Burundi -
Commerce
Il faut
éviter que les subventions nuisent au commerce international
BUJUMBURA, 7 juin (ABP) - Les travaux du séminaire sur les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) entamés depuis mercredi dernier, se sont poursuivis jeudi 6 juin 2002 à l'hôtel Novotel où les participants ont échangé sur les subventions prohibées et sur les instruments de protection commerciale contre les pratiques abusives. Dans ce contexte, le conférencier du jour, M. Amar Breckenridge, qui est chargé de mission au sein de la coopération technique de l'OMC, a indiqué que les subventions des marchandises à l'exportation ainsi que celles accordées par les pouvoirs publics pour des marchandises fabriquées au moyen de produits nationaux sont prohibées. Toutefois, a-t-il précisé, cette disposition ne s'applique pas pour les pays les moins avancés (PMA) et pour les pays dont le Produit intérieur brut (PIB) est moins de 1.000 dollars américains. En revanche des subventions spécifiques qui ne sont pas prohibées peuvent cependant être contestées. Cela se fait, a-t-il dit, à travers le système multilatéral et au moyen de la mesure compensatoire. Ces mesures, a-t-il précisé, interviennent lorsqu'il a été prouvé que ces subventions ont occasionné des effets défavorables sur l'économie des pays partenaires. Cette situation, a-t-il souligné, se manifeste par l'existence d'un dommage effectif ou potentiel, d'un préjudice grave ainsi que l'annulation ou de la réduction d'avantages. En définitive, il faut éviter que les subventions nuisent au commerce international, a-t-il conclu. Ainsi, souligne-t-on, les instruments de protection commerciale contre les pratiques abusives visent à apporter des réponses afin que les importations ne dérèglent pas l'économie nationale. Dans cette dynamique, l'accord prévoit des mesures compensatoires ainsi que celles de sauvegarde. abp dnd/fmb/ar JUIN 02
Burundi -
Presse
Le conseil
national de la communication demande l'arrêt des tracasseries policières à
l'encontre des journalistes
BUJUMBURA, 7 juin (ABP) - Le Conseil national de la communication (CNC) du Burundi appelle les autorités du pays à faire cesser toute forme d'intimidation ou de tracasserie policière sur les journalistes dans l'exercice de leur profession, pour autant que ces derniers ne violent pas la loi. Dans un communiqué rendu public jeudi, le Conseil national de la communication indique qu'il s'est réuni mercredi 5 juin pour analyser le conflit qui oppose en ce moment les médias en général et la Radio publique africaine (RPA) en particulier, au ministère public au sujet des investigations sur l'assassinat de feu le représentant de l'OMS au Burundi, Dr. Kassy Manlan en novembre 2001. Le Conseil national de la communication indique que l'interdiction faite aux médias par le ministère public de rendre compte des investigations journalistiques sur cet assassinat est une entrave à la liberté de la presse. Il estime qu'il est du plein droit des journalistes de s'intéresser à toute question d'intérêt public et d'en rendre compte, pour autant qu'ils restent dans les limites de la loi. Le communiqué précise que la convocation du directeur et des journalistes de la Radio publique africaine (RPA) à deux reprises au Parquet général de la République où certains ont dû attendre de longues heures devant les bureaux du parquet avant de pouvoir être entendus s'apparente à une forme de tracasserie policière. D'après le conseil, le journaliste ne doit révéler les sources de ses informations confidentielles qu'à l'autorité judiciaire compétente, lorsque cela est nécessaire, en vertu de l'article 6 de la loi sur la presse.
Or, dans le cas présent, ajoute le communiqué, le ministère public ne peut pas se constituer comme l'autorité judiciaire compétente, et n'a pas par conséquent les prérogatives d'exiger, aux journalistes par voie de force, la restitution de leurs sources d'information.
abp fn/fmb/ar JUIN 02
Burundi -
Santé
Les parents
doivent s'impliquer dans la promotion de la santé reproductive chez les jeunes
BUJUMBURA, 7 juin (ABP) - L'Association burundaise pour le bien-être familial (ABUBEF) a organisé du 6 au 7 juin, un séminaire de sensibilisation à l'intention d'un groupe de 40 parents, 20 hommes et 20 femmes sur la promotion de la reproduction chez les jeunes. Ces parents ont été sollicités pour apporter leur contribution dans l'encadrement des jeunes pour une parenté responsable. Les participants à ce séminaire doivent aussi être les relais des messages de l'ABUBEF en ce qui concerne la santé de la reproduction a indiqué à l'ABP, Mme Amélie Gahama, membre de l'ABUBEF. Des séminaires pareils pour la jeunesse rurale et estudiantine sont souvent organisés. Aujourd'hui, ces jeunes fréquentent les centres de l'ABUBEF de Bujumbura, Ngozi (nord) et Gitega (centre) à la recherche des conseils mais aussi pour des prestations cliniques. Deux thèmes à savoir le concept de la santé de la reproduction et les valeurs culturelles traditionnelles par rapport à la santé de la reproduction ont été développés. Bien que le souci premier de l'ABUBEF soit de pratiquer l'abstinence, certains jeunes viennent chercher des contraceptifs dans les centres de l'ABUBEF sous prétexte qu'ils ne peuvent pas s'abstenir. L'ABUBEF a, pour sensibiliser ces jeunes, intégré dans ses séances d'animation, la lutte contre le VIH/Sida. Elle a aussi commencé à faire le dépistage du VIH/Sida dans ses centres.
abp and/fmb/ar JUIN 02
Makamba -
Développement
Le marché de
Makamba déménage, certains commerçants sont désorientés
MAKAMBA, 7 juin (ABP) - Le marché de Makamba (sud du Burundi) vient de changer de site. Cette nouvelle situation est dictée par les préparatifs d'aménagement du marché de Makamba par l'AGETIP sur l'ancien site. Tous les kiosques qui peuplaient le site du marché viennent d'être démolis. Les travaux de terrassement vont incessamment démarrer. La démolition des kiosques indispose pas mal de commerçants. Certains parmi eux n'ont pas où mettre leurs marchandises. Le nouveau site du marché, situé à près de 1 km du centre commercial de Makamba est dépourvu d'infrastructures d'accueil. Il n'y a ni kiosques, ni boutiques, ni magasins. Autour de l'ancien site du marché, des kiosques et de nouvelles maisonnettes poussent comme des champignons. La spéculation sur des maisonnettes à louer devient de plus en plus forte. Le loyer, dans la plupart des cas, vient de passer du simple au double. Signalons que l'aménagement du marché de Makamba va coûter à l'AGETIP près de 550 millions de FBu. La commune doit à son tour s'acquitter d'une contribution de 50% soit plus de 27,6 millions de FBu. Les autorités communales sont en train de collecter cette somme surtout des commerçants afin que la participation de la commune soit versée dans les meilleurs délais.
abp and/ar
JUIN 02
Rumonge -
Sécurité
Un bateau de
pêche volé dans les eaux du Lac Tanganyika
RUMONGE, 7 juin (ABP) - Un bateau de pêche avec son moteur et tout le matériel de pêche a été volé dans la nuit de jeudi à vendredi dans les eaux du Lac Tanganyika à la hauteur de la localité de Magara en commune Bugarama dans la province de Bujumbura rural, a-t-on appris des responsables de la commune de Rumonge (sud du Burundi). Selon les mêmes sources, ces rebelles auraient acheminé ce bateau dans la localité de Swima dans la circonscription de Mboko (RDC) où les combattants Maï-Maï et les FDD ont élu domicile. En plus de cette localité de Swima, ces rebelles sont aussi signalés dans la localité de Kadunu en RDC, précisent les mêmes sources.
abp
ond/ar JUIN 02