Burundi - Grands Lacs
Le président Buyoya plaide
pour la mise en place des mécanismes de gestion de la paix et de la sécurité
BUJUMBURA, 11 avr (ABP) - Le chef de l'Etat
burundais, M. Pierre Buyoya, a invité mercredi la région des Grands Lacs à se
doter des mécanismes de gestion de la paix et de la sécurité, lors du sommet de
Kampala. Le président Buyoya l'a révélé à la presse à son retour à Bujumbura
après une visite de deux jours en Ouganda où il a participé à un symposium
régional sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands
Lacs organisé conjointement par l'Ouganda et la Fondation Nyerere. Les
présidents ougandais, tanzanien, burundais et kenyan ont pris part à ce symposium.
Le président Buyoya a indiqué qu'il a insisté sur ce volet dans son
intervention mercredi matin au symposium parce qu'aujourd'hui la région des
Grands Lacs n'existe pas de façon formelle. Le président burundais a également
plaidé pour que le Burundi et le Rwanda soient acceptés dans les meilleurs
délais au sein l'East African Community. Il a souligné qu'il n'est pas normal
que l'on continue à appeler les deux pays dans des symposiums sur l'intégration
régionale là où ils ne sont pas ensemble. Le symposium s'est clôturé avec le
lancement d'un appel à toutes les nations de la région pour une intégration
politique et économique à tous les niveaux et dans tous les secteurs au cours
du 21ème siècle. L'appel est contenu dans un rapport qui recommande
que toute la région s'engage à promouvoir la gouvernance par la loi, la
tolérance, la démocratie, ainsi que le développement rapide sur les plans
économique et social, afin de neutraliser les éléments du conflit et de
l'insécurité. Le document met aussi l'accent sur le renforcement de
l'intégration économique des pays de la région des Grands Lacs. En marge du
symposium, le président burundais a rencontré son homologue tanzanien, Benjamin
Mkapa. Ce dernier lui a révélé les conclusions de la réunion entre les représentants
du gouvernement tanzanien et des différents groupes armés burundais, organisée
à Dar es-Salaam entre le 15 et le 25 mars dernier. Au mois de janvier 2002, le
président Buyoya, accompagné du président de l'Assemblée nationale, M. Jean
Minani, s'étaient rendus en Tanzanie pour demander au président Mkapa de
s'impliquer pour convaincre les bandes armées d'aller à la table des
négociations. "Je crois que le gouvernement de la Tanzanie l'a fait d'une
façon engagée. C'est ce que je peux en conclure. Nous allons mesurer le
résultat effectif quant à l'attitude de ces groupes armés dans les négociations
qui sont programmés prochainement", a souligné le président Buyoya.
abp fn/dn
AVR 02
Kayanza - Sécurité
Les autorités
politico-militaires intensifient les descentes sur terrain
KAYANZA, 11 avr (ABP) - Le
gouverneur de la province Kayanza ( nord du Burundi), M. Venant Baratakanwa,
accompagné des responsables militaires, intensifie actuellement des descentes
dans les communes où les actions des CNDD/FDD sont devenus nombreuses. Ils
s'agit des communes Kabarore, Muruta, Kayanza, Gatara et Butaganzwa. Mardi, le
gouverneur était en commune Butaganzwa alors que la semaine passée il avait
visité les communes Kabarore et Muruta dans le but de faire un clin d'œil à la
population pour l'inviter à sauvegarder la sécurité bien que l'on constate une
accalmie dans toute la province. Partout où il passe, le gouverneur réunit les
responsables administratifs à la base, les Bashingantahe (notables)
traditionnellement investis et les fonctionnaires. Après avoir constaté la vente, la distribution et des cotisations
pour le compte des CNDD/FDD, le gouverneur invite les Bashingantahe et les
responsables administratifs à la base à faire pleinement leur travail. La
sécurité reste le fondement de tout, affirme-t-il, précisant que sa sauvegarde
est un devoir pour tout le monde. Ainsi constate-t-on un net relâchement de la
population à faire des rondes de nuit dans les communes, précisent les
administrateurs communaux. La population a été informée que, selon la
constitution de transition en vigueur, les actions de partis politiques agrées,
se limitent aux réunions des organes. Mercredi, les autorités provinciales se
sont rendues en commune Gatara et terminent leur tournée ce jeudi dans la zone
de Nyabihogo de la commune Kayanza.
abp ak-dny/dn
AVR 02
France - Technologie
Un Gardois invente la
chaussure anti-mines
MONTPELLIER, 11 avr (AFP) -
Dévier par une impulsion électrique la trajectoire du pied avant qu'il se pose
sur une mine: le principe du système inventé par Christophe Cayrol et breveté
intéresse l'armée française qui s'est engagée début mars à lui apporter son
concours financier. L'invention de cet ingénieur gardois des Arts et Métiers ne
se contente pas de repérer l'engin explosif et d'alerter l'utilisateur,
"elle suspend ou dévie le mouvement du pied au moyen d'impulsions
électriques", a expliqué à l'AFP Christophe Cayrol, 41 ans. Le dispositif
comporte un détecteur de métal dont les antennes souples sont intégrées aux chaussures
de l'utilisateur et un boîtier de commande porté à la ceinture. Celui-ci est
relié à deux groupes d'électrodes autocollantes, disposées sur chacune des
jambes, qui envoient des impulsions entraînant la contraction du muscle. Selon
M. Cayrol, cette impulsion peut sauver une vie: "Une simple alerte sonore
mettra deux dixièmes de seconde pour atteindre le cerveau et faire réagir un
individu. C'est souvent trop tard. Avec mon invention, le pied est
automatiquement dévié en 20 millisecondes". Son invention s'apparente
davantage à un système de franchissement de terrains dangereux, difficiles à
"nettoyer", qu'à un système de déminage proprement dit. Il est
fiable: 95 % des mines contiennent au moins une pièce de métal détectable,
affirme Christophe Cayrol. L'armée, au travers de la Délégation générale pour
l'armement, est intéressée et s'est dite prête, à partir du second semestre
2002, à financer le développement d'un prototype dans le cadre du programme du
nouvel équipement du fantassin (programme Félin). "Handicap International,
avec qui j'ai pris contact, était également intéressée mais dispose de moins de
moyens et veut attendre les tests de l'armée. Je souhaiterais que l'équipement
revienne à moins de 1.500 euros", dit Christophe Cayrol. Les mines antipersonnel
sont responsables chaque année de 25.000 tués ou handicapés à vie, dont 10.000
enfants, selon des estimations officielles. afp/abp AVR 02
GB - Divers
Au téléphone,
un voleur persuade la police de ne pas se déplacer
LONDRES, 11 avr (AFP) - Alertée par des voisins
ayant remarqué qu'un homme était en train de dévaliser une camionnette, la
police d'Oldham (nord-ouest de l'Angleterre) a demandé à parler au suspect et
s'est laissée convaincre par celui-ci de ne pas envoyer de patrouille. Les
voisins du propriétaire de la camionnette, parti déjeuner avec son épouse,
avaient remarqué les agissements suspects d'un homme autour du véhicule,
contenant des centaines de milliers de livres d'outils, et avaient alerté la
police, a rapporté la presse mercredi. Mais au lieu d'envoyer immédiatement une
patrouille, les officiers de police ont demandé aux voisins de passer le
combiné de téléphone au suspect pour qu'ils s'entretiennent avec lui. Au
téléphone, l'homme a affirmé à la police qu'il avait remarqué que la camionnette
avait une vitre cassée et que, s'il en sortait les outils, c'était pour les
"mettre en sûreté". Les policiers se sont contenté de cette version
des faits et l'homme a pu tranquillement continuer à vider la camionnette et
transférer son contenu dans un véhicule garé près d'un pub voisin. Après coup,
la police a affirmé avoir été "un peu trop occupée" pour envoyer une
patrouille sur place, a expliqué le propriétaire de la camionnette à la BBC. Le
commissaire adjoint, Ned Hughes, a déclaré, sur la même radio, qu'il était
"blême de rage" en apprenant les détails de cet incident
"extrêmement embarrassant". "Nous avons clairement échoué à
assurer notre service. Je suis déterminé à corriger ça", a-t-il assuré.
afp/abp AVR 02