'a indiqué l'inspecteur provincial, M. Fidèle
Ihotorihigwa, il s'agit de trente centres de concours comme à la précédente
session, de 5.886 candidats au concours qui seront répartis dans 74 salles le
jour du concours et de 161 surveillants recrutés parmi les enseignants des
seuls établissements d'enseignement secondaire. L'inspecteur a également
présenté une ébauche d'inventaire des véhicules qui devraient être utilisés à
cette occasion. Dans leurs commentaires, les membres de la commission nationale
ont trouvé que le nombre de véhicules affectés à l'activité restait encore
insuffisant et qu'il fallait procéder à quelques réaménagements pour y
satisfaire. Il en est de même du nombre de surveillants. Des aménagements
s'imposent afin de remplir toutes les conditions de surveillance.
Il a été fait remarquer aussi que les
centres de concours doivent être les plus proches possibles des candidats. Pour
le conseiller principal du gouverneur de Ngozi, M. Gabriel Bitariho, qui
dirigeait la réunion, tout devrait bien marcher comme cela a été le cas lors
des sessions précédentes, en invitant tout un chacun à s'impliquer entièrement
dans la réussite de l'activité.
abp
ek/dn MARS 02
Bubanza - Sécurité
Le port d'une carte de résidence communale est désormais obligatoire
BUBANZA, 30 mars (ABP) - L'administrateur communal de
Bubanza (nord-ouest du Burundi), M. Juvénal Kabonye, a sensibilisé jeudi les fonctionnaires
exerçant au chef-lieu communal à l'obtention des cartes de résidence communales
afin de renforcer la sécurité. Selon l'administrateur Kabonye, la distribution
de ces cartes, qui est en cours dans les différents secteurs de la commune, est
dissuasive et permettra également de connaître la population. Au départ, la
cellule de sécurité, présidée par le gouverneur de province, avait recommandé
l'introduction des cartes de résidence au centre urbain de Bubanza afin de
prévenir les attaques qui se multipliaient au début de l'année. Les cartes sont
distribuées moyennant paiement de 200 FBu et sur présentation de la carte
nationale d'identité. L'administrateur Kabonye a indiqué que des références qui
permettent d'identifier les irréguliers et les malfaiteurs sont bien connues de
la police qui, dans un délai de quinze jours, passera au contrôle. L'obtention
des cartes d'identité nationale n'est pas aussi aisée, dans la mesure où la
commune exige d'abord le paiement de 1.000 FBu comme contribution annuelle à la
construction du collège communal de Bubanza. Cette contribution est perçue
depuis l'an 2000. L'administrateur Kabonye a précisé que c'est le seul moyen
efficace pour collecteur le maximum de contributions. L'obtention de tout autre
document à la commune est conditionnée par le paiement de ladite contribution.
abp
fb/dn MARS 02
Kayanza - Sécurité
Quinze vaches volées sur la colline Kinyovu
en commune Matongo
KAYANZA, 30 mars (ABP) - Quinze vaches ont été volées par
des bandes armées dans la nuit de mercredi à jeudi sur la colline Kinyovu de la
commune Matongo en province de Kayanza (nord du Burundi), a-t-on appris de
source administrative. La colline est frontalière avec la forêt de la Kibira où
ces rebelles se replient après avoir commis des forfaits, note-t-on. Elle a été
toujours la cible des attaques des bandes armées.
abp
ak/dn MARS 02
Australie - Divers
L'asthme et les fous rires ne font pas forcément bon
ménage
SYDNEY,
30 mars (REUTERS) - Le rire n'est pas toujours le meilleur des remèdes - en
tous cas pas pour les enfants asthmatiques. Une étude menée par des chercheurs
australiens auprès de plus de 500 enfants souffrant d'asthme montre que dans
les deux tiers des cas, les crises surviennent à la suite de fous rires, de
séances de chatouilles ou d'états d'excitation. L'hilarité provoque plus
facilement des difficultés respiratoires que l'exercice ou la fumée, note
Richard Henry, professeur en pédiatrie à l'université des Nouvelles Galles du
Sud. "Ce n'est sûrement pas un message pour dire aux enfants asthmatiques
de sombrer dans la morosité", tempère-t-il. "Simplement, ces enfants
doivent faire contrôler leur asthme de manière plus efficace".
reuters/abp MARS 02