Burundi -
Médias
Le gouvernement
devrait utiliser un langage clair et consensuel pour ne pas dérouter les médias
et la population
BUJUMBURA,
5 avr (ABP) - Les travaux du séminaire sur le rôle des professionnels des
médias dans la mobilisation pour la paix et la réconciliation se sont clôturés
jeudi sur une note d'engagement visant leur implication effective dans le
processus de paix en intégrant la vérité et la complexité de la situation conjoncturelle.
Pour ce faire, l'intériorisation de l'accord de paix pour mieux le vulgariser
s'avère donc nécessaire. Dans cette perspective, ils se sont convenus d'initier
un partenariat entre les pouvoirs publics et les médias pour mener en bonne
intelligence les différentes campagnes en faveur de la paix. En revanche, les
séminaristes ont averti qu'ils ne vont pas se laisser inféoder ou manipuler par
des personnes ou des groupes de pression quelconques avant d'ajouter qu'il
faudra tout mettre en œuvre pour éviter la politisation des médias. Par contre,
les participants à ce séminaire ont recommandé aux institutions en général et
au gouvernement en particulier d'utiliser un langage clair, consensuel pour ne
pas dérouter les médias et la population. Par ailleurs, compte tenu de
l'importance de cette campagne d'explication, le gouvernement est appelé à ne
pas lésiner sur les moyens de peur de compromettre les descentes tous azimuts
des journalistes et la qualité ou la communication. Quant aux professionnels
des médias, ils se sont résolus de défendre à cor et à cri les valeurs
universelles d'humanisme telles que la paix et la tolérance. Dans ce contexte,
ils s'engagent surtout à mettre en avant le professionnalisme au détriment du
simple fonctionnariat. En outre, les participants ont recommandé aux groupes
armés de cesser les hostilités et respecter le droit humanitaire international
et les autres conventions y relatives. Pour sa part, la communauté
internationale devrait continuer d'accompagner le processus de paix par des
aides substantielles en réponse aux besoins exprimés par le Burundi. Quant à la
presse étrangère, elle devrait mesurer la portée des informations diffusées sur
le Burundi en rapport avec le processus de paix.
abp
dnd/dn AVR
02
Burundi -
Education
Grève illimitée
à l'Ecole normale supérieur
BUJUMBURA,
5 avr (ABP) - Les étudiants de l'Ecole normale supérieure du Burundi (ENS) ont
entamé jeudi une grève illimitée pour protester contre son règlement académique
et demander d'être traités comme les étudiants de l'Université quant aux
méthodes d'enseignement et d'évaluation, a-t-on appris du président de
l'association des étudiants, M. Herménégilde Habimana. D'après les textes
officiels sur l'organisation pédagogique et les conditions de travail des lauréats
de l'ENS, les étudiants jouissent d'une bourse d'études et sont soumis aux
mêmes conditions pédagogiques que les étudiants de l'Université du Burundi. Les
étudiants de l'ENS disent ne pas comprendre pourquoi ils doivent produire deux
travaux de fin d'études, un après la troisième année réussie et un autre après
la quatrième année, ce dernier devant être présenté après que les lauréats
aient presté au moins pendant trois
ans. Si le travail de fin d'études n'est pas reçu, l'étudiant est ajourné et
reprend l'année s'il remplit les conditions de redoublement.
Cette clause révolte aussi les
étudiants qui demandent de revoir cela afin qu'ils soient traités comme les
étudiants de l'Université du Burundi qui, s'ils n'ont pas présenté leur travail
de fin d'études, peuvent le faire au plus tard dans la deuxième session de
l'année suivante sans avoir redoublé. Le directeur de l'ENS, M. Charles
Nditije, ne comprend pas pourquoi ces étudiants se révoltent contre un
règlement qui est en vigueur depuis trois ans. Pour lui, l'école est une
institution autonome qui a ses propres règlements. Un conseil d'administration
extraordinaire de l'ENS doit se réunir ce vendredi pour se pencher sur la
question.
abp
and-ab/dn
AVR 02
Cibitoke -
Développement
Réunion du
comité provincial de développement
CIBITOKE,
5 avr (ABP) - Les membres du comité provincial de développement à Cibitoke
(nord-ouest du Burundi) se sont réunis mercredi pour évaluer les activités des
projets de développement socio-économiques planifiés pour l'exercice 2002. La
réunion regroupait les administrateurs communaux, le directeur de la DPAE
(Direction provinciale de l'agriculture et de l'élevage), celui de la Direction
provinciale de l'enseignement (DPE), la directrice du Centre de développement
familial (CDF), les représentants des groupements de développement
communautaire ainsi que le gouverneur de la province de Cibitoke. Le directeur
de la DPAE a indiqué que celle-ci a octroyé des semences sélectionnées et
beaucoup d'intrants agricoles grâce à l'appui du FIDA. Le DPAE a également
distribué aux éleveurs sinistrés des géniteurs et des génisses de race
améliorée. Les ONGs telle que Intersos ont également appuyé la DPAE dans
l'encadrement de la population et l'octroi du petit bétail à la population. Pour
sa part, le directeur provincial de l'enseignement, M. Gaddy Bukuru, a signalé
que trois écoles secondaires ont ouvert les portes, à savoir les collèges
communaux de Mugina, Masango et Buhayira. Le projet CURE a de son côté octroyé
beaucoup de livres et autres manuels scolaires aux collèges communaux. Il a
également indiqué que le PREBU a promis quelque 9.994 bancs pupitres à ces même
collèges communaux ainsi que des tables pour les professeurs. L'UNICEF a de son
côté octroyé des uniformes et équipements scolaires à des élèves sinistrés,
particulièrement les enfants Batwa (pygmées). La directrice du Centre de
développement familial, Mme Denise Nduwumukama, a fait savoir que le centre a
beaucoup œuvré dans l'alphabétisation des adultes, particulièrement des femmes.
A l'heure actuelle, environ 180 alphabétisés ont déjà eu des certificats et 390
autres poursuivent leur formation. Les administrateurs présents à cette réunion
ont pour leur part loué l'action de tous les partenaires locaux dans le
développement de leurs communes. Il ont toutefois appelé les différentes ONGs
oeuvrant dans la province à concrétiser les diverses actions qu'elles comptent
réaliser au cours de cette année.
abp
ank/dn AVR 02
Karusi -
Justice
Diminution du
rythme des plaintes auprès des corps de police
KARUSI, 5 avr (ABP) - La
moyenne des dossiers traités par la Police judiciaire des parquets (PJP) à
Karusi (centre-est du Burundi) est passée de 13 cas en mars 2001 à 2 cas en
2002, selon M. Samuel Niyongabo, commissaire de la PJP à Karusi. Il a affirmé
par ailleurs que même les rares dossiers traités depuis octobre 2001 sont
d'infractions très bénignes comme l'ivresse publique et les abus de confiance.
Avec une telle fréquence, la PJP aura traité
plus de 84 dossiers à la fin de cette année au moment où ils
atteignaient 217 l'année passée. Les justiciables ne se plaignent plus, d'après
M. Niyongabo, pour la simple raison que la production agricole a été largement
suffisante et que tout le monde s'adonne aux travaux champêtres devenus très
encourageants. Le vol a en effet diminué, les coups et blessures de même, car
il y a eu surproduction et, par conséquent, mévente. Pour l'année 2001, le
rapport annuel sur la criminalité montre qu'à Karusi, les coups et blessures
simples viennent en premier lieu, suivis du stellionat, des vols des récoltes
sur pieds, des vols qualifiés et des abus de confiance, signale-t-on. abp lnsh/dn AVR 02