Burundi - Eau
Le Burundi a sa politique
nationale de la gestion de l'eau
BUJUMBURA, 12 avr (ABP) - Les
problèmes posés par l'utilisation des eaux sont tellement nombreux aujourd'hui
qu'il est nécessaire, pour le législateur, de mettre sur pied une bonne
législation des eaux en vue d'assurer à celles-ci une gestion harmonieuse et
équilibrée et de les protéger contre tous les dangers qui sont de nature à
porter atteinte tant à leur quantité qu'à leur qualité, ont reconnu les
participants à l'atelier national de formation sur le droit international de
l'eau, les techniques de négociation et de résolution des conflits, organisé
par le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement. En
effet, ont-ils dit, le Burundi a déjà présenté et adopté la politique nationale
de gestion des ressources en eau, une politique qui a pour effet primordial de
donner la place de choix à la ressource hydrique comme étant une valeur
économique entrant en jeu dans le développement socio-économique. Par ailleurs,
le Burundi, qui fait partie des pays du projet Initiative du Bassin du Nil
(Congo, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Ouganda, Soudan, Kenya, Tanzanie, Rwanda et
le Burundi) riverains du Bassin du Nil, a intégré le cadre de coopération pour
la bonne utilisation et la gestion des eaux du Nil, surtout que ce fleuve est
une source naturelle la plus importante de l'Afrique, et il doit en tirer
profit car il a plus à gagner qu'à perdre. Par contre, ont estimé les
participants, chaque pays doit dans ses obligations tenir compte de la volonté
politique des ressources en eau, de participer aux réunions de négociation et
respecter les cotisations afin de parvenir à un développement équitable. Le
Burundi accuse actuellement des arriérés de 85.000 dollars US des cotisations
qu'il doit verser au projet Initiative du Bassin du Nil. Selon les
participants, le Burundi a intérêt à suivre ce qui se fait sur l'Initiative du
Bassin du Nil parce que quand une eau est partagée, tout doit passer par la
négociation.
abp
ynd/dn AVR 02
Burundi - Enseignement
Le personnel de l'ENS
désapprouve la grève des étudiants
BUJUMBURA, 12 avr (ABP) - Le
personnel enseignant et tous les cadres administratifs de l'Ecole normale
supérieure (ENS) se sont réunis mercredi pour analyser la situation qui prévaut
suite à la grève déclenchée par les étudiants depuis le 4 avril. Selon un
communiqué de presse publié à l'issue de la réunion, après avoir échangé sur le
contenu et la forme des revendications des étudiants, à savoir le refus de
rédiger le travail de fin d'études à la fin de la 3ème année, la
question du triplement et d'allégement de la sanction infligée aux étudiants
tricheurs, le personnel de l'ENS a fait savoir que contrairement à ce que certains
étudiants font croire à l'opinion, il ne soutient pas leurs revendications
parce que les arguments avancés ne sont pas convaincants. Ce personnel indique
que l'ENS est une institution qui a un statut et une organisation académique,
sociale et financière propres à elle et qui ne sont pas nécessairement
transposables à une autre institution. Le travail de fin d'études, qui figure
au terme du 1er cycle (3ème année), devrait plutôt faire l'objet de
leur fierté par son caractère scientifique et éducatif, poursuit le communiqué.
En ce qui concerne le triplement, la question devrait être négociée et non
imposée par les étudiants, selon le personnel de l'ENS. Concernant la fraude
aux examens, le personnel considère qu'un étudiant de l'ENS, futur éducateur, ne
devrait pas solliciter une faveur pour alléger les sanctions contre cette
pratique reconnue malhonnête dans tous les systèmes.
Toutes ces raisons ont poussé le personnel à inviter tous les étudiants
à penser aux mauvaises conséquences qui pourraient empirer la situation si leur
grève perdurait et leur recommande de regagner incessamment le chemin des
auditoires. La même recommandation a été formulée dans la soirée à l'issue
d'une rencontre entre le ministre de l'Education nationale, le directeur et les
délégués des étudiants de l'ENS.
abp
im/dn AVR 02
Burundi - Droits de l'homme
Sensibilisation des jeunes
de Nyakabiga sur la résolution pacifique des conflits
BUJUMBURA, 12 avr (ABP) - Les jeunes
du quartier Nyakabiga (centre de Bujumbura) ont convenu jeudi d'œuvrer pour la
création d'un réseau engagé dans la lutte pour un idéal de paix, défendre les
droits de l'homme et les valeurs de tolérance, de solidarité et de fraternité.
A l'issue d'un séminaire de formation de trois jours en droits de l'homme et en
résolution pacifique des conflits, les élèves et étudiants en vacances à
Nyakabiga se sont fixés l'objectif de créer un cadre de concertation ou une
assemblée nationale des jeunes. Ils ont en outre exprimé leur détermination à
créer des comités d'initiative pour la paix, les droits de l'homme et la
réconciliation nationale dans les écoles, les quartiers et les collines afin de
mettre sur pied, à terme, un haut conseil des jeunes qui sera un partenaire des
institutions de l'Etat, des organismes internationaux et non gouvernementaux
pour la promotion de cet idéal. Ils ont recommandé aux jeunes de se positionner
comme organe de solution à la crise burundaise, s'approprier l'accord de paix
et contribuer positivement à sa mise en œuvre. Les jeunes de Nyakabiga ont
enfin recommandé l'élaboration et la mise en œuvre des programmes de formation
en droits de l'homme à tous les niveaux de l'enseignement.
abp
bb/dn AVR 02
Kayanza - Sécurité -
Education
Psychose récurrente
d'attaque au lycée de Musema
KAYANZA, 12 avr (ABP) - Une psychose
récurrente d'attaque d'assaillants persiste chez les élèves du lycée de Musema,
en province de Kayanza (nord du Burundi), depuis la prise en otage de 300
d'entre eux le 11 avril 2001, a indiqué le directeur de l'établissement, M.
Frédéric Nizigiyimana. Il suffit d'un moindre bruit pour provoquer la panique
chez les élèves qui sortent précipitamment de leur dortoir, a-t-il précisé en
citant l'exemple de cinq élèves qui ont été blessés (jambe fracturées) lors du
récent tremblement de terre, survenu à Goma en RD Congo, et entendu jusqu'en
commune Butaganzwa où se situe le lycée de Musema. Les coups de feu sporadiques
entendus dans les environs du lycée ou même le bruit des souris qui dansent
dans le plafond pendant la nuit, sèment la peur chez les élèves qui sortent du
dortoir craignant une autre attaque des assaillants, ajoute le directeur de cet
établissement. Avant l'invasion des assaillants dans ce lycée, qui a occasionné
plusieurs dégâts matériels, l'établissement comptait 446 élèves, précise-t-on.
Concernant les six élèves disparus lors de l'attaque, les responsables de
l'école et les parents pensent que certains sont morts en cours de route,
d'autres conduits par force dans la forêt de la Kibira où errent encore les
assaillants. Par ailleurs, les bailleurs de fonds sont prêts à aider dans la
réhabilitation des infrastructures scolaires détruites. C'est notamment l'Union
des églises baptistes qui a déjà fait des contacts avec la direction de
l'école. L'ONG Norvegian Church Aid vient aussi d'octroyer plus d'une centaine
de matelas, précise le directeur du lycée. Concernant le volet pédagogique, les
programmes sont au même niveau que dans les autres établissements des environs,
constate encore le directeur, ajoutant toutefois que les résultats du premier
et du second trimestre ne sont pas satisfaisants. Les classes à test de 1ère
scientifique et de 10ème sont prêtes à concourir avec les autres du
pays, a-t-il conclu.
abp
ak-dny/dn
AVR 02