Burundi - Social
Grève des travailleurs de
l'Institut géographique du Burundi
BUJUMBURA,
15 avr (ABP) - Les travailleurs de l'Institut géographique du Burundi (IGEBU)
ont entamé vendredi une grève illimitée pour réclamer l'application des
nouveaux statuts qui devaient entrer en vigueur au mois de janvier 2002, a
indiqué à l'ABP M. Sylveste Nemeye, vice-président du syndicat de l'IGEBU. Ces
statuts, qui avaient été discutés durant 9 ans, ont été enfin signés par
l'ancien ministre des Finances, M. Charles Nihangaza, le 29 octobre 2001 pour
entrer en vigueur au mois de janvier 2002, a-t-il précisé. Les travailleurs de
l'IGEBU qui ont attendu depuis janvier l'augmentation de leurs salaires sont
maintenant au bout de leur patience et ont entamé la grève, a-t-il poursuivi,
ajoutant que les autres départements qui étaient dans le même cas ont déjà été
régularisés. Cette grève va avoir des répercussions graves d'autant plus que le
service de l'Assistance météorologique à la navigation aérienne (AMNA) situé à
l'aéroport de Bujumbura va également arrêter ses activités. Les compagnies
Ethiopian Airlines et Kenya Airways ne peuvent pas continuer les activités sans
informations aériennes, a-t-il déploré. abp chn/dn
AVR 02
Gitega - Droits
de l'homme
Débats sur la
problématique des enfants soldats
GITEGA,
15 avr (ABP) - Des séances de
discussions sur la problématique des enfants soldats se tiennent du 15
au 18 avril dans la province de Gitega (centre du Burundi) en vue de
l'élaboration d'un programme en leur faveur. Organisées par le ministère en
charge des Droits de l'homme, ces séances connaissent la participation des
représentants issus de divers groupes socio-professionnels tels que les
parents, les enseignants, la société civile et les militaires, les ONGs ainsi que les confessions
religieuses. abp rn/dn
AVR 02
Makamba -
Rapatriement
Environ 140
réfugiés burundais rentrés vendredi de la Tanzanie
MAKAMBA,
15 avr (ABP) - Quelque 137 réfugiés burundais sont rentrés vendredi en province
de Makamba (sud du Burundi) en provenance de la Tanzanie. Les rapatriés ont
transité par le site de Kamabaro, près du chef-lieu de la commune Makamba. Ils
étaient constitués d'hommes et de femmes adultes venus des camps de Mutabira et
Nduta situés à 80 km de la frontière tanzano-burundaise dans le district de
Kigoma. La majorité de ces rapatriés sont originaires des communes Nyanza-Lac
et Rumonge en province de Bururi (sud-ouest) et de Muhuta de la province de
Bujumbura Rural (ouest). Depuis le début de cette année, la province de Makamba
a déjà accueilli près de 1.300 rapatriés dont 448 au mois de janvier, 258 en
février, 382 en mars et 209 durant la première quinzaine du mois d'avril.
Depuis le début de l'année 2000, la commune Nyanza-Lac, qui compte le plus de
réfugiés vivant en Tanzanie, a déjà accueilli jusqu'aujourd'hui près de 6.000
rapatriés alors que les sites des déplacés dans cette commune ne cessent de
s'agrandir. D'après les témoignages recueillis auprès de ces rapatriés, les
conditions de vie dans les camps de réfugiés en Tanzanie se sont constamment
détériorées. La ration journalière est de plus en plus insuffisante et
continuellement révisée à la baisse. Selon les mêmes sources, il n'est même pas
rare d'assister à des scènes de détournement des vivres destines aux réfugiés
par des Tanzaniens oeuvrant au sein des organismes caritatifs.
Une telle situation incite les
réfugiés à rentrer dans leur pays natal. Ni la guerre, ni les manœuvres
dilatoires de certains politiciens, ni le HCR, a confié un rapatrié à l'ABP,
nul ne peut arrêter le mouvement des Burundais vivant actuellement en Tanzanie
voulant rentrer chez eux. Selon la même source, beaucoup de réfugiés veulent
quitter massivement les camps mais la police tanzanienne leur barre la route.
Les rapatriés de vendredi sont effectivement rentrés tout en sachant que la
commune Kibago est actuellement la cible privilégiée des bandes armées. Les
groupes armés ont en effet attaqué dans la matinée de jeudi le secteur de Mbizi
et ses environs. Sept vaches ont été tuées et beaucoup d'autres emportées au
cours de ces attaques. Selon des sources concordantes, les bandes armées
veulent intensifier les attaques dans les communes frontalières avec la
Tanzanie dans l'objectif ultime de retarder ou décourager le rapatriement
organisé. Toutes les 137 personnes rentrées vendredi matin ont quitté les camps
de Mutabira et Nduta dans l'après-midi de jeudi. Elles ont dû corrompre la
police tanzanienne afin de quitter librement leur camp. Chacun a dû verser à la
police 300 shillings soit l'équivalent de 360 FBu. Pour avoir de l'argent, ces
rapatriés ont révélé à l'ABP qu'ils prennent toujours soin de vendre leur carte
de ration. Cette carte est vendue actuellement à 1.500 shillings, soit l'équivalent
de 1.800 FBu. Ces rapatriés ont dû
marcher près de 15 heures avant d'arriver à la frontière
tanzano-burundaise de Nyakazi en commune de Kibago. Sur le chemin de retour,
les réfugiés sont constamment victimes d'actes de pillages systématiques. Une
quarantaine de rapatriés rentrés mercredi dernier ont eu la malchance de
croiser les bandes armées burundaises
tout près du village de Nyamugari, non loin de la frontière. Ils ont été
dépouillés de tous leurs biens, vélos, postes de radio, argent, montres, effets
ménagers et même des habits. Tous les rapatriés qui rentrent bénéficient d'un
paquet-retour constitué de grains de maïs, de sel, d'huile de coton, de houes
et de plastics sheetings, note-t-on.
abp and/dn
AVR 02
Karusi - Développement
L'appui de l'administration requise pour le bon
fonctionnement des régies communales de l'eau
KARUSI, 15 avr (ABP) - Le responsable provincial des régies communales de l'eau à
Karusi (centre-est du Burundi) avoue que toutes les régies fonctionnent
normalement, mais s'inquiète d'un certain désengagement des responsables
administratifs à la sensibilisation et à la mobilisation des populations qui
traînent encore les pieds. En effet, après la régularisation des dépenses pour
le paiement des fontainiers, la réparation des réseaux de captage de certaines
nouvelles sources et l'achat du matériel de bureau, les régies de Karusi ont
une encaisse de 1.766.505 FBu. Cependant, certains percepteurs de collectes ont
détourné de grosses sommes. En commune Nyabikere, par exemple, le montant
détourné s'élève à 488.140 FBu. Aussi pour soutenir l'initiative de cette
association indispensable pour l'intérêt des populations, le responsable
provincial des régies sollicite l'appui de l'administration et des comités
communaux de développement. Dans ses projets, le responsable prévoit la
révision des contrats des fontainiers, l'agrément des statuts des régies
communales de l'eau, des visites d'expérience vers les communes les plus
organisées en la matière comme Bururi et Rutovu et des sessions de formation
pour les fontainiers et les membres des comités.
abp
lnsh/dn AVR 02
France - Divers
Un mois de prison ferme pour avoir fait les poches
d'un magistrat
NANCY,
15 avr (AP) - Une jeune femme de 23 ans a été condamnée mercredi en fin d'après-midi
à un mois de prison ferme avec placement immédiat en détention par le tribunal
correctionnel de Nancy (Meurthe-et-Moselle), pour avoir fait les poches, la
veille, du vice-président du tribunal de grande instance. Elle a comparu en
citation directe. Attendant le jugement de son ami, elle avait visité les
couloirs du bâtiment alors qu'elle avait fumé du cannabis. Elle a ainsi volé
180 euros dans le portefeuille du magistrat. Le comportement de la jeune femme
avait suscité l'interrogation, c'est pourquoi elle avait été interpellée. Le
magistrat, qui a récupéré son argent, a décidé de ne pas se constituer partie
civile. ap/abp AVR 02