Burundi - Pauvreté
La pauvreté devenue le
premier ennemi du Burundi selon le PNUD
BUJUMBURA, 12 avr (ABP) - Le directeur adjoint du
bureau régional pour l'Afrique au PNUD, M. Jacques Loup a déclaré jeudi à
Bujumbura que la pauvreté est aujourd'hui devenue le premier ennemi du Burundi.
M. Loup, qui participait à la consultation thématique des bailleurs de fonds
sur le cadre stratégique intérimaire de croissance et de lutte contre la
pauvreté au Burundi, est également co-président des travaux. Il a souligné que
les déplacés internes représentent 10% de la population et les réfugiés 13%.
Sur la période de 1992-2000, la proportion de la population vivant en dessous
du seuil de pauvreté est passée de 36% à 56% en milieu rural et de 42% à 60% en
milieu urbain. Les indicateurs sociaux du Burundi qui, jusqu'au début des
années 1990, étaient pour l'essentiel comparables à la moyenne des indicateurs
des autres pays d'Afrique au sud du Sahara, se sont détériorés depuis 1993. Le
taux d'immunisation est passé de 81% à 60%, le taux de scolarisation qui était
de 70% a chuté à 43%. La malnutrition infantile aiguë est passée de 6% à 12%.
Il a émis le souhait que ces travaux qui ont été recommandés par la table ronde
de Genève des bailleurs de fonds du Burundi en décembre 2001 puissent déboucher
sur des engagements fermes pour combattre le fléau de la pauvreté au Burundi,
sur la concrétisation des promesses de financements des réunions de Paris et de
Genève. M. Loup a en outre plaidé pour la formulation, dans les meilleurs
délais, d'un programme social d'urgence, qui aurait la caractéristique première
d'être exécuté à court terme, notamment en mobilisant les fonds promis à Paris
et à Genève. Un tel programme pourrait comprendre des actions visant à la
réhabilitation des infrastructures scolaires et sanitaires utilisant d'abord
les matériaux locaux, l'installation et la réinsertion des rapatriés et des
déplacés, l'eau et l'assainissement, les emplois à haute intensité de main
d'œuvre, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA et des
enfants de la rue. Pour ne pas retarder l'impact de ce programme sur les
populations, il conviendrait de ne retenir en priorité que des actions ne
demandant pas de longues études préalables.
abp fn/dn AVR 02
Cankuzo - Sécurité
La population reste sur le
qui vive
CANKUZO, 12 avril (ABP) - Après la
perturbation de la sécurité qui a duré une semaine dans certains secteurs des
communes Gisagara, Cankuzo et Cendajuru, le calme se rétablit petit à petit
malgré un climat de panique qui persiste, a-t-on appris mercredi de source
administrative. Le 2 avril dernier, rappelle-t-on, des bandes armées avaient
attaqué certains secteurs des communes Gisagara et Cankuzo faisant une dizaine
de morts et de blessés. Les terroristes auraient rebroussé chemin vers la
Tanzanie d'où ils étaient venus. Pendant une semaine ils se sont retrouvés
traqués par les forces de l'ordre et les jeunes gardiens de la paix. Certains
éléments des bandes armées ont été tués et d'autres capturés par les forces de
l'ordre. Ceux qui sont parvenus à s'échapper se trouvent actuellement sur la
chaîne de montagne de Ndeke dans les localités de Gahetera, Kiga, Mutoyi et
Nyakayenzi situées en face des communes Gisagara et Cendajuru. Cependant, la
population de ces communes reste sous le choc et vit un climat de panique tel
point que des milliers de personnes, en majorité des enfants, des femmes et des
vieillards, passent des nuits dans des centres de déplacés sans abris.
A Cendajuru, l'administrateur communal, M. Jean Mbonabuca, a signalé
mercredi le passage d'assaillants par petits groupes de deux à cinq personnes
en direction des secteurs de Muyange, Misugi et Kavumu (Cendajuru) ainsi qu'à
Gahoko dans le secteur de Musenyi en commune Cankuzo. Les responsables de
l'administration à la base dans les communes Cendajuru et Gisagara ont fait
savoir que la population des secteurs frontaliers avec la Tanzanie est
manipulée par les bandes armées en utilisant des menaces d'intimidation, des
enseignements divisionnistes à caractère ethnique et régionale sans oublier les
menaces contraignantes de donner des cotisations pour le soutien au mouvement
CNDD/FDD. Pour ce dernier, le choix est clair : "C'est la vie ou la
mort", a-t-on appris de bonne source. abp pnt/dn
AVR 02
Rutana - Assainissement
Sensibilisation des
enseignants sur l'hygiène et la santé dans les écoles
RUTANA, 12 avr (ABP) - International
rescue Comittee (IRC), l'une des nouvelles venues dans la familles des ONGs oeuvrant
en province de Rutana (sud-est du Burundi), en collaboration avec la direction
provinciale de l'enseignement et le bureau provincial de la santé à travers la
coordination provinciale de l'hygiène et de l'Information, éducation,
communication (IEC), ont organisé de mardi à jeudi une formation participative
des enseignants de certaines écoles primaires de la province avec pour objectif
la promotion de l'hygiène et de la santé dans les écoles par et pour les
élèves, a-t-on appris jeudi de la coordination de cette ONG. Selon Mme Sophie
Allan qui assure par intérim la coordination des activités de l'IRC dans la
province, il s'agit d'encourager l'idée que chaque élève et chaque enseignant
fasse de son école un milieu sain, exempt de toute maladie transmissible et de
conscientiser les enfants à faire les travaux d'hygiène avec la bonne volonté,
au lieu de les exécuter comme punition. Comme les enseignants concernés par
cette formation proviennent des écoles dont l'IRC est en train de réhabiliter
l'eau et les latrines, il s'agit également de mettre en place des structures
pour permettre l'utilisation à bon escient de ces infrastructures. Seize
enseignants venus des écoles de Kayero, Shanga II, Rushemeza, Buta, Bukemba,
Kabanga, Gihofi II et Butare, ont bénéficié de cette formation. Les échanges
ont porté sur des thèmes comme l'utilisation des latrines, l'hygiène des mains,
l'utilisation et le stockage de l'eau potable ainsi que le contrôle de la
malaria.
abp jbm/dn
AVR 02
Makamba - Sécurité
La sécurité est bonne en
province de Makamba sauf en commune Kibago
MAKAMBA, 12 avr (ABP) - La sécurité
est globalement bonne en province de Makamba (sud du Burundi) sauf dans
quelques localités de la commune Kibago, notamment à Nyarubungo et Mbizi, a
constaté jeudi le colonel Gabriel Gunungu, gouverneur de la province, à l'issue
d'une réunion tenue à l'intention des membres du comité provincial de sécurité.
La commune Kibago est, depuis la mi-mars, la cible privilégiée des bandes
armées. Le secteur de Mbizi et ses environs ont été attaqués dans la matinée de
jeudi mais le bilan n'est pas encore connu. L'insécurité qui continue à régner
dans la commune Kibago a conduit à la fermeture des marchés se trouvant le long
de la frontière, aux produits commerciaux provenant de la Tanzanie. Cette
décision prive à cette commune d'importantes ressources. La vie de la commune
est presque paralysée et Kibago est actuellement dans l'incapacité de verser à
temps les salaires de son personnel. Les élèves indigents, qui devraient
percevoir leurs frais de scolarité dès le début du troisième trimestre, ne
seront pas assistés faute de moyens. L'administrateur de la commune Makamba, M.
Déo Kantungeko, se plaint de la recrudescence des cas de vols à main armée. Le
centre urbain de Makamba est plus particulièrement visé. Au début de ce mois,
une équipe de voleurs armés en tenues militaires ont fait irruption vers19H30'
dans un débit de boissons fréquenté par un nombre important de consommateurs.
Les bandits ont pris par force de l'argent et des objets de valeur comme des
téléphones portables et des postes de radio, avant de prendre la fuite. Au
début de cette semaine, une autre équipe de bandits armés s'est introduite dans
un autre débit de boissons et a forcé le propriétaire à donner de l'argent. Ces
bandits ont emporté près de 400.000 FBu. Le gouverneur Gunungu a demandé à tous
les corps de police de bien collaborer avec la population pour que tous les
réseaux de bandits organisés soient démantelés. abp and/dn AVR 02