Burundi - Processus de paix

Les jeunes disent non à la manipulation

            BUJUMBURA, 3 avr (ABP) - Les travaux du séminaire de sensibilisation pour la cohabitation pacifique et la lutte contre le Sida, entamés lundi, se sont poursuivis mardi par des échanges au cours desquels les participants se sont montrés très déterminés à opposer un refus catégorique aux sollicitations de politiciens véreux qui les entraînent dans des conflits. En effet, constatent-ils, beaucoup de politiciens ne font généralement recours à cette jeunesse que pour assouvir leurs propres intérêts. En revanche les séminaristes s'engagent à développer l'esprit de discernement leur permettant de détecter tout le mensonge et de découvrir la vérité à laquelle ils doivent s'en tenir. De cette manière, poursuivent-ils, ils seront capables d'éviter des cadeaux empoisonnés et des promesses alléchantes offerts par ces politiciens. Les sinistrés de guerre et du Sida, qui participent à ce séminaire, ont promis d'être des messagers de la paix auprès de leurs pairs. Ils vont également, disent-ils, s'organiser en associations pour conjuguer leurs efforts en poursuivant des objectifs clairs leur permettant de veiller à leurs intérêts. Par ailleurs, les participants à ce séminaire souhaitent que le gouvernement fasse tout pour permettre aux jeunes diplômés d'accéder à l'emploi pour les empêcher ainsi de succomber à diverses tentations des politiciens. En outre, ils sont résolus à combattre la consommation de la drogue, qui est considérée comme la source de violences de toutes sortes.                abp      dnd/dn   AVR 02

 

Burundi - Exportations

Paralysie des exportations des produits périssables

            BUJUMBURA, 3 avr (ABP) - L'exportation des fruits et légumes frais et autres plantes périssables reste toujours paralysée malgré la levée de l'embargo qui a frappé le Burundi de 1996 à 1999. En effet, a expliqué M. Adrien Sibomana, président du Groupement des exportateurs des produits hortofruiticoles du Burundi (GEXHOBU), comme c'est un domaine spécifique qui veut que l'on exporte à des jours bien précis pour que la marchandise ne perde sa fraîcheur, les cargos qui viennent aujourd'hui ne peuvent pas servir à l'exportation de ces produits parce qu'ils viennent seulement quand il y a  du fret et de ce fait ne sont pas réguliers. Pour le moment on est en train de réfléchir sur la mise en place des technologies de transformation, de séchage et de conservation, a-t-il indiqué. L'exportation des produits hortofruiticoles du Burundi a débuté en 1990 et se faisait essentiellement vers Paris, Bruxelles et Amsterdam. Elle atteignait déjà une moyenne de mille tonnes par an à la veille de l'embargo. Les compagnies Air France, Sabena, Cameroon Airlines, Ouganda Airlines et Tanzania Airlines n'atterrissent toujours pas à Bujumbura malgré la levée de l'embargo.

abp      ab/dn  AVR 02

 

Burundi - Rébellion

Plus de 24.000 réfugiés après les combats près de Bujumbura

BUJUMBURA, 3 avr (AFP) - Plus de 24.000 personnes ont fui les combats qui opposent depuis lundi l'armée burundaise aux rebelles hutus des Forces nationales de libération (FNL) dans la province de Bujumbura rural (ouest du Burundi), a annoncé mardi à l'AFP un responsable administratif local. "Il y a aujourd'hui un peu plus de 24.000 personnes qui ont fui les affrontements qui se déroulent à Kibuye", a déclaré l'administrateur de la commune d'Isale, Pontien Barutwanayo.

Depuis trois semaines, des combats opposent l'armée aux rebelles des FNL dans la province de Bujumbura rural, dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres à l'est et au sud-est de la capitale. Ces combats ont fait jusqu'ici plus de 56 morts civils. Les rebelles ont tiré au mortier dans la nuit de lundi à mardi, sans faire de dégâts, sur le campus universitaire de Kiriri, à l'est de Bujumbura, à partir des collines de la zone Muyira qui dominent la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. Lundi après-midi, déjà, trois autres obus étaient tombés sur deux quartiers de l'est de Bujumbura, faisant quatre blessés dont deux enfants, selon le gouverneur de Bujumbura rural, Balthazar Ntamahungiro. La dernière attaque rebelle au mortier sur un quartier de la capitale datait de fin février 2001, quand les rebelles des FNL avaient occupé, pendant deux semaines, le quartier de Kinama, au nord de la capitale.

afp/abp   AVR 02

 

USA - Rwanda

Washington se félicite de l'ouverture du procès pour génocide devant le TPR

WASHINGTON, 3 avr (AFP) - Les Etats-Unis se sont félicités mardi de l'ouverture du procès de quatre officiers supérieurs rwandais accusés de génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha (Tanzanie). "Aujourd'hui est un jour important dans les annales de la justice internationale", a déclaré dans un communiqué le porte-parole adjoint du département d'Etat Philip Reeker, apportant le soutien total des Etats-Unis au procès et au travail du TPIR. "Les Etats-Unis restent fermes dans leur soutien au TPIR et à sa recherche de la justice et des responsabilités à l'égard des victimes de ces crimes horribles", a-t-il ajouté.Le procès s'est ouvert mardi matin en l'absence des accusés. Parmi les quatre prévenus, figure le colonel Théoneste Bagosora, ancien chef de cabinet du ministère de la Défense, accusé d'être l'un des principaux organisateurs du génocide anti-Tutsis de 1994 au Rwanda. Sont également jugés le lieutenant-colonel Anatole Nsengiyumva, ancien commandant des opérations militaires dans la province de Gisenyi (ouest du Rwanda), le major Aloys Ntabakuze, ancien commandant du bataillon para-commando de Kigali, et le général de brigade Gratien Kabiligi, ex-commandant des opérations militaires à l'état-major. Selon leurs défenseurs, les accusés protestent contre la remise tardive de documents et de déclarations faites par des témoins de l'accusation.                 afp/abp  AVR 02

 

RD Congo - Rwanda

Kinshasa proteste contre une arrivée de troupes rwandaises, Kigali dément

KINSHASA, 3 avr (AFP) - Le gouvernement de la République démocratique du Congo a protesté mardi soir contre un déploiement de troupes rwandaises dans la région du Sud-Kivu (est), dans un communiqué remis à l'AFP."Le renforcement des troupes rwandaises dans la province du Sud-Kivu et le refus du RCD-Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie - rébellion) de se désengager de Kisangani et de Pweto constitue une preuve éloquente de la volonté de Kigali de perpétuer la guerre en RDC", a déclaré le commissaire général du gouvernement chargé de la mission de l'ONU dans le pays (MONUC), Léonard Ntuaremba Onfre. "Dénonçant le comportement belliqueux du Rwanda qui fait du génocide de 1994 un fonds de commerce pour narguer les instances internationales", M. Ntuaremba "prend à témoin l'opinion nationale et internationale et invite le Conseil de sécurité des Nations unies à se saisir urgemment de ces actes de terrorisme". "Ces allégations sont fausses, nous n'avons pas déployé un seul soldat de plus en RDC", a déclaré le porte-parole de l'armée rwandaise, le colonel Jean Bosco Kazura. Lundi, à Kalémie des observateurs militaires de la MONUC avaient indiqué à l'AFP que près de 1.600 soldats de l'armée rwandaise avaient pris la direction des hauts plateaux du Sud-Kivu. "Mille cent hommes, sur les 1.600, sont des troupes fraîches venues directement du Rwanda", ont précisé les observateurs militaires de la MONUC ajoutant que ces hommes "faisaient mouvement sur trois axes, à partir de Mwenga, d'Uvira et Fizi vers les hauts plateaux, où des combats opposent depuis le 19 mars les rebelles du RCD (allié au Rwanda) à un leader tutsi congolais banyamulenge, le commandant Masunzu. Mardi, des membres de l'entourage du commandant ont annoncé que des éléments de l'Armée patriotique rwandaise (APR) l'attaquent depuis une semaine après l'échec qu'il a infligé à ses anciens compagnons de la rébellion du RCD.  

afp/abp AVR 02