Muyinga - Rapatriement
Plus de 540 Burundais rapatriés
jeudi de la Tanzanie
MUYINGA,
4 avr (ABP) - Une deuxième vague de rapatriement de 541 réfugiés burundais
vivant dans des camps en Tanzanie s'effectue ce jeudi, apprend-on du bureau du
HCR à Muyinga (nord-est du Burundi). Ces réfugiés pourraient être accompagnés
par la délégation burundaise qui séjourne à Ngara (Tanzanie) dans le cadre de
la réunion tripartite Tanzanie-Burundi-HCR. La délégation burundaise, arrivée
mardi à Ngara, a été complétée mercredi par une autre équipe des gouverneurs
des provinces de Kirundo, Philippe Njoni, de Muyinga, Lazare Karekezi, de
Ruyigi, Isaac Bujaba et les commandants des districts de Makamba et Ruyigi. Les
réfugiés qui rentrent ce jeudi sont originaires des provinces de Muyinga,
Kirundo, Karusi, Kayanza, Ngozi, Bururi, Bujumbura rural et la mairie de
Bujumbura. Les provinces de Muyinga et Kirundo attendent les plus gros
effectifs avec respectivement 268 et 197 rapatriés. Selon le HCR, 59 réfugiés
figurant sur le manifeste du rapatriement ne rentreront pas à la suite de
l'insécurité prévalant dans cette contrée du pays. La semaine dernière,
rappelle-t-on, 433 rapatriés étaient rentrés par le point d'entrée de Kobero.
Selon les estimations du HCR-Burundi, environ 40.000 réfugiés se sont inscrits
pour le retour volontaire.
abp
jcnz/dn AVR 02
Bujumbura rural - ONGs
Le gouverneur de Bujumbura rural
demande aux ONGs de venir en aide aux déplacés de guerre
BUJUMBURA,
4 avr (ABP) - Le gouverneur de la province de Bujumbura rural (ouest du
Burundi), M. Balthazar Ntamahungiro, a réuni mercredi les chefs de services,
les administrateurs communaux et les ONGs oeuvrant dans la province pour évaluer les activités du trimestre écoulé.
Le gouverneur Ntamahungiro a indiqué que les ONGs ont été invitées à cette
réunion en raison d'une situation particulière d'insécurité qui règne ces
derniers jours dans la province. Il leur a demandé une fois de plus de venir en
aide aux déplacés de guerre qui sont estimés au mois d'avril à 4.800 ménages à
Isale, 2.078 à Nyabiraba, 2.419 à Kanyosha et environ 4.500 à Kabezi sans
oublier les déplacés de 1993 des différents sites de la province. Il a été
recommandé aux ONGs une collaboration étroite avec les services techniques sur
terrain et l'administration, une intervention équitable car, selon le
gouverneur, certaines ONGs se concentrent dans les communes frontalières avec
la mairie de Bujumbura. Il a été également demandé une élaboration et une
présentation des plans d'actions de l'année à l'administration provinciale,
ajoutant que ces plans permettront l'auto-évaluation. Le gouverneur a invité
les ONGs à ne pas se mêler de la politique burundaise et à rester dans les
limites du mandat humanitaire. Parmi les contraintes rencontrées sur le
terrain, il y a en premier lieu l'insécurité, mais le gouverneur a dit qu'il a
toujours demandé aux ONGs d'évoquer leurs problèmes à l'administration en vue
de trouver conjointement des solutions. C'est pourquoi il a encore insisté sur
la collaboration des ONGs avec l'administration provinciale pour plus de
coordination et de cohésion.
abp
bnt/dn AVR 02
Burundi - Economie
La gestion du marché de Kizuka
confiée à une société privée
RUMONGE,
4 avr (ABP) - Le marché de Kizuka, en commune Rumonge (sud-ouest du Burundi) va
être géré par une société locale privée. Après le marché central de Bujumbura
géré par la SOGEMAC, celui de Kizuka, tout aussi moderne, sera géré par la
Société d'exploitation du marché de Kizuka (SEMAKI). Cette société compte 25
actionnaires privés originaires et résidents de cette zone où le marché a été
implanté. Chaque sociétaire a apporté une action d'une valeur de 160.000 FBu.
La commune Rumonge, qui est sociétaire et en même temps propriétaire, va
souscrire pour sept actions, soit 21% du capital de démarrage de 5 millions de
FBu. L'ouverture de ce marché, qui va fonctionner à l'image du marché central
de Bujumbura, est envisagée au cours de cette première quinzaine du mois
d'avril. M. Lazare Gahungu, consultant indépendant, qui travaille comme
facilitateur pour concilier les intérêts de tous les partenaires intéressés par
cette société, a indiqué à l'ABP que la commune Rumonge va gagner sur plusieurs points de vue avec cette nouvelle
forme d'exploitation de ce marché. En effet, a-t-il fait remarquer, cette
commune va avoir un marché bien tenu avec les conditions d'hygiène rassurantes,
et les actions qu'elle va placer par la constitution du capital social devront
à leur tour générer des dividendes à la fin de chaque année. La commune va
également percevoir de l'argent en fonction des redevances qu'elle va convenir
avec cette société, ce qui va lui permettre de réaliser d'autres projets.
L'administrateur de la commune Rumonge vient d'effectuer une visite dans cette
zone pour expliquer à la population en quoi consiste cette nouvelle forme
d'exploitation. Il a interdit la création d'autres points de vente autour de ce
marché. Dans les jours à venir, a-t-il précisé, le marché de Minago pourrait
également être géré par ses usagers. Le marché de Kizuka a été construit avec
le financement de l'Agence luxembourgeoise de coopération, Lux-Developpment,
pour un montant de 280 millions de FBu.
abp
ond/dn AVR 02
Tanzanie - Burundi - HCR
Réunion tripartite sur le rapatriement de 48.000
Burundais
DAR ES SALAAM, 4 avr
(AFP/XINHUA) - Le Burundi, la Tanzanie et le Haut commissariat des Nations Unis
pour les réfugiés (HCR) ont démarré mercredi à Ngara (nord-ouest de la
Tanzanie) une réunion de deux jours consacrée au rapatriement des quelque
48.000 Burundais réfugiés en Tanzanie, a indiqué mardi soir un communiqué du
HCR. "Les délégués auront à se pencher sur le déroulement du rapatriement
des 433 premiers réfugiés le 28 mars ainsi que sur les modalités de transport,
d'accueil et d'installation des prochains arrivants", selon le communiqué.
"C'est une opération-test que nous avons réalisée aujourd'hui avant le
lancement officiel du rapatriement massif prévu le 4 avril", avait annoncé
le délégué du HCR au Burundi, Stefano Severe au moment du départ des premiers
réfugiés. Sur 350.000 Burundais réfugiés en Tanzanie - pour la plupart
installés depuis 1993 - 48.000 sont jusqu'à présent inscrits sur des listes de
rapatriement volontaire, selon le HCR.
La délégation tanzanienne est conduite par le ministre de l'Intérieur
Mohammed Seif Khatib et celle du Burundi par la ministre à la Réinsertion et à
la Réinstallation des déplacés et des rapatriés, Mme Françoise Ngendahayo. Le
HCR représenté par son délégué en Tanzanie, M. Crystantus Ache. La commission tripartite a
été établie en mai 2001 comme organe principal chargé d'envisager et de
surveiller la mise en application de l'Accord tripartite sur le rapatriement
volontaire des réfugiés burundais. Cet
accord, conformément à l'accord de paix d'Arusha signé par les 19 parties
burundaises en août 2000, garantit que le retour des réfugiés est guidé par les
principes du droit des réfugiés à
rentrer chez eux et du caractère volontaire du rapatriement.
afp-xinhua/abp AVR 02