Burundi - Société

Diminution des fraudes à l'état civil

            BUJUMBURA, 3 juin (ABP) - Le directeur général de l'Administration du territoire, M. Thérence Mbonabuca, a déclaré à l'ABP lundi, qu'à l'heure actuelle, les fraudes constatées naguère au niveau de la collecte des fonds issus des services rendus par les actes d'état civil au Burundi, sont en train de diminuer car l'administration communale est en train de rectifier le tir en s'approvisionnant régulièrement en matériel d'état-civil. M. Mbonabuca a précisé que dans un passé non lointain, les agents d'état-civil étaient rarement dotés des instruments appropriés pour enregistrer la délivrance des cartes nationales d'identité, la célébration des mariages ou les décès. A la place des registres, a-t-il dit, ils utilisaient des feuilles volantes ou des cahiers favorisant des "fuites". Les escroqueries d'antan sont de moindre ampleur, a-t-il poursuivi, en soulignant à titre d'exemple que la commune Gasorwe en province Muyinga (nord) dont les agents d'état-civil escroquaient la population en lui faisant payer 1.000 FBu par carte nationale d'identité délivrée, s'est corrigée en mai 2002 en se conformant au coût légal de 500 FBu depuis 1997. Même si l'argent collecté est rentré dans la caisse communale, a-t-il fait remarquer, cette irrégularité constatée depuis plusieurs années est une escroquerie pour avoir fait subir à la population des charges indues. Alors que des progrès ont été notés dans la commune de Muyinga où après de multiples appels aux autorités locales l'approvisionnement en registres des "actes autres" vient d'être effectué début mai dernier, a affirmé le directeur général Mbonabuca, il n'en reste moins vrai cependant qu'en province Ruyigi (est) la rubrique "mariage" dans les états-civils locaux draine rarement des fonds à cause de la multiplication des unions libres. Il a déploré que de telles unions se produisent au grand jour sans provoquer une quelconque réaction de répression des administrateurs communaux à l'endroit des fautifs. Pour lui, de manière globale pour enrayer les fraudes dans la perception des fonds issus des actes rendus par les états-civils burundais, l'accent est mis aujourd'hui sur la sensibilisation de la population en l'informant bien sur les types d'événements à déclarer, à quel endroit et surtout sur le caractère obligatoire des déclarations à fournir aux états-civils (naissance, mariage, décès, …).

abp      dd/dm/ar   JUIN 02

 

Karusi - Développement

Les ONGs intensifient les domaines d'actions

            KARUSI, 3 juin (ABP) - Les ONGs intervenant dans la province de Karusi (centre-est du Burundi), la majorité d'entre-elles intensifie les domaines d'actions. L'ONG World vision compte poursuivre le repeuplement du cheptel en distribuant 3.000 chèvres aux ménages ciblés. Toutefois, les cartes d'assurance maladie habituellement offertes par World vision aux 15.000 ménages  vulnérables ne sont plus acceptées par les services de santé à Karusi, d'où la suspension de ce projet. Le PAM quant à lui compte créer des cantines scolaires en plus des distributions des vivres dans les orphelinats et aux ménages. Le PREBU vient d'ajouter sur son programme de réhabilitation des infrastructures, le volet agricole et l'électrification de la commune Shombo. L'ONG ADRA quant à elle compte livrer 37.500 cahiers, 6.000 lattes, 6.000 stylos, 6.000 crayons aux élèves qui vont prochainement entrer dans les trois écoles en finition. Signalons que les autres ONGs comme IRC, MSF Belgique et CISV présentes dans la réunion point focal continuent des actions dans leur domaine d'interventions.         abp   lnsh/ar   JUIN 02

Burundi - Réfugiés

800 réfugiés retournent chez eux aujourd’hui

NAIROBI, 3 juin (IRIN) - Un nouveau groupe de 800 réfugiés du Burundi devait quitter la Tanzanie jeudi pour retourner dans leurs foyers, dans le cadre d’un programme de rapatriement parrainé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a indiqué cette agence. Cela fera passer à 11.700 le nombre de réfugiés que le HCR a aidés à revenir chez eux, deux mois après l’amorce du  programme. Selon l’agence, 71.000 autres personnes sont inscrites en vue d’être rapatriées. Jusqu’ici, la plupart des rapatriés provenaient du camp de Ngara, mais, depuis le 30 avril, des réfugiés des camps de Kibondo et Kasulu ont, eux aussi, pris le chemin du retour. Le HCR n’apporte son aide qu’aux réfugiés destinés à retourner dans les provinces du nord et du centre du Burundi, ainsi que dans sa capitale, Bujumbura. "Néanmoins, un certain nombre de Burundais prennent eux mêmes la décision de retourner vers d’autres secteurs du pays", a reconnu le HCR mercredi. L’agence estime à 9.300 le nombre de réfugiés qui sont retournés spontanément chez eux. Ceux qui reviennent dans le cadre des convois du HCR, sont d’abord amenés dans des centres de transit, où ils reçoivent une provision de trois mois de nourriture et autres articles de première nécessité fournis par le Programme alimentaire mondial.  "C’est ensuite qu ’ils sont transportés vers leurs communes d’origine," précise le HCR. Depuis avril 2001, les personnes ayant décidé de revenir chez elles en dehors du programme du HCR, et qui ont remis leurs cartes de rationnement, reçoivent également ces paquets de vivres permettant de tenir durant trois mois. "En outre, les personnes vulnérables et les enfants non accompagnés bénéficient d’une assistance particulière", selon le HCR. "Jusqu’à maintenant, les personnes qui sont revenues vont bien", affirme le Haut Commissariat. Cette conclusion découle d’entrevues effectuées avec 53 familles retournées dans les communes d’origine ayant accueilli le plus grand nombre de réfugiés, soit Muyinga, dans la province de Muyinga, et Gitéranyi, dans celle de Kirundo. Toujours selon le HCR, 98 pour cent de ces personnes ont affirmé avoir trouvé une situation sécuritaire qualifiée de « bonne », 96 pour cent ont pu accéder à leurs terres, et 87 pour cent ont indiqué qu’elles entretenaient de bons rapports avec leurs voisins et les autorités.  Le HCR estime à 750 000 le nombre de réfugiés burundais en Afrique, dont beaucoup ont fui la violence ethnique dès 1993. Certains réfugiés ont déclaré en mai à IRIN qu’ils retournaient en dépit de l’incertitude qui perdure encore au Burundi en matière de sécurité, en invoquant qu’ils étaient fatigués d’être des réfugiés, que des proches se trouvaient déjà chez eux, ou en mentionnant que la Tanzanie les avait "encouragés" à retourner. Environ 400 000 réfugiés burundais se trouvent toujours en Tanzanie. Par ailleurs, Radio Kwizera, une station de radio humanitaire appuyée par le Service jésuite pour les réfugiés, rapporte que la police tanzanienne a appréhendé quelque 400 réfugiés burundais du camp de Lukole, dans le nord du pays. Selon elle, ces réfugiés ont été arrêtés à Gakongo, puis incarcérés dans la prison de Mwissa et ce, sans que le commissaire du district de Karagwe, ni le directeur du camp de réfugiés de Kibondo, n’en aient été avisés. La radio a révélé que les réfugiés en question avaient quitté Lukole sans permission pour se rendre à Kibondo, un autre camp de réfugiés burundais. En mai, la Tanzanie a pris des mesures draconiennes à l’égard des réfugiés qui traversent la frontière ou circulent dans les campagnes environnantes. irin/abp   JUIN 02

 

GB - Femmes

Une femme réussit le stage commando des Royal Marines

LONDRES, 3 juin (REUTERS) - Le capitaine Philippa Tattersall est devenue la première femme à porter le béret vert et l'insigne de l'unité britannique de commandos d'élite des Royal Marines. Pour la première fois dans l'histoire de ce corps, une femme a terminé avec succès le stage commando de neuf semaines, considéré comme un des plus difficiles au monde.  Les modalités de ce stage d'entraînement n'ont pas changé depuis la seconde guerre mondiale, peut-on lire sur le site internet de la Royal Navy. Il comprend plusieurs épreuves de course d'endurance, une marche forcée de 14,5 km, un grimper d'assaut (dit "Tarzan Assault course") et une marche de 48 km, suivies de tests de résistance physique et d'aptitude au tir, aux manoeuvres tactiques et aux tâches administratives. Le stage final de huit jours inclut notamment une marche de 112 km avec un paquetage de 35 kg, peut-on lire sur le site web amateur www.british-royal-marines.com.

reuters/abp   JUIN 02