Burundi - Médias

Les médias invités à épauler le gouvernement pour expliquer l'accord de paix d'Arusha

            BUJUMBURA, 3 avr (ABP) - Les professionnels des médias des secteurs public et privé sont appelés à épauler le gouvernement pour informer la population sur le contenu et la lettre de l'Accord de paix d'Arusha afin d'en promouvoir une profonde compréhension susceptible de fonder un engagement sans ambages, a indiqué mercredi le ministre chargé de la Mobilisation pour la paix et la Réconciliation, M. Luc Rukingama. Le ministre ouvrait les travaux du séminaire sur le rôle des professionnels des médias dans la mobilisation pour la paix et la réconciliation. Il a indiqué que les responsables des médias incarnent une pièce maîtresse dans la campagne de sensibilisation pour la paix et la réconciliation. Tout en représentant un pouvoir doublé d'un contre-pouvoir, les médias ont le privilège de toucher un grand public en un temps record, raison pour laquelle le gouvernement a identifié le secteur des médias au nombre des cibles prioritaires dans la campagne d'explication de l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation, a dit M. Rukingama. Cet atelier de deux jours n'est pas un forum pour renégocier l'accord de paix, ni pour reprendre les interminables débats d'Arusha, c'est plutôt de susciter une adhésion générale à l'Accord de paix, au projet de paix, a-t-il souligné. Ainsi, les médias opérant au Burundi sont-ils exhortés à se constituer et à se promouvoir sous le signe des "médias de la paix". Il leur faut accentuer ce qui vise l'arrêt de la guerre et des violences, tout en privilégiant les éléments qui renforcent la paix et ceux qui rapprochent les Burundais, a-t-il conclu.

abp

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Burundi - CICR

Le CICR organise un cours sur le droit international humanitaire pour les instructeurs militaires

            BUJUMBURA, 3 avr (ABP) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), conjointement avec le ministère de la Défense nationale, organise du 4 au 10 avril 2002 un cours de formation des formateurs en matière de droit international humanitaire à l'intention d'une vingtaine d'instructeurs des Forces armées burundaises. Pendant cinq jours, les instructeurs des écoles militaires et centres d'instruction vont passer au peigne fin les règles du droit international humanitaire - règles qui visent, d'une part, à protéger les personnes qui ne participent pas aux hostilités et, autre part, à limiter les méthodes et moyens de faire la guerre. Le CICR a également animé, ensemble avec les instructeurs des Forces armées burundaises, un séminaire de deux jours les 26 et 27 mars 2002, à l'intention des officiers en stage de perfectionnement à l'Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM). Le but de ce séminaire était de permettre aux stagiaires d'approfondir leurs connaissances en matière de droit international humanitaire avant de rejoindre leurs postes respectifs de commandement. Toujours dans le but de faire connaître et respecter le droit international humanitaire, aussi appelé droit des conflits armés, le CICR soutient régulièrement la participation d'officiers burundais à des cours de formation organisés à l'Institut international du droit humanitaire en Italie. Ces cours et séminaires s'inscrivent dans le cadre d'une des activités que mène le CICR dans tous les pays où il travaille : la diffusion du droit international humanitaire. Au Burundi, cette activité s'adresse également aux étudiants des universités et des écoles secondaires.

A ces occasions, le CICR rappelle les règles fondamentales qui s'appliquent en temps de conflit et qui doivent être également respectées dans la situation actuelle au Burundi : respect des civils et de leurs biens, respect des combattants blessés, capturés ou qui se rendent, respect des infrastructures médicales et de l'emblème de la Croix-Rouge. Organisation impartiale, neutre et indépendante, le CICR a la mission exclusivement humanitaire de protéger la vie et la dignité des victimes de la guerre et de la violence interne, et de leur apporter assistance. Il s'efforce également de prévenir la souffrance par la promotion et le renforcement du droit et des principes humanitaires universels.

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Cankuzo - Sécurité

Cinq morts et deux blessés au cours d'une attaque rebelle

            CANKUZO, 3 avr (ABP) - Cinq personnes ont été tuées et deux autres blessées en province de Cankuzo (est du Burundi) au cours d'une attaque perpétrée mardi par des rebelles en provenance de la Tanzanie. Depuis le 29 mars dernier, un effectif important des bandes armées avait été signalé à Nyakayenzi à moins de dix kilomètres de la frontière tanzano-burundaise. Ces terroristes se sont infiltrés par petits groupes pour se rencontrer plus tard sur le sol burundais dans l'objectif d'attaquer les communes Cendajuru, Gisagara et Mishiha. C'est mardi à l'aube que s'est déclenchée une attaque réelle en commençant par la zone Nyamugari en commune Cendajuru. De Nyamugari, une partie des groupes armés s'est dirigée vers le secteur de Musenyi en commune de Cankuzo où ils ont tué trois personnes et blessé deux autres. Un autre groupe est entré par le secteur de Bumba-Rusigabangazi pour atteindre les secteurs de Murago, Gitwenge et Bubabara en commune Gisagara. Dans cette commune, le chef de secteur de Muzire-Nkoko et son fils ont été tués sur la route alors qu'ils se rendaient à l'hôpital de Murore pour un enterrement. Beaucoup de commerces ont été également pillés. Les groupes armés se sont ensuite dirigés vers la commune Mishiha où le bilan des dégâts n'est pas encore connu.

abp

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Muramvya - Sécurité

Une présence massive des éléments rebelles signalée en province de Muramvya

            MURAMVYA, 3 avr (ABP) - Les administrateurs communaux et les chefs militaires ont signalé ce mercredi une présence massive d'éléments rebelles dans toutes les communes de la province de Muramvya (centre-ouest du Burundi). Au cours d'une réunion de sécurité avec le gouverneur de la province, ils ont précisé que les rebelles prêchent des enseignements subversifs pour intoxiquer les jeunes. Une administration parallèle à la base, des tueries ciblées, des vols de bétail et dans les ménages, sont autant de signes qui prouvent que les rebelles sont présents au sein de la population et dans la forêt de la Kibira aux environs de Teza. A cela s'ajoute un commerce illicite de boissons prohibées telles "umunanasi" et l' "Inguri", accentué surtout dans les communes Kiganda, Mbuye et Rutegama. Ces boissons seraient produites sur place mais une autre quantité importante proviendrait de Bwoga en province de Gitega (centre) et se vend même à Bujumbura. Deux fûts remplis d' "umunanasi" ont été saisis par la police en commune Rutegama et quatre en zone Gatabo de la commune Kiganda. Certains administratifs non encore identifiés se seraient lancés dans ce commerce. L'autorité civile et militaire envisage de démanteler ce commerce illicite ainsi que les réseaux de bandits armés volant dans les ménages. Les administratifs à la base ayant été identifiés comme étant gagnés à la cause de la rébellion devront être remplacés, a déclaré le gouverneur, M. Sylvain Nzigamiye, aux administrateurs des communes et aux autorités civiles et militaires participant à cette réunion.

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