Burundi - Coopération

Le président Buyoya reçoit une délégation de femmes Chinoises et un diplomate iranien

            BUJUMBURA, 4 avr (ABP) - Le président de la République, M. Pierre Buyoya, a reçu jeudi en audience une délégation de femmes chinoises conduite par Mme Gu Xiulian, vice-présidente de la Fédération nationale des femmes chinoises. Mme Gu a révélé à la presse que l'entretien a porté sur les relations d'amitié et de coopération sino-burundaises. Le président Buyoya a apprécié à cette occasion la coopération entre les deux pays et a souhaité le renforcement des échanges d'expériences entre les femmes burundaises et chinoises en vue de la promotion de la femme. Au cours de leur visite au Burundi, elles ont échangé sur leurs expériences avec les Burundaises. Mme Gu a indiqué qu'elles allaient renforcer le domaine de la formation et de l'alphabétisation, particulièrement de la femme rurale. La délégation avait donné un don de machines à coudre et des décortiqueuses au ministère de l'Action sociale et de la PromotIon de la femme. Le Chef de l'Etat burundais a également reçu l'ambassadeur de la République islamique d'Iran à Kampala en Ouganda, M. Mahmoud Faraza Ndeh. L'entretien a porté sur la promotion de la coopération entre les deux pays qui était faible dans le temps, mais qu'il faut à tout prix réactiver notamment dans les domaines politique et économique, a déclaré le diplomate à la presse. Le Burundi présente beaucoup de potentialités agricoles et commerciales qu'il faut exploiter, a-t-il dit, précisant que la foire organisée dernièrement par les Iraniens au Burundi a été couronnée de succès. Il a ajouté que l'entretien portait également sur les possibilités d'investissement dans les domaines de l'agriculture et du commerce. Ils ont en outre échangé sur le processus de paix, notamment les moyens utilisés pour apporter les conditions sociales favorables pour la population qui est dans une extrême pauvreté. Ils ont également passé en revue les sujets d'intérêt international, notamment, le problème de terrorisme et la guerre au Proche-Orient.            abp            chn/dn   AVR 02

 

Burundi - Sécurité

Le ministre de la Défense nationale rassure les rapatriés

            BUJUMBURA, 4 avr (ABP) - Le ministre de la Défense nationale, le général-major Cyrille Ndayirukiye, a indiqué, au cours d'une conférence de presse tenue jeudi, que le regain de l'insécurité ici et là tient de l'évolution normale de la situation sur le plan politique et des perspectives de négociations sur la question du cessez-le-feu. Ces actions dans Bujumbura rural (ouest), a précisé le ministre Ndayirukiye, ont évolué dans le sens de maîtriser les grands sanctuaires considérés comme les états-majors du Front national de libération (FNL). Il a affirmé que la maîtrise de ces fiefs traditionnels est en cours. Dans les provinces de Bubanza et Cibitoke (nord-ouest), le général Ndayirukiye a indiqué que des tentatives sont signalées pour la récupération de la forêt de la Kibira par les bandes armées qui déménagent de Bujumbura rural. Pour les incursions classiques qui se font dans les provinces frontalières avec la Tanzanie, le ministre Ndayirukiye trouve que le mobile principal est de perturber le programme tripartite du gouvernement tanzanien, du Burundi et du HCR de rapatrier les réfugiés. Pour les réfugiés qui s'apprêtent à rentrer, l'écho de cette situation peut ralentir la volonté de se rapatrier. Le ministre de la Défense nationale a rassuré les réfugiés que l'insécurité présumée n'est pas de nature à empêcher un rapatriement quelconque. Il a promis que le gouvernement est à même d'assurer la sécurité des rapatriés de la même manière qu'il assure la sécurité des 6 millions de Burundais vivant à l'intérieur.            abp            and/dn    AVR 02

Burundi - CICR

Ouverture d'un séminaire de formation des cadres militaires en droit des conflits armés

            BUJUMBURA, 4 avr (ABP) - Le chef d'état-major général de l'armée, le général-major Vincent Niyungeko, a ouvert jeudi à l'Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM) un séminaire de formation des formateurs en droit des conflits armés, organisé par le CICR et le ministère de la Défense nationale. Au cours de ce séminaire de cinq jours, les instructeurs militaires apprendrons les règles qui protègent les civils et leurs biens, les combattants qui ne participent plus aux hostilités et ceux qui se rendent, limiter les méthodes et moyens de faire la guerre, a souligné le chef de la délégation du CICR au Burundi, M. Christophe Beney.  Le chef d'état-major général de l'armée a affirmé que les militaires connaissent le droit des conflits armés. Nous avons la mission de combattre l'ennemi pour sauver les intérêts de la population et ceux de la patrie, a-t-il indiqué, ajoutant que ce genre de mission engendre des souffrances tant du côté de l'armée que du côté ennemi sans oublier les populations neutres. Il est de notre devoir de faire en sorte que des souffrances inutiles soient évitées au maximum, a poursuivi le général-major Niyungeko. Il a demandé aux séminaristes de prendre à cœur que grâce à eux, les forces armées respecteront mieux les règles du droit des conflits armés. Cette formation, qui est assurée par M. Patrick Schaerzler, délégué du CICR auprès des forces armées dans la région de l'Afrique Centrale et de l'Est, sera dispensée à l'intention d'une trentaine d'officiers.       

abp      jmh/dn   AVR 02

 

Muyinga - Rapatriement

Plus de 420 réfugiés burundais rapatriés jeudi de la Tanzanie

                MUYINGA, 4 avr (ABP) - Quelque 424 réfugiés burundais sur les 540 préalablement prévus sont rentrés volontairement jeudi par Kobero, en province de Muyinga (nord-est du Burundi), a-t-on constaté sur place. Ces rapatriés vivaient dans les camps de Lukole I et Lukole II, situés dans le district de Ngara (Tanzanie). Ils ont été accompagnés par des personnalités du Burundi, de la Tanzanie et du HCR qui s'était rencontrées mardi à Ngara pour préparer le lancement officiel du retour massif des réfugiés burundais vivant en Tanzanie. La Tanzanie était représentée à Kobero par le ministre de l'Intérieur, M. Mohammed Seif Khatib, le commissaire du district de Ngara, le gouverneur de la région de Kagera frontalière avec les provinces burundaises de Muyinga, Cankuzo et Ruyigi, le délégué du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) en Tanzanie et les forces de l'ordre. La partie burundaise était composée des ministres en charge du Rapatriement des réfugiés, Mme Françoise Ngendahayo, de l'Intérieur et de la Sécurité publique, M. Salvator Ntihabose, l'ambassadeur du Burundi en Tanzanie, M. Emmanuel Rwamibango, les gouverneurs des provinces de Kirundo, Muyinga, Ruyigi et Makamba, les responsables de l'ordre et le délégué du HCR au Burundi, M. Stefano Severe. Dans son mot de circonstance, le ministre tanzanien de l'Intérieur a souligné que cette rentrée massive des réfugiés burundais n'était qu'un début. M. Mohammed Seif Khatib a déclaré que ces rapatriés, qui rentraient volontairement, venaient témoigner leur volonté de se joindre aux autres Burundais pour raffermir la paix et l'unité dans leur pays. Selon lui, ce retour volontaire des Burundais traduit à la fois la joie et le regret pour le peuple tanzanien et les rapatriés. Le regret, parce que les Tanzaniens étaient devenus amis de ces réfugiés qui rentrent et vice-versa. La joie dans la mesure où les rapatriés vont recouvrer leurs droits. Le ministre tanzanien a exhorté les rapatriés à bien composer avec les autres Burundais et  combattre énergiquement les fauteurs de guerre. Il a recommandé aux réfugiés, qui traînent encore les pieds, de se ressaisir dans les meilleurs délais. Les ministres burundais en charge de l'Intérieur et des rapatriés ont tour à tour désavoué tous ceux qui empêchent les réfugiés de rentrer. Ils ont reconnu que la sécurité n'était pas totale dans le pays, ajoutant cependant que les rapatriés allaient conjuguer leurs efforts avec ceux qu'ils trouveront sur les collines pour raffermir la paix. Ils ont tranquillisé les rapatriés, précisant que l'administration à tous les échelons a été suffisamment sensibilisée au retour des réfugiés. Après les discours, les différentes autorités ont passé aux cérémonies proprement dites de l'accueil officiel de ces rapatriés. Le ministre tanzanien de l'Intérieur a soulevé un enfant rapatrié et l'a donné à la ministre Ngendahayo. Les mêmes responsables ont passé à trois rapatriés le drapeau national en signe de retour au pays. L'événement a été couvert par plus de vingt journalistes locaux et étrangers.            abp            jcnz/dn   AVR 02