Bujumbura rural
- Sécurité
Réunion de
sécurité des cadres de la province de Bujumbura rural
BUJUMBURA,
5 avr (ABP) - Une réunion des administrateurs communaux, des chefs de services
en province de Bujumbura rural (ouest du Burundi) et des parlementaires de la
circonscription a été tenue mercredi à Bujumbura pour échanger sur la sécurité
dans la province et la cohésion sociale. Au cours de cette réunion co-présidée
par MM. Léonce Ngendakumana, ex-président de l'Assemblée nationale et Balthazar
Ntamahungiro, gouverneur de province, il a été indiqué que la guerre persiste
dans cette province entraînant beaucoup de déplacés intérieurs. Ainsi, tout le
monde a-t-il été interpellé pour s'impliquer activement, chacun en ce qui le
concerne, en vue de mettre fin à cette guerre. Pour y parvenir, ont estimé les
participants, il faudrait une cohésion sociale, la province devrait se
réconcilier avec elle-même et tout le monde devrait avoir une même vision de
cette guerre qui tue la population. Les participants à la réunion n'ont pas
oublié de parler du rôle des chefs des combattants de Bujumbura rural qui sont
dans des hautes institutions et qui continuent à faire des déclarations sur la
voix des ondes tendant à intensifier la guerre. Le rôle de la population est
aussi déterminant pour la fin de cette guerre sans nom malgré qu'elle vienne
d'en haut, ont encore dit les participants à la réunion. Ils ont en outre
souligné que la province a beaucoup de potentialités à exploiter si tout le
monde est soudé. Les participants à la rencontre ont également signalé que la
province de Bujumbura rural a été négligée par les plus hautes autorités dès sa
création car elle n'a pas pu bénéficier d'infrastructures au même titre que les
autres. A titre d'exemple, à Isale, chef-lieu de la province, il n'y a ni
bureau ni gîte pour le gouverneur de province. Un appel a été lancé aux plus
hauts responsables pour s'y investir.
abp
bnt/dn AVR
02
Makamba -
COOPECs
Le cercle des
sociétaires ne cesse de s'agrandir au sein des COOPECs
MAKAMBA,
5 avr (ABP) - Le cercle des sociétaires ne cesse de s'agrandir au sein de
l'antenne régionale des coopératives d'épargne et de crédit
Bururi-Rutana-Makamba. D'après le responsable de cette antenne, M. Bosco
Ndayiragije, même les dépôts des sociétaires sont en nette augmentation. Depuis
la création des COOPECs dans les provinces du Sud du Burundi au début des
années 1990, les dépôts sont en constante progression et atteignent
actuellement près de 647 millions de FBu. Durant la même période, le nombre de
sociétaires est passé de quelques centaines seulement à près de 20.000 membres
actuellement. M. Bosco Ndayiragije a indiqué à l'ABP que presque toutes les
communes disposent actuellement d'une coopérative d'épargne et de crédit sauf
les communes Songa, (province de Bururi), Mpinga-Kayove (Rutana) et les
communes Vugizo et Kibago (Makamba). Les coopératives d'épargne et de crédit
ouvertes à Buyengero et Burambi ont été obligées d'interrompre momentanément
leurs activités suite à la persistance de l'insécurité dans ces deux communes.
Le responsable de l'antenne régionale a en outre indiqué qu'il existe des
COOPECs qui manifestent actuellement une vitalité remarquable à travers les
dépôts des sociétaires. Les COOPECs de Bururi et Rumonge disposent chacune d'un
volume de dépôts des sociétaires de près de 100 millions de FBu. Celles de
Rutana et Makamba disposent respectivement de près de 92 millions et de 90
millions de FBu.
M. Ndayiragije est conscient de l'importance
des COOPECs tant pour la population paysanne, les commerçants que pour les
salariés de l'état et du secteur privé. L'installation d'une COOPEC au niveau
de chaque commune, a-t-il poursuivi, a favorisé la promotion de la culture à
l'épargne pour la population, essentiellement rurale. Actuellement, la COOPEC
encourage progressivement la population à dépenser moins que ce qu'elle gagne.
En outre, elle octroie des crédits à ses clients pour démarrer les activités
diverses comme le petit élevage, l'agriculture, le petit commerce, l'artisanat,
etc… Certains salariés de l'état, surtout ceux qui habitent les coins les plus
reculés, font transiter leurs salaires à la COOPEC. De ce fait, ils accèdent
facilement au crédit dans des conditions relativement souples. L'antenne
régionale des COOPECs a déjà octroyé depuis 1991des crédits dont le volume est
à la hauteur de 287,5 millions de FBu, note-t-on. Le responsable de cette
antenne se dit satisfait de la façon
dont les clients s'acquittent de leurs dettes et encourage les
sociétaires à prendre des crédits car les fonds sont en suffisance.
abp
and-dny/dn AVR 02
Gitega - Femmes
Une association
organise samedi une rencontre de femmes pour le rétablissement de la paix
GITEGA,
5 avr (ABP) - Une rencontre de cohésion sociale doit regrouper samedi en
commune Itaba (sud-est de la province de Gitega, au centre du Burundi) les
femmes de cette commune et celles des communes Makebuko et Giheta sous le thème
"Femmes, formons un tout indivisible pour le rétablissement de la paix et
de la cohabitation pacifique". Organisée par l'association "Ministère
paix et réconciliation" (MIPAREC), cette rencontre a pour objectif de
promouvoir la cohabitation pacifique. Des jeux variés prônant la paix et la réconciliation seront présentés
par ces femmes. L'association MIPAREC organise aussi les gens, particulièrement
les femmes et les jeunes, autour des groupements de production et leur apporte
aussi un appui matériel a précisé M. Levy Ndikumana, président du MIPAREC. La
formation s'adresse ainsi aux femmes qui sont restées sur les collines, les
rapatriées et les déplacées en vue de favoriser leur rapprochement. Un centre
Paix et réconciliation a été aussi créé dans la ville de Gitega pour
l'encadrement des jeunes contre les abus de toute nature.
abp
cb/dn AVR 02
Cankuzo -
Sécurité
Cinq personnes
blessées et 18 vaches volées en commune Gisagara
CANKUZO,
5 avr (ABP) - Cinq personnes ont été blessées et 18 vaches volées par des
bandes armées sur les collines Gitwenge et Gerero en commune Gisagara, dans la
province de Cankuzo (est du Burundi) dans la nuit de mercredi à jeudi. Les
malfaiteurs ont également pillé des biens ménagers. Selon les témoignages
recueillis jeudi, un cri d'alerte a été entendu vers 19 heures sur les collines
de Gitwenge et Gerero invitant les habitants des deux localités à quitter leurs
maisons pour aller dans des sites plus ou moins sécurisés communément appelé
"ambassades". Ces bandes armées avaient été signalées mercredi sur la
colline de Rugerero dans le secteur de Kibimba en commune de Mishiha. D'autres
éléments rebelles avaient été aussi signalés dans certaines localités du
secteur de Murago en commune Gisagara et de Musenyi en commune Cankuzo,
note-t-on. Face à cette situation, les autorités administratives continuent à
effectuer des descentes sur terrain pour réconforter la population tandis que
les forces de l'ordre et les jeunes gardiens de la paix sont à la poursuite de
ces bandes armées. A la suite de ces attaques, l'effectif des sinistrés va en
croissant dans la mesure où les déplacés se comptent par milliers dans les
communes Cankuzo et Gisagara, a-t-on appris de source administrative.
abp
pnt/dn AVR 02