Burundi - Universités

Les lauréats des humanités des années 1998 à 2001 inscrits dans les universités privées vont bientôt toucher leur bourse

            BUJUMBURA, 13 avr (ABP) - Les frais de bourse promis aux étudiants des universités privées du Burundi ayant obtenu un diplôme d'Etat ou équivalent vont être distribués dès le début de la semaine prochaine, a-t-on appris du directeur général de l'Enseignement supérieur, M. Aaron Barutwanayo. En effet, le retard du déblocage de ces frais a été dû à la lenteur de la constitution des listes par les responsables de ces universités privées, a dit M. Barutwanayo. Seules six universités sur neuf ont déjà déposé les dossiers au ministère de l'Education nationale. Les étudiants qui seront retenus sont les lauréats des humanités des années scolaires 1998 à 2001 qui bénéficieront d'une bourse de 17.622 FBu par mois. La bourse aux étudiants des universités privées avait été promise par le président de la République du Burundi, M. Pierre Buyoya lors de l'ouverture officielle de l'Université des Grands Lacs de Kiremba, rappelle-t-on.

abp      and/adn   AVR 02

 

Burundi - COMESA

Le Burundi a souscrit au processus d'intégration régionale du COMESA

            BUJUMBURA, 13 avr (ABP) - Une mission du Marché commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique Australe (COMESA) en visite de trois jours au Burundi a rencontré vendredi au Novotel les opérateurs économiques burundais dans le but de les sensibiliser à entrer en compétition avec leurs partenaires de la sous-région afin de profiter pleinement des avantages offerts au sein de la nouvelle zone de libre échange mise en place par le COMESA. Cette zone, a dit le secrétaire général adjoint du COMESA, M. Sindiso Ngwenya, entend créer des arrangements en matière des douanes pour faciliter la libre circulation des biens. Pour concrétiser cette mesure, le COMESA a déjà prévu un programme de formation des agents des douanes de tous les pays membres. Le ministre burundais du Commerce et de l'Industrie, M. Charles Karikurubu, a réaffirmé à cette mission que le Burundi a souscrit au processus d'intégration régionale du COMESA qui au niveau de son programme, en arrive à une phase très importante du libre échange. Au regard de ce même programme, M. Karikurubu a souligné qu'il est plus que temps que le libre échange entre pleinement en vigueur nonobstant les difficultés qui peuvent incomber à chaque état membre. Notre pays, a-t-il ajouté, n'est pas suffisamment  préparé à la compétitivité au sein du COMESA car, outre que la crise a paralysé tout les secteurs de production, les industries burundaises ont été réduites à un faible niveau de compétitivité d'autant plus que leurs unités de production sont principalement conçues pour le seul marché local. Pendant les huit dernières années, l'investissement a pratiquement disparu, l'épargne intérieur publique et privée littéralement inexistante, les bailleurs de fonds extérieurs se sont retirés et la coopération suspendue, a déploré M. Karikurubu. L'option de l'intégration ne peut cependant être mise en cause et le gouvernement du Burundi doit tout mettre en œuvre pour entrer harmonieusement dans la zone de libre échange du COMESA. Au nom de ses collègues, le président de l'Association des industriels du Burundi (AIB), M. Astère Ndorere a souligné que le Burundi ne pourrait de bon cœur adhérer au COMESA avant le retour à Bujumbura de la Banque de la ZEP actuellement transférée à Nairobi (Kenya).         

abp      adn   AVR 02

Burundi - Environnement

Fin de l'atelier de formation sur le droit international de l'eau

            BUJUMBURA, 13 avr (ABP) - L'atelier de formation sur le droit international de l'eau, les techniques de négociation et de résolution des conflits débuté mardi a clos vendredi ses travaux par quelques recommandations notamment  la formation des juristes environnementalistes burundais et la redynamisation de la commission nationale de législation pour élaborer les textes d'application des codes et lois. Les participants à cette formation avaient constaté que le Burundi a déjà adopté plusieurs codes non opérationnels. Le Burundi est appelé aussi à signer des traités après une analyse approfondie afin d'éviter des conflits entre la loi nationale et la loi internationale. Etant donné que la question de l'eau est cruciale au Burundi, l'atelier a recommandé que le gouvernement du Burundi disponibilise des moyens financiers pour mettre en application le plan directeur de l'eau et la politique nationale de l'eau. Il faut aussi que le Burundi s'acquitte régulièrement des cotisations pour honorer ses engagements en rapport avec les conventions internationales ratifiées y compris les engagements auprès de l'initiative du Bassin du Nil. Le Burundi doit également imposer le système d'assurance pour faciliter la mise en œuvre du principe pollueur-payeur. L'atelier a de plus suggéré un cadre de coopération légale et institutionnelle acceptable par tous. Il a été aussi recommandé de disponibiliser les moyens pour contrôler régulièrement la qualité de l'eau sur toute l'étendue du pays, après avoir constaté qu'il n'existe pas de système continu de suivi du degré de pollution des eaux nationales.           

abp      chn/adn

 

Burundi - Santé

Bientôt une campagne de lutte contre la rougeole

            BUJUMBURA, 13 avr (ABP) - Le responsable du Département épidémiologie et statistique sanitaire (EPISTAT), Dr Emmanuel Seheye a informé vendredi les médecins provinciaux et les chefs de secteurs sanitaires que des journées de vaccination contre la rougeole seront organisées au moins de juin prochain. Ces responsables qui participaient à une journée d'échange d'informations sur le Programme élargi de vaccination (PEV) ont été invités à élaborer dans les meilleurs délais des micro plans prévisionnels de cette campagne. En plus de ces journées nationales de vaccination, des activités de vaccination de routine sont régulièrement organisées par le PEV pour éradiquer la rougeole, la polio, la coqueluche, le tétanos et la diphtérie.  De son côté, le médecin directeur du PEV, Dr Hilaire Ninteretse a indiqué à la même occasion que l'insécurité, la baisse du taux de vaccination, l'insuffisance du personnel, l'absence de mobilisation et les mouvements de la population sont à l'origine de la diminution de la couverture vaccinale contre les maladies infantiles. Créé en 1980, le PEV a connu un essor considérable avec un taux de couverture vaccinale de plus de 80% jusqu'en 1992. Ce taux devait chuter de moins de 50% jusqu'en 2002 à cause des raisons susmentionnées. Des efforts sont aujourd'hui fournis pour redresser la situation, a dit Dr Ninteretse grâce à la politique nationale en matière de santé. 

abp      vm/adn   AVR 02

 

Ngozi - Stupéfiants

Saisie d'une importante quantité de chanvre

            NGOZI, 13 avr (ABP) - La police de sécurité publique (PSP) de Ngozi (nord du Burundi) a dernièrement mis la main sur une importante quantité de chanvre à fumer que transportait un passager d'un véhicule de transport des personnes en provenance de Muyinga (nord-est du Burundi). Le passager, un délinquant du quartier urbain de Kinyami à Ngozi avait soigneusement glissé un sac de cette drogue dans une grande sacoche et le reste dans un sachet contenant des vêtements, a-t-on indiqué. Le trafiquant a cependant réussi à prendre le large après avoir trompé la vigilance des policiers qui l'avaient appréhendé et auxquels il n'avait pu encore révéler que l'origine du chanvre est la localité de Murama en province de Muyinga. Il serait activement recherché, parce que la police attendrait de lui de plus amples renseignements sur un quelconque réseau de trafic de stupéfiants. Ce cas vient confirmer l'inquiétude exprimée dernièrement par les autorités de la province de Ngozi, sur une certaine persistance du trafic du chanvre dans la région.  abp      ek/dn   AVR 02