Burundi - HCR
Le rapatriement des réfugiés
burundais n'est pas dans sa phase de promotion (source HCR)
BUJUMBURA,
17 avr (ABP) - Un éclaircissement du HCR en réaction à une dépêche de l'émission
"ABP-INFOS" n°1753 du 8 avril intitulée "Le rapatriement des
réfugiés n'est pas propice sans cessez-le-feu", qui titrait un point de
presse du délégué du HCR au Burundi, M. Stefano Severe, vient de nous parvenir.
Le communiqué précise que le rapatriement des réfugiés burundais est effectif
et qu'il n'a pas attendu le cessez-le-feu pour commencer. Tous les efforts
déployés par le HCR présentement,
continue le communiqué, s'inscrivent dans la phase de facilitation du retour
des réfugiés qui ont exprimé leur désir et leur volonté de se rapatrier. Le
communiqué explique qu'un préalable de conditions minimums de sécurité doivent
être réunies pour arriver à la phase de promotion du rapatriement. Il faut
noter que le HCR a entrepris plusieurs activités préparatoires au rapatriement
comme par exemple la construction et la réhabilitation des sites de transit qui
ont une capacité d'accueil de 2.000 personnes chacun et par semaine depuis le
début de cette année. La réhabilitation des pistes pour faciliter le transport
des rapatriés jusqu'à leurs communes et pour faciliter l'acheminement de
l'assistance va bientôt commencer. Il faut noter aussi que le HCR a également
accordé un appui équivalant à 510 millions de FBu pour renforcer les capacités
des provinces de retour, ainsi qu'un financement de 412.313.610 FBu pour la
réinsertion et la réintégration des déplacés et des rapatriés. Les informations
qui nous parviennent indiquent que plus de 50.000 réfugiés se sont fait
enregistrer pour un retour facilité. Parmi eux, plus de 1250 ont déjà bénéficié
d'un retour assisté depuis le 28 mars 2002. Parallèlement au retour assisté, un
rapatriement spontané par les points d'entrée de Gisuru (Ruyigi) et de Mugina
(Makamba) continue. Les rapatriés spontanés bénéficient au même titre que les
autres du paquet retour pour trois mois. L'année dernière, un total de 27.000
rapatriés spontanés avaient été enregistrés.
abp
dm AVR 02
Burundi -
Humanitaire
L'Association
"Geste humanitaire" vole au secours de 1.200 familles pauvres
BUJUMBURA,
17 avr (ABP) - L'association Geste humanitaire, est à pied d'œuvre depuis trois
ans pour aider les familles pauvres à faire face aux conséquences graves
engendrées essentiellement par la crise. En effet, signale-t-on, Geste
humanitaire a initié depuis 1999 des activités génératrices de revenus en
faveur des familles extrêmement pauvres et celles qui prennent en charge des
enfants en situation difficile. Dans ce contexte, le coordonnateur de ladite
association, M. Herménégilde Rupereza a révélé lundi à l'ABP que,
jusqu'aujourd'hui, Geste humanitaire a déjà appuyé 1.200 familles ayant en
charge environ 6.971 enfants dont 367 orphelins de père et de mère qui vivent
dans les quartiers de Buterere, Gatumba, Rukaramu et Mubone. Cette assistance,
a-t-il précisé, consiste essentiellement en l'octroi de petits crédits, la
distribution des cartes d'assurance-maladie aux nécessiteux, la distribution
des vivres et du matériel scolaire. Dans sa démarche, Geste humanitaire
privilégie l'implication effective des bénéficiaires pour qu'ils puissent
eux-mêmes se prendre en charge. En effet, la philosophie de l'association
s'inspire de l'idée de M. Ghandi qui dit : "Ce que vous faites pour moi
sans moi, vous le faites contre moi".
Ainsi, souligne-t-on, toute action de
développement doit partir de ce que sont les collectivités locales, ce qu'elles
vivent, ce qu'elles savent, ce qu'elles peuvent et ce qu'elles veulent. Le
public cible, rappelle-t-on, est constitué de paysans pauvres sans terres, sans
aucune source de revenus, des paysans déplacés et rapatriés.
abp
dnd/dm/dn AVR 02
Burundi -
Social
Le blocage de
la situation à l'IGEBU imputé au ministère des Finances
BUJUMBURA,
17 avr (ABP) - Le blocage de la situation à l'Institut géographique du Burundi
(IGEBU) dont le personnel est en grève depuis vendredi pour réclamer
l'application de ses statuts, se situe au ministère des Finances, a-t-on appris de source proche de l'IGEBU. Les
contacts se poursuivent entre les grévistes et le ministère des Finances où se
situe le blocage, mais le dernier mot reviendra au ministre des Finances,
actuellement en mission, a indiqué à l'ABP le directeur général de l'IGEBU,
Manassé Nduwayo. Il a souligné qu'une décharge devrait lui être accordée par
les services aéronautiques en cas d'accidents d'avions, étant donné que seuls
les services météorologiques au monde sont mandatés pour donner les
informations destinées à la navigation aérienne. Signalons que le service pour
l'assistance météorologique à la navigation aérienne (AMNA) de l'IGEBU avait
aussi suspendu ses activités.
abp
chn/dm/dn AVR 02
Rutana -
Insécurité
Une dizaine
d'obus tirés par la rébellion sur la cité de la SOSUMO
RUTANA,
17 avr (ABP) - La nuit de lundi à mardi a été cauchemardesque pour les
habitants de la cité de la Société sucrière du Mosso (SOSUMO) à Gihofi en
commune de Bukemba, province Rutana (sud-est du Burundi) qui ont été les cibles
d'obus lancés par la rébellion, a-t-on appris mardi à Rutana de la gendarmerie.
Une dizaine d'obus ont été lancés vers minuit et sont tombés les uns tout près
du quartier dit "Base-Vie", les autres dans la cour intérieure de
l'usine sans causer fort heureusement de dégâts matériels ou humains. D'après
la même source, ces obus auraient été lancés par un mortier 60 portatif à partir
de Nyesasa en zone Muzye de la commune de Giharo.
abp
jbm/fmb/dn
AVR 02
Gitega - Droits
de l'homme
Les enfants
soldats démobilisés nécessitent un encadrement utile
GITEGA,
17 avril (ABP) - La présence des enfants soldats tant dans l'armée nationale
burundaise que dans la rébellion est la conséquence d'une situation économique
déplorable et d'un état de guerre que connaît le pays depuis l'éclatement de la
crise socio-politique de 1993, ont indiqué lundi les responsables de
l'administration et de l'éducation dans la province de Gitega (centre du
Burundi) lors des débats qui doivent s'étendre sur trois jours sur la
problématique des enfants soldats en vue de l'élaboration d'un programme en
leur faveur. La précarité de l'économie occasionne un taux élevé de déperditions
scolaires suite au manque de frais de scolarité, ont indiqué les participants
aux débats, précisant que la plupart de ces enfants ne sont pas, par après,
encadrés utilement. Ce désœuvrement conduit certains enfants à chercher la
survie dans l'enrôlement à l'armée nationale. D'autres cas d'enfants soldats
sont observés dans les rangs des forces rebelles qui les recrutent par force
pour des rôles de combattants, cuisiniers ou porteurs de butins. Les
participants ont suggéré que la démobilisation des enfants soldats soit
accompagnée des stratégies visant la reconversion professionnelle, comme la
création des écoles des métiers, la rééducation et la sensibilisation sur la
cohabitation pacifique.
abp
rn/dny/dn
AVR 02