Burundi - Environnement

Séminaire de formation sur le droit international de l'eau

            BUJUMBURA, 10 avr (ABP) - Le chef de cabinet a.i au ministère de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, M. Anaclet Nzirikwa, a ouvert mercredi à Bujumbura un atelier de formation de trois jours sur le droit international de l'eau et les techniques de négociation et de résolution des conflits. C'est une occasion d'être au fait de l'évolution juridique au niveau international des questions liées à la gestion des ressources en eau et ainsi de comprendre des enjeux liés au partage des eaux frontalières en général et à la gestion des ressources en eau du Bassin du Nil en particulier, a-t-il précisé. Les pays du Bassin du Nil, Burundi, Rwanda, RD Congo, Tanzanie, Kenya, Ouganda, Ethiopie, Soudan, Erythrée et Egypte, sont caractérisés par des différences au niveau du développement des aspects environnementaux, de la disponibilité, de l'utilisation et de la gestion des ressources en eau. Ces inégalités déjà évidentes peuvent engendrer des conflits si les précautions ne sont pas prises, a-t-il poursuivi, en faisant remarquer que c'est dans ce cadre que les responsables politiques des pays riverains du fleuve Nil ont compris la nécessité de se mettre ensemble pour une vision commune, afin d'atteindre un développement durable du Nil pour le bien de tous. "La gestion rationnelle des ressources naturelles en général et des ressources en eau en particulier est devenue depuis un certain nombre d'années un impératif et un atout majeur du développement durable", a fait noter le représentant de la FAO au Burundi, M. Mustafa Soares Cassama. Le projet  "gestion opérationnelle des ressources en eau et système d'information dans les pays du Bassin du Nil", mis en œuvre par la FAO, a pu contribuer notamment à la mise en place d'une politique nationale de l'eau afin de garantir une couverture durable des besoins en eau pour tous les usagers, au renforcement institutionnel, à la formation en matière de gestion organisationnelle et technique des eaux transfrontières, au développement des outils d'analyse d'impact ainsi qu'à la définition d'un système de gestion des ressources en eau, a-t-il révélé. Le fleuve Nil est l'une des ressources naturelles les plus importantes d'Afrique. C'est le fleuve le plus long du monde qui traverse des zones climatiques  aux caractéristiques les plus variées dont la bonne gestion s'avère indispensable plus que par le passé, a-t-on rappelé.                       abp            chn/dn   AVR 02

 

Cankuzo - Rapatriement

Poursuite du mouvement de rapatriement organisé

            CANKUZO, 10 avr (ABP) - Dans le cadre du programme de rapatriement des réfugiés, organisé conjointement par le gouvernement du Burundi et le HCR, 25 réfugiés burundais, originaires de la province de Cankuzo (est du Burundi), ont regagné mardi leur pays en provenance des camps de Lukole en province de Kagera en Tanzanie. Parmi les rapatriés figuraient 22 personnes dont deux de la commune Cendajuru et une originaire de la commune Gisagara. Ceux de la commune Mishiha sont partis directement sans avoir passé par le chef-lieu de la province pour identification. Il a été constaté que ces rapatriés étaient constitués en majorité d'enfants et de femmes qui étaient partis entre les années 1993 et 1997. MM. Raphael Banyiyezako et Thaddé Kibwebwe, originaires de la commune Cendajuru, étaient partis en Tanzanie en 1993. Ils sont revenus seuls les mains vides parce qu'ils étaient considérés comme irréguliers dans le district de Ngara en province de Kagera.

 

 Ils ont précisé que leurs femmes et enfants se trouvent depuis 1993 dans les camps de Kanembwa et Mutenderi en province de Kigoma. Ils ont en outre précisé que le rapatriement des réfugiés se trouvant en province de Kigoma est attendu dans les six mois à venir. Les autorités provinciales de Cankuzo ont assuré le transport de ces deux hommes jusque chez-eux sur les collines natales de Kirugura et Kabageni en commune Cendajuru située non loin des camps tanzaniens de Mutenderi et Kanembwa.            abp            pnt/dn   AVR 02

 

Mwaro - Santé

La population de Mwaro réclame plus d'informations sur le paludisme

            MWARO, 10 avr (ABP) - Le paludisme, naguère maladie des basses altitudes au climat chaud, est désormais un problème de santé publique dans la région des plateaux de Mwaro (centre-ouest du Burundi) ont convenu les participants à la journée de mobilisation sociale pour la lutte contre cette maladie à l'intention du personnel de santé, des responsables administratifs et des représentants des différents secteurs d'activités dans la province. Cette séance de mobilisation s'inscrit dans le cadre des préparatifs de la journée africaine de lutte contre le paludisme fixée au 25 avril, a-t-on appris des organisateurs de la journée de réflexion. Le médecin directeur de la province sanitaire de Mwaro qui a présenté la situation épidémiologique du paludisme dans sa zone d'action, a indiqué que l'épidémie, qui y a sévi en novembre-décembre 2000 lorsque les structures de soins de la province enregistraient plus de 60.000 cas par mois, est maîtrisée depuis janvier 2001, ajoutant que le paludisme ne sévit actuellement que de façon endémique. Selon le médecin, cette régression est le fruit des actions menées dans la sensibilisation et la distribution à la population de plus de 3.000 moustiquaires imprégnées en plus de l'approvisionnement régulier des centres de santé en médicaments et le traitement précoce des cas. Cependant, la population de Mwaro n'a visiblement pas encore d'informations suffisantes sur le paludisme. Elle doit davantage bénéficier d'une sensibilisation plus soutenue sur les attitudes et comportements de prévention contre le paludisme. L'obtention de moustiquaires imprégnées reste aussi problématique alors que, selon le même médecin, elle reste le moyen privilégié de se protéger contre le moustique et, partant, contre le paludisme.

abp      gb/dn   AVR 02

 

Cibitoke -  Sécurité

Visite du gouverneur de Cibitoke en commune Bukinanyana

            CIBITOKE, 10 avr (ABP) - Le gouverneur de la province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi), M. Benoît Ntigurirwa, a entamé mardi, par la commune Bukinanyana, une tournée à travers toute la province pour évaluer la situation sécuritaire. Les administratifs à la base lui ont assuré que la situation sécuritaire est bonne dans l'ensemble sauf qu'il y a des résidus des miliciens rwandais Interahamwe souvent signalés dans les secteurs frontaliers de la forêt de la Kibira. Des tentatives d'infiltration des groupes armés sont aussi signalées dans le secteur de Masango une zone qui fait frontière avec la province de Bubanza. Le gouverneur de province a pour sa part appelé les administratifs à la base à être plus dynamiques aujourd'hui plus qu'hier, vue les échéances politiques du moment. Il a vivement mis en garde ceux qui tenteraient de porter une casquette double suite aux spéculations de tous genres. Ils les a exhortés à combattre la polygamie où qu'ils se trouvent et surtout à prêcher par le bon exemple.

abp      ank/dn   AVR 02

 

Cibitoke - Sécurité

Une personne tuée et une autre blessée par des miliciens Interahamwe

            CIBITOKE, 10 avr (ABP) - Des miliciens Interahamwe de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana ont tué une personne et blessé une autre dimanche soir au cours d'une attaque d'un ménage du secteur Gitukura, en commune Mabayi, province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi), a-t-on appris de source administrative. Les assaillants sont venus de la forêt de la Kibira pour se ravitailler en vivres. Pris entre les feux des gardiens de la paix, les malfaiteurs ont tiré sur les victimes avant de se replier dans la forêt, leur sanctuaire depuis trois ans, a-t-on précisé de même source.

abp      ank/dn   AVR 02