Burundi - Environnement

La domestication des espèces forestières perturbées par l'insécurité

            BUJUMBURA, 1er juin (ABP) - Le projet domestication des espèces forestières autochtones d'intérêt économique au Burundi, poursuit ses activités de démarrage mais reste pertubé par l'insécurité qui perdure dans la forêt de la Kibira, a indiqué  vendredi à l'ABP, M. Gordien Bakureho, point focal de ce projet. Financé par la Conférence sur les Ecosystèmes des forêts denses et humides de l'Afrique centrale (CEFDHAC) à raison de 3.000 dollars américains, ce projet a déjà identifié 11 espèces prioritaires que la population vivant à la lisière de la forêt utilise régulièrement pour des usages variés, a-t-il mentionné. Il s'agit notamment des produits prélevés dans la forêt pour le bois d'œuvre, le charbon de bois, la médecine traditionnelle, les fruits et la fabrication des objets artistiques et culturels, a-t-il précisé. Le projet a également disponibilisé une pépinière spéciale pour la multiplication végétative "bouturage" au département des forêts et on compte faire la récolte des boutures pour les installer dans les différentes pépinières. Parallèlement, on va procéder au marcottages qui consiste à stimuler l'enracinement des branches sur pied quitte à les récolter et les mettre dans les pépinières, a-t-il encore signalé. Il est prévu prochainement une identification des sites en commune de Muramvya, zone pilote de ce projet, pour les activités d'essai, a-t-il fait remarquer. La mise en place de ce projet de domestication des espèces forestières en voie de disparition a été inspirée pour une vision commune de conservation des forêts denses et humides des pays membres de la CEFDHAC et les rapprocher des populations qui les prélèvent de manière irrationnelle.

abp

chn/fs  MAI 02

 

Burundi - Santé

La GIPA multiplie ses activités dans les entreprises publiques et privées.

            BUJUMBURA, 1er juin (ABP) - Le projet Greater involument for persons affected or infected by aids (GIPA) a, grâce à la sensibilisation à la lutte contre le Sida, aidé à la création des caisses d'entraide en faveur des personnes vivant avec le VIH dans plusieurs entreprises publiques et privées a indiqué à l'ABP, Dr Françoise Ndayishimiye, coordinatrice du projet GIPA. Le projet GIPA œuvre dans la lutte contre le Sida en milieu de travail et 15 volontaires des Nations Unies ont été répartis dans déjà 4 ministères, 6 entreprises publiques et associations de lutte contre le Sida. Dans ces entreprises où les employeurs et employés ont déjà été sensibilisés à la lutte contre le Sida, certaines sont allées jusqu'à mettre sur place des caisses d'entraide, les unes comme l'INSS et la BRARUDI ont déjà commencé à donner des anti-rétroviraux aux malades  du Sida, la BRARUDI quant à elle, est allée loin jusqu'à soigner les familles de leurs employés même en cas de licenciement. Les volontaires des Nations Unies qui travaillent pour le projet GIPA  demandent aux employeurs d'emboîter le pas à ces entreprises car, précisent-ils, la mort d'un employé malade du Sida est une grande perte pour l'entreprise. Pour d'autres entreprises qui n'ont pas de moyens, les employés cotisent un minimum de 1000 FBu. Citons la Banque de la République du Burundi (BRB) et l'Institut national de sécurité sociale (INSS). Pour ce dernier, l'employeur a donné cinq millions de FBu. Le projet GIPA qui a démarré en novembre 2000 dispose des centres d'écoute dans les milieux de travail où ils oeuvrent déjà, signale-t-on.                              abp            and/fs   MAI 02

Burundi - Economie

La société SEMAKI vient de démarrer ses activités

            RUMONGE, 1er juin (ABP) - La société d'exploitation du marché moderne de Kizuka "SEMAKI" dont le siège se trouve en commune de Rumonge dans la province de Bururi (sud du Burundi) a procédé vendredi au lancement officiel de ses activités. Après le marché central de Bujumbura, ce marché moderne de Kizuka va être le deuxième à être géré par ses usagers. Cette société qui vient de voir le jour compte 25 actionnaires privés qui sont tous originaires et résidants de cette zone avec un capital social de 5 millions de FBu. Chaque action a une valeur de 160.000 FBu et la commune de Rumonge qui est sociétaire en même temps propriétaire a souscrit pour 21% des actions. Selon  M. Lazare Gahungu, consultant indépendant qui a travaillé comme facilitateur, avec cette forme d'exploitation, la commune de Rumonge gagnera en investissant dans cette entreprise parce qu'elle va avoir un marché bien tenu avec les conditions d'hygiène et les actions qu'elle vient de placer pour la condition du capital social devront à leur tour générer des dividendes à la fin de chaque année. Cette commune va également percevoir un montant de 700.000 FBu à la fin de chaque mois représentant les frais de location de ce marché. Le président du Conseil d'administration de cette société, M. Chadrack Ndikumana a émis le vœu de voir tous les sociétaires et tout le personnel de la Semaki s'engager résolument  pour que cette société puisse prospérer. L'administrateur de la commune Rumonge, le major Antoine Bashirahishize  qui vient de remettre les clés de cette infrastructure aux responsables de la société Semaki leur a recommandé de la gérer  en bon père de famille et de veiller surtout à sa sécurité. L'administrateur Bashirahishize a fait remarquer que le marché moderne de Minago pourrait également dès les jours à venir, être mis dans les mains des actionnaires locaux. Le marché moderne de Kizuka a été construit sur financement de l'Agence luxembourgeoise de coopération "Lux-Development" pour un montant de 280 millions de FBu, précise-t-on.

abp

ond/fs   MAI 02

 

Gitega - Rapatriement

Un rapatrié lance un appel vibrant aux réfugiés burundais de rentrer

            GITEGA (centre du Burundi), 1er juin (ABP) - M. Ezechiel Ndinzakaha, rapatrié de la Tanzanie le 4 mai 2002 a confié à l'ABP jeudi qu'il est satisfait de l'accueil que lui a réservé la population de sa colline d'origine, ajoutant qu'il a été surpris agréablement de voir les administratifs à la base et les forces de l'ordre manifester la sympathie à son égard, contrairement aux mauvaises langues répandues dans les camps des réfugiés en Tanzanie disant qu'au Burundi les violences sont entretenues par ceux-là. M. Ndinzakaha a indiqué aussi qu'il apprécie positivement l'état de cohésion des composantes sociales burundaises précisant que la symbiose caractérise les lieux publics. Ainsi, il a lancé un appel vibrant à tous les réfugiés burundais de regagner leur bercail précisant que leurs concitoyens ont la volonté de les accueillir à bras ouverts.               

abp     

rn/ar   MAI 02

 

Italie - Mondial

Le gardien italien trouve que le ballon du Mondial est "fou"

SENDAI, Japon, 1er juin (REUTERS) - Le gardien de l'équipe d'Italie Gianluigi Buffoni estime que le ballon officiel de la Coupe du monde est "fou" et pense qu'il lui faudra deux semaines pour s'y habituer. "Il ressemble à l'une de ces balles folles rebondissantes, celles avec lesquelles vous jouez quand vous êtes gosse", a déclaré Buffoni à l'hôtel de la Squadra Azzurra. "Il va falloir 10 ou 15 jours pour s'habituer au ballon. Il rebondit de façon bizarre", a ajouté le gardien de la Juventus. Le ballon, fabriqué par Adidas et dénommé "Fevernova", n'a pas eu plus de succès auprès du capitaine italien Paolo Maldini. "C'est une balle étrange, on dirait qu'elle colle au pied. La pelouse va jouer un rôle important, il faudra que la surface soit parfaite et pas trop sèche", a conclu le défenseur du Milan AC.       

reuters/abp   MAI 02