Ngozi - Développement

Naissance d'une société de gestion et d'exécution des projets

            NGOZI, 8 avr (ABP) - Une société de gestion et d'exécution des projets, la SOGEP, vient de voir le jour en province de Ngozi (nord du Burundi). Les cérémonies de son ouverture officielle ont été organisées samedi au chef-lieu de la province en présence des autorités provinciales. Son président directeur général, M. Martin Sindaruhuka, a indiqué que la société est chargée notamment de la propreté des places publiques, la protection de l'environnement, la réalisation d'ouvrages comme les ponts. Le premier contrat que la société a décroché dès le début de cette année est la tenue de la propreté du marché central de Ngozi ainsi que la gestion des aires de stationnement des véhicules de transport et certains ouvrages rattachés au marché comme la chambre froide et l'abattoir. La société devrait aussi ouvrir bientôt une boucherie charcuterie au centre commercial de Ngozi. Ces activités, a-t-on signalé, pourraient contribuer à trouver des solutions aux difficultés que connaît la commune Ngozi dans la perception des recettes. L'administrateur de cette commune, M. Joseph Basegeta, s'est par ailleurs déclaré déjà satisfait des prestations de la société à laquelle il a souhaité un bon parcours. Pour l'administration provinciale représentée à ces cérémonies par le conseiller principal du gouverneur, M. Gabriel Bitariho, la naissance de ce genre d'entreprise est la bienvenue dans la province parce qu'elle contribue non seulement à la création de nouveaux emplois, mais aussi à la lutte contre un certain esprit de monopole. Aussi, a-t-il appelé la main-d'œuvre locale à profiter de pareilles occasions qui lui sont offertes.

abp

ek/dn  AVR 02

 

Karusi - Politique

Descente des "Disciples de la paix" dans toutes les zones

            KARUSI, 8 avr (ABP) - Les "Disciples de la paix" viennent d'effectuer des descentes dans toutes les zones administratives de la province de Karusi (centre-est du Burundi) pour fustiger les partis politiques non encore agréés, les sectes religieuses non encore admises et sensibiliser la population à la lutte contre les rumeurs. Les membres de ce comité de cadres de la province surnommés "Disciples de la paix" portaient un message du cabinet du gouverneur à toute la population des 19 zones. Le message mettait en garde les responsables de certains partis, mouvements et sectes religieuses non reconnus par la loi mais qui fonctionnent dans l'illégalité dont le PALIPEHUTU, les FDD, Abasohoke de Migurumiko et d'autres non encore identifiés par l'appellation mais connus par leurs activités comme une secte présente en commune Gihogazi qui empêche les gens de se faire soigner au dispensaire. Le message fustigeait les rumeurs devenues monnaie courante pour décourager et démobiliser l'administration. En effet, au sein de la population, les rumeurs portent souvent sur la présence d'assaillants ici et là, sur la collecte des frais de scolarité pour les élèves indigents qui seraient selon les mauvaises langues, des pourboires des administrateurs communaux qui doivent céder la place aux nouveaux arrivants de la transition. Signalons que le message préparait en outre la population à bien accueillir les rapatriés qui commencent à rentrer nombreux.

abp

lnsh/dn   AVR 02

Muyinga - Rapatriement

Une trentaine de réfugiés burundais sont rentrés samedi du poste frontalier de Kobero

            MUYINGA, 8 avr (ABP) - Une trentaine de réfugiés burundais dont neuf hommes, quatre femmes et 17 enfants qui vivaient dans les camps de réfugiés tanzaniens de Lukole I et Lukole II sont rentrés samedi volontairement via le poste frontalier de Kobero, apprend-on de l'antenne du ministère en charge du rapatriement à Muyinga (nord-est du Burundi). Ces réfugiés ne sont pas rentrés dans les convois du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) comme d'habitude. Ces deux dernières semaines, ajoute-t-on. Ils sont venus spontanément par leurs propres moyens, souligne-t-on. Ils sont originaires des provinces de Kirundo et de Muyinga (nord). La plupart étaient partis en 1996 et en 2000, ont indiqué les rapatriés. Plus de 850 réfugiés étaient rentrés au début du mois d'avril par le point d'entrée de Kobero dans l'opération de rapatriement massif, rappelle-t-on.     abp      jncz/dn   AVR 02

 

Afrique - Santé

La BAD commémore la journée mondiale de la santé

                ABIDJAN/BUJUMBURA, 8 avr (XINHUA/ABP) - La Banque africaine de développement (BAD) a célébré dimanche 7 avril 2002, en partenariat avec la communauté internationale, la Journée mondiale de la santé, placée cette année sous le signe du sport et de l’activité physique et célébrée  sous le thème “Pour votre santé, bougez”.  Au Burundi la célébration de cette journée a été reportée à une date ultérieure qui n'a pas été précisée. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Dr Gro Harlem Brundtland a, à cette occasion, indiqué qu'en choisissant l'activité physique comme thème, l'OMS a voulu promouvoir des modes de vie sains, actifs et sans tabac avec pour objectif de prévenir les maladies et les incapacités dues à une vie malsaine et sédentaire. L'appel à un accroissement de l'activité physique est plus qu'urgent. Des récents rapports laissent apparaître une diminution constante de cette activité dans la région africaine, même chez les enfants et les jeunes, a dit le directeur général de l'OMS. Ce dernier a demandé aux gouvernements, aux communautés, au secteur privé et à la société dans son ensemble d'organiser diverses formes d'activités physiques en fonction de l'âge des individus, de leur sexe, de leur état de santé physique et des divers milieux où ils vivent. L'OMS se dit disposée à fournir aux gouvernements l'assistance technique nécessaire pour l'élaboration et la mise en œuvre des politiques et des programmes appropriés en vue de promouvoir l'activité physique.  La BAD, tenant compte de la relation étroite qui existe entre la santé et le développement, accorde des prêts au secteur sanitaire depuis la création du Fonds africain de développement en 1972. Il travaille en collaboration avec les pays membres pour assurer la fourniture de biens et services dans les secteurs prioritaires qui appuient la santé publique, facilitent l'intégration des programmes de valorisation des ressources humaines et réalisent des infrastructures appropriées en vue de promouvoir la prestation effective de soins de santé primaire et autres niveaux. La BAD appuie également le développement de la médecine traditionnelle dans les secteurs public et privé surtout en ce qui concerne les principales maladies telles que le paludisme et soutient les investissements en faveur de la recherche, de la formation et de la lutte contre le VIH/SIDA et les autres maladies épidémiques. Lors de son passage à Genève en juillet 2001, le président de la BAD, M. Omar Kabbaj a insisté sur l’importance que la BAD attache à la collaboration stratégique avec l’OMS, pour lutter contre la pauvreté et garantir une synergie des efforts et des activités dans le domaine de la santé en Afrique et de la bonne gouvernance en la matière comme base de développement durable en Afrique.  xinhua-abp   AVR 02

 

Inde - Divers

Le policier avait la dent dure

CALCUTTA, 8 avr (AFP) - Un policier de Calcutta, dans l'Est de l'Inde, a été suspendu de ses fonctions pour avoir mordu un conducteur de véhicule qui refusait de lui verser un pot-de-vin.  Nirmal Chandra Seal a enfoncé sa mâchoire dans la main du chauffeur lorsque celui-ci a refusé de payer sur-le-champ une "amende" de 750 roupies (15 dollars) qu'il jugeait injustifiée. "Nous avons ouvert une enquête pour vérifier si M. Seal essayait d'extorquer de l'argent", a déclaré Harman Preet Singh, chef adjoint de la police de Calcutta. Ces pratiques de pots-de-vin impliquant des policiers chargés de la circulation sont très courantes dans le sous-continent indien. afp/abp   AVR 02