Burundi -
Education
La gestion de
l'assistance aux élèves indigents pose problème
BUJUMBURA,
16 avr (ABP) - Le Président de la République du Burundi, M. Pierre Buyoya, a
tenu mardi à Bujumbura une réunion à l'intention des gouverneurs de province et
des directeurs provinciaux de l'enseignement pour tenter de donner une réponse
finale à la question de l'assistance aux élèves indigents. Le président Buyoya
a dit qu'auparavant la gestion de cette assistance avait été conjointement
confiée aux administrateurs communaux, aux directeurs des écoles secondaires,
aux élèves et aux parents sans succès. Des désordres et malversations
incroyables s'en sont suivis à tel point que certains directeurs d'écoles et
administrateurs communaux sont allés en prison. Par la complicité des
administrateurs communaux, a ajouté le président, des enfants qui n'avaient pas
besoin d'être assistés l'ont été au détriment de ceux qui étaient réellement
dans le besoin. Face à cette situation, le gouvernement a pris au mois d'août
dernier la décision de confier cette assistance aux différentes communes
d'origine des nécessiteux, mais, là aussi des problèmes majeurs subsistent
encore. C'est ainsi que cette réunion à laquelle participent les ministres en
charge de l'Intérieur, de l'Education
et des Déplacés va examiner en toute transparence la mise en pratique de
cette directive gouvernementale visant à mettre un terme à l'indigence dans les
écoles, a souligné le chef de l'Etat. Etant donné que la réunion devait se
dérouler à huis clos, le président Buyoya a promis que les principales
conclusions vont être communiquées à la presse ultérieurement.
abp
adn/dn AVR
02
Burundi -
Parlement
Le parlement,
une institution capitale pour la démocratie
BUJUMBURA,
16 avr (ABP) - Les sénateurs et quelques députés burundais, encadrés par des
parlementaires étrangers venus du Bénin, du Niger et des Etats-Unis d'Amérique,
sont réunis depuis mardi pour trois jours dans l'hémicycle du Sénat autour du thème
"Rôles et responsabilités du parlement de transition", en vue de
renforcer la connaissance du fonctionnement des institutions parlementaires et
des techniques législatives. En effet, a précisé le Pr Errante, avocat
américain et juriste de formation, le parlement, qui est une institution
capitale pour la consolidation de la démocratie, a pour rôles de représenter le
peuple au niveau local et national, faire la loi, contrôler le gouvernement,
assurer la stabilité sociale et éduquer le peuple à la démocratie. C'était au cours de son exposé sur le rôle des
institutions parlementaires dans la consolidation de la démocratie et la
réconciliation nationale. Par ailleurs, a reconnu le président du Sénat de
transition, M. Libère Bararunyeretse, l'Assemblée nationale et le Sénat ont
avant tout la mission de voter la loi. Pour lui, ce séminaire, qui s'adresse
aux députés et aux nouveaux sénateurs vise à leur procurer la maîtrise de la
procédure du travail législatif. En outre, la tâche manifeste des législateurs
burundais, de bâtir des institutions démocratiques durables dans le but de
donner une voix à chaque Burundais dans son gouvernement, est un défi
considérable mais pas impossible, a estimé le chargé d'affaires à l'ambassade
des Etats-Unis d'Amérique, M. Roger Maran, ajoutant que les formes que peuvent
prendre la démocratie sont multiples et que chaque démocratie se développe
selon ses propres circonstances.
Rappelons que ce séminaire s'inscrit
dans le cadre du lancement du programme destiné à renforcer les capacités du
parlement burundais en tant qu'instrument chargé de la mise en œuvre des
accords d'Arusha, un programme mis en œuvre par la NDI (National Democratic
Institute) et le IRI (International Republic Institute) avec la collaboration
de l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique au Burundi. abp ynd/dn
AVR 02
Burundi -
Enseignement
Annulation de
l'année académique à l'Ecole normale supérieure
BUJUMBURA,
16 avr (ABP) - Le Conseil d'administration de l'Ecole normale supérieure (ENS)
vient d'annuler l'année académique à la suite du refus des étudiants de
reprendre le chemin des auditoires après deux semaines de grève pour réclamer
une 4ème année de formation.
Les étudiants ont décidé de reconduire la grève pour
réclamer la 4ème année au cours d'une assemblée tenue lundi matin à
Bujumbura. Après différentes négociations, l'administration de l'ENS avait fait
des concessions, en acceptant le droit au triplement des étudiants et
l'orientation du travail de fin d'études, mais ces derniers réclamaient
l'instauration immédiate de la 4ème année. Selon le directeur de
l'ENS, cela n'est pas possible, parce que cette année n'est pas prévue par le
règlement qui indique que les lauréats du premier cycle de 3 ans doivent
d'abord enseigner pendant 3 ans avant de venir passer un examen d'entrée en 4ème
année de perfectionnement professionnel. Le Conseil d'administration s'est
réuni lundi et a réaffirmé sa détermination à sauvegarder la mission assignée à
cet institut indique un communiqué de presse. Ce dernier a réaffirmé par
ailleurs que le cycle de formation à l'ENS est un cycle unique de trois ans. La
formation supérieure d'une année prévue dans le décret portant création et
organisation de l'ENS est une année de perfectionnement tel que stipulé à
l'article 3 dudit décret, selon le même communiqué. Le Conseil d'administration
avait demandé alors aux étudiants de reprendre les cours dès mardi le 16 avril
2002 et sans conditions, faute de quoi l'année académique sera automatiquement
annulée dès cette date et les nouvelles conditions de sa reprise seront
déterminées le moment venu par les autorités habilitées.
abp im/dn AVR 02
Makamba -
Eglise
Le nonce
apostolique s'est tendu à Kayogoro dans une cérémonie d'inauguration d'une
église
MAKAMBA,
16 avr (ABP) - L'Evêque du diocèse de Bururi (sud-ouest du Burundi), Mgr
Bernard Bududira, s'est rendu dimanche dans la paroisse de Kayogoro pour
s'associer aux chrétiens dans les cérémonies d'inauguration d'une église
récemment construite au chef-lieu de la commune du même nom. Ces cérémonies ont
été rehaussées par la présence du nonce apostolique au Burundi, Mgr Michel
Courtney, l'évêque du diocèse épiscopal de Makamba, Mgr Martin Blaise Nyaboho,
le secrétaire général de la conférence des évêques du Rwanda, de la RD Congo et
du Burundi et plusieurs prêtres venus des quatre coins du diocèse de Bururi.
Les autorités administratives telles que le gouverneur de la province de
Makamba, M. Gabriel Gunungu, l'administrateur de la commune Kayogoro et
quelques chefs de services oeuvrant à Makamba ont répondu à ce grand
rendez-vous. La commune de Kayogoro éprouve des difficultés encore liées à
l'insécurité. Beaucoup de biens ont été pillés et des infrastructures tant
publiques que privées détruites. Les dégâts matériels sont, selon Mgr Bududira,
le résultat du fait que certains chrétiens ne veulent pas respecter les
commandements de Dieu. Tous les baptisés, a-t-il poursuivi, devraient
intérioriser qu'ils sont tous des enfants de Dieu, frères en Christ. Mgr
Bududira a lancé un vibrant appel à toutes les parties prenantes au conflit qui
déchire le Burundi à se ressaisir et déposer les armes pour que leur pays
retrouve la paix. Le nonce apostolique a aussi adressé des vœux pour que Dieu
bénisse le Burundi afin que la paix et l'amour puissent revenir. Le gouverneur
Gunungu a quant à lui félicité le nonce apostolique pour avoir bien voulu
s'associer aux chrétiens de Kayogoro, une commune qualifiée à tort zone à haut
risque. Le gouverneur a souhaité que le déplacement du nonce apostolique serve
d'exemple et encourage d'autres diplomates et les fonctionnaires des Nations
Unies à s'intéresser à la province de Makamba délaissée et moisissant dans la
phase IV.
abp and/dn AVR 02