Burundi -
Enseignement
Les
négociations entre le gouvernement et les syndicats des enseignants sont
terminées mais la grève continue jusqu'à nouvel ordre
BUJUMBURA, 6 juin (ABP) - Le vice-président de la République du Burundi, M. Domitien Ndayizeye a rendu publics les résultats des négociations entamées le 29 mai 2002 entre le gouvernement et les syndicats des enseignants, le CONAPES, le STEB et le SLEB au cours d'un point de presse animé jeudi matin à sa résidence. Il a rappelé que les revendications des enseignants étaient de trois ordres à savoir celles relatives à la régularisation des situations administratives et pécuniaires des enseignants, celles relatives aux avantages sociaux et celles relatives au statut spécial des enseignants. Concernant le premier point, le vice-président a indiqué qu'ils se sont convenus que les enseignants bloqués mais non régularisés selon la décision du conseil des ministres du 6 février 1992, auront une régularisation financière et administrative correspondante. Il en est de même pour les enseignants bloqués entre 1998 et 2002 ainsi que des indemnités de fonction suspendues depuis 1999 pour certains directeurs et inspecteurs. Quant au personnel sous contrat n'ayant pas bénéficié de la 2è tranche de la prime d'encouragement, ils se sont convenus de garder le statu quo, quitte à négocier les primes attribuables aux différentes catégories du personnel dans le nouveau statut général de la Fonction publique. A propos du 2ème point relatif aux avantages sociaux, le vice-président a indiqué qu'ils se sont convenus que les enfants des enseignants seront exemptés du minerval et des frais pour les livres et matériel de laboratoire tout en continuant de prendre en charge les frais d'internat de l'enseignement secondaire. Ils se sont aussi convenus de disponibiliser des parcelles viabilisées pour les enseignants mais en tenant compte également des besoins des autres fonctionnaires. En ce qui concerne l'accès au crédit pour le premier logement, la commission s'est convenue sur une formule de financement par un fonds d'avance sur traitement. Un budget de 200 millions de FBu que le gouvernement a consenti annuellement au titre de la promotion du crédit logement en faveur des enseignants continuera à alimenter ce fonds. Concernant les revendications relatives au statut spécial des enseignants, ils se sont convenus que le fonctionnaire enseignant jouissant du plus petit diplôme de qualification D4 est recruté dans les catégories de collaboration et le salaire de recrutement accordé au fonctionnaire enseignant a une équivalence de 6 ans d'ancienneté par rapport au salaire de recrutement actuel. Concernant les indemnités pour la double vacation, le vice-président a précisé que dès la rentrée scolaire prochaine, la double vacation des maîtres sera supprimée et ces indemnités seront accordées à ceux qui exercent effectivement la double vacation, sur base des rapports des directions scolaires.
Pour les indemnités d'équipement, la commission a retenu qu'elles équivalent à trois mois de salaire accordés en début de carrière, sans effet rétroactif. Le vice-président a précisé que beaucoup d'autres avantages sont comprises dans le statut général des fonctionnaires qui est en élaboration. Malgré toutes ces mesures, le CONAPES n'a pas été satisfait et a décidé la poursuite de la grève. Sur ce, le vice-président a déclaré que le dialogue est terminé. Il rappelle aux enseignants de reprendre le chemin de l'école car le salaire sera donné à celui qui aura travaillé. Il demande aux parents de donner des conseils à ces enseignants et d'encadrer leurs enfants.
abp
im/dm/ar
JUIN 02
Kayanza -
Santé
La question
du Sida préoccupe également les églises
KAYANZA, 6 juin (ABP) - La question de la propagation du VIH/Sida n'est plus une affaire du seul ministère de la Santé publique. Les églises protestantes commencent également à être préoccupées de la question. 53 pasteurs de la région Nord regroupés au sein des églises anglicane, méthodiste, baptiste, luthérienne, FECABU et église des amis des provinces de Kayanza, Ngozi, Kirundo, Muyinga (nord du Burundi) et une partie de Karusi (centre-est du Burundi) sont depuis mardi 4 juin au chef lieu de la province Kayanza dans une session de formation qui durera cinq jours. L'objectif principal, précise à l'ABP, Révérend pasteur Nathan Ndayiziga, animateur dudit séminaire, est de briser le silence des responsables religieux qui sont interpellés à être très actifs face à cette pandémie. Pour M. Ndayiziga, s'adressant aux participants, l'opportunité qu'ils ont, est que les pasteurs ont une grande influence dans le changement de comportement de la société. Ces derniers sont invités à prêcher la parole de Dieu mais aussi d'y insérer ce que c'est le VIH/Sida, les causes de sa propagation et les moyens possibles de prévention. "Brisons le silence et surmontons les tabous afin de lutter énergiquement contre ce fléau qui décime le monde" est le thème central de la formation. La dégradation de la culture burundaise et l'éducation des enfants, l'ignorance des gens, la guerre, l'infidélité des couples conjugaux, l'ivresse, sont autant de facteurs qui ont été cités par ces pasteurs comme favorisant la propagation du VIH/Sida dans leurs milieux respectifs. Les participants ont convenu d'aller mettre en avant la question de cette maladie qui jusqu'ici sans médicaments et qui se manifeste même chez leurs fidèles. Ils ont précisé qu'ils ont constaté finalement que le Sida est une réalité à ne pas négliger. Le séminaire est organisé par la ligue pour la lecture de la bible dans le cadre de son projet, "espoir pour l'avenir", signale-t-on. abp ak/fmb/ar JUIN 02
Le temps
c'est de l'argent, un chercheur évalue les pertes
LONDRES,
6 juin (REUTERS) - Depuis qu'un chercheur
britannique a mis au point une formule mathématique permettant d'évaluer le
coût de chacune de vos activités quotidiennes, vous pourriez bien y réfléchir à
deux fois lorsque quelqu'un vous demandera "5 minutes de votre
temps". Ian Walker, un scientifique
de l'Université de Warwick, explique avoir entamé sa quête de la formule idéale
après avoir lu une étude selon laquelle 80% des personnes se déclaraient prêtes
à "acheter du temps" si la possibilité leur en était donnée.
"Traditionnellement, les salaires donnent une indication de notre travail
et de sa valeur. Mais, si l'on prend en compte les taxes, les salaires, le coût
de la vie et ses variations régionales, on peut en tirer le coût d'une heure de
notre temps au travail ou à la maison", explique mercredi le professeur
d'économie dans un communiqué.
Appliquée au quotidien, la formule pourrait aider à prendre des
décisions quant à savoir par exemple s'il est préférable de faire la cuisine ou
d'acheter de la nourriture à emporter, ou savoir s'il est plus rentable de
prendre les transports en commun que le taxi, ajoute-t-il. Les internautes britanniques peuvent mesurer
la valeur d'une heure de leur temps à l'adresse
www.barclaycard.co.uk/timeismoney en entrant leur salaire, la région où ils
travaillent et le type d'emploi qu'ils occupent. Par exemple, pour un employé travaillant à Londres et gagnant
25.000 livres par an (39.300 euros), une heure est évaluée à 6,44 livres (10,4
euros), trouve-t-on sur la page de résultats du site. Ainsi, cuisiner soi-même son souper reviendrait à 5,37 livres
(8,44 euros), auquel s'ajoute le prix des ingrédients, soit plus cher que le
même plat acheté et emporté. En
revanche, se brosser les dents revient à 32 pence (0,5 euro), un tarif auquel
il sera difficile de trouver quelqu'un pour le faire à votre place. reuters/abp JUIN 02
WINTERTHOUR
(Suisse), 6 juin (AP) - Des voleurs manifestement amateurs de voitures de sport
ont dérobé deux "Porsche" flambant neuves dans un garage de
Winterthour dans le nord de la Suisse dans la nuit de lundi à mardi. Les
cambrioleurs ont brisé une vitrine de la salle d'exposition, a annoncé mardi la
police cantonale zurichoise. Une fois à l'intérieur, ils ont trouvé plusieurs
clés de véhicules. Ils sont finalement partis avec deux modèles de la marque
allemande. Les deux bolides valent ensemble la bagatelle de 300.000 francs
suisses (204.000 euros). ap/abp JUIN 02