Burundi - Banque mondiale

La Banque mondiale au chevet du Burundi

            BUJUMBURA, 23 avr (ABP) - Une délégation du réseau de parlementaires sur la Banque mondiale arrive à Bujumbura mercredi pour une visite de quatre jours en vue de s'enquérir de l'état de la pauvreté au Burundi et voir ce qu'ils peuvent faire pour plaider en faveur du Burundi, apprend-on de source officielle. Ces parlementaires vont en effet évaluer les projets financés par la Banque mondiale dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. C'est ainsi que des descentes sur terrain sont prévues à Ngozi (nord), en mairie de Bujumbura et dans Bujumbura rural (ouest) pour constater les réalisations. Selon la même source, ces parlementaires vont mener des entretiens avec les hautes personnalités du pays dont le président et le vice-président de la République, le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat. D'autres réunions sont en outre prévues avec le ministre des Finances et celui de la Planification du développement et de la Reconstruction, les responsables des projets financés par la Banque mondiale, les responsables du bureau local de la Banque mondiale et des ONGs.

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Burundi - Education

Célébration de la semaine mondiale d'action en faveur de l'éducation

            BUJUMBURA, 23 AVR (ABP) - Le Syndicat des travailleurs de l'enseignement du Burundi (STEB), en collaboration avec les autres associations de la société civile et l'ONG ActionAid organisent du 22 au 28 avril une semaine mondiale d'action pour l'éducation avec pour thème "Education pour tous : une affaire de l'Etat ou de tout le monde ? ". La semaine mondiale d'action marque l'anniversaire de la signature de ce cadre d'action de Dakar. Cette troisième semaine mondiale d'action invite spécifiquement les gouvernements à supprimer les frais pour l'éducation primaire dans les deux années à venir. La suppression des frais scolaires sera une étape importante afin de réaliser l'éducation pour tous d'ici 2015. Il a été indiqué au cours d'un panel sur l'éducation pour tous, organisé lundi l'après-midi, que l'éducation est une affaire du gouvernement mais que bien sûr les communautés doivent participer mais le gouvernement en premier lieu. Aujourd'hui il a été remarqué que le taux de déperdition dans l'enseignement primaire est de 12%. Un taux qui semble extrêmement effrayant selon M. Christophe Sebudandi, président de l'Observatoire de l'action gouvernementale. Un des facteurs de l'abandon scolaire observé, c'est que le minerval continue à accroître alors que 60% de la population burundaise sont en dessous du seuil de la pauvreté. Sur ce, beaucoup de participants à ce panel ont exigé que l'éducation soit obligatoire et gratuite au niveau du primaire. La question qui reste posée est : qui va payer cet argent ? Certains ont proposé qu'il y ait un fonds national pour le paiement des frais scolaires pour les nécessiteux et demande au gouvernement de s'y investir avec un discours politique qui encourage pour pouvoir remonter le taux de scolarisation. M. Paul Ngarambe, qui représentait l'UNESCO au cours de ce panel, a demandé au ministère ayant en charge l'Education nationale d'élaborer des dossiers de demande de financement aux bailleurs afin de rendre l'enseignement gratuit.

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Burundi - Genre

Les concepts genre  et sexe mal compris chez les Burundais

            BUJUMBURA, 23 avr (ABP) - Beaucoup de Burundais confondent les concepts genre et sexe, d'après Bonaventure Wakana dans un exposé mardi au cours du séminaire de formation en genre et développement qui se tient à Bujumbura. "Le sexe est naturel, inné, biologique, universel, scientifiquement vérifiable et immuable alors que le genre se définit comme un acquis après la naissance, varie dans le temps et dans l'espace. Ils est changeable, se perpétue par la socialisation, l'éducation, les familles, l'école, les institutions de l'Etat. Le genre est défini par les attentes des communautés, les normes, détermine les rôles, les responsabilités, les comportements, les valeurs et les normes attribuées aux hommes, aux femmes, aux jeunes, aux vieux", d'après le conférencier Wakana qui a ajouté que le genre varie selon la culture l'âge et la religion. Dans son exposé "Genre et proverbes", M. Abdoul Nzeyimana a démontré que la culture burundaise a une multitude de chansons, de comptes et de proverbes qui relatent les rapports hommes-femmes aussi bien positifs que négatifs en donnant comme par exemples: "Urugo ni babiri" qui signifie complémentarité entre l'homme et la femme alors que le proverbe "La poule connaît l'heure du lever du soleil mais attend que le coq chante "montre la domination de la femme par l'homme. La question du genre n'est pas donc une notion étrangère, importée mais elle est ancrée dans notre vie quotidienne et dans notre culture, a-t-il conclu.

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Cibitoke - Domaine

Le ministre Ntihabose réagit au problème des anciennes propriétés foncières des Rwandais

                CIBITOKE, 23 avr (ABP) - "Que les actuels occupants des anciennes propriétés foncières des Rwandais soient tranquilles: ils ne seront en aucun cas chassés par qui que ce soit", a indiqué à l'ABP le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, M. Salvator Ntihabose, contacté par téléphone. La terre appartient à l'Etat, a-t-il ajouté, et lorsque ces Rwandais s'étaient réfugiés dans notre pays, nous leur avons donné des terres pour exploiter, hospitalité oblige !. Nous supposons que ces terres ont été remises à ce même Etat, une fois les Rwandais retournés chez eux, parce qu'en définitive ils étaient des usufruitiers", a également souligné M. Ntihabose. Pour le ministre  de l'Intérieur, du moment que l'ancien occupant perd son droit d'usufruitier, l'Etat peut faire de cette terre ce qu'il veut. Il a ajouté en outre que quel que soit le statut de la propriété (paysannat, réserve ou don), elles appartient toujours à l'Etat. M. Ntihabose a affirmé enfin qu'aucun Burundais occupant ces anciennes propriétés foncières des Rwandais ne sera chassé. Des instructions ont même été données à l'administration provinciale sur ce dossier, a-t-il révélé.

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Karusi - Education

Les lycéennes de Karusi aiment prendre leurs pieds

            KARUSI, 23 avr (ABP) - Une dizaine de lycéennes de Karusi (centre-est du Burundi) étaient  enceintes à la rentrée scolaire du troisième trimestre malgré les cris d'alarmes lancés partout pour lutter contre le fléau du VIH/Sida. Le lycée communal de Bugenyuzi à lui seul vient de recenser 8 cas de fillettes enceintes avec cette rentrée du 3ème trimestre, tandis qu'au collège communal de Karusi, deux cas sont déjà signalés. Les auteurs sont aussi en majorité connus. Il s'agit des commerçants et des fonctionnaires. Après que trois filles aient été renvoyées du lycée de Buhiga du fait qu'elles étaient enceintes, des cas de harcèlements sexuels sont  aussi signalés à ce même lycée où un professeur incriminé est sous les verrous. Un autre professeur  a déserté après avoir pris l'arrestation de son collègue. Ce dernier est parti avec un de ses amis qui travaillait à l'hôpital de Buhiga et dont les voisins affirment qu'il était de connivence dans le troc honteux de points contre le sexe.

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lnsh/dny/dn   AVR 02