Burundi -
Justice
Le Conseil
des ministres s'est penché sur la question des prisonniers
BUJUMBURA, 10 juin (ABP) - La question relative aux prisonniers a retenu l'attention du conseil des ministres du 5 au 7 juin qui a analysé le rapport de la commission indépendante chargée d'étudier les conditions carcérales, la situation des prisonniers en attente de jugement, l'existence et la libération des détenus politiques. Le rapport avait fait l'objet de recommandations de la part d'une seconde commission ad hoc mise en place par le gouvernement et le conseil a délibéré sur cette base. Le conseil des ministres considère que les prisonniers politiques sont essentiellement tous ceux qui sont poursuivis pour des crimes liés à la crise d'octobre 1993.
En outre, il a relevé qu'il existe des prisonniers de guerre communément accusés de participation aux bandes armées. Pour les premiers, le traitement de leurs dossiers devra passer par des mécanismes politiques prévus par l'accord d'Arusha tandis que la question des prisonniers de guerre sera réglée dans le cadre de la signature d'un accord de cessez-le-feu. Parmi la population carcérale burundaise, 3.444 détenus ont été condamnés définitivement dont 508 à la peine capitale, 550 à la peine à perpétuité et 462 à 20 ans de prison et plus. Le gouvernement envisage de rendre plus cohérent le système d'administration pénitentiaire, d'installer des infirmiers dans les grandes prisons, d'aménager des infrastructures pénitentiaires propres aux femmes et aux mineurs, de décentraliser les chambres criminelles de sorte qu'elles siègent au niveau des tribunaux de grande instance et bannir le renvoi des dossiers au ministère public par les juridictions.
abp
jm/ar JUIN 02
Neuf bombes
sont tombées sur la cité de la SOSUMO
RUTANA, 10 juin (ABP) - La cité de la société sucrière du Moso (SOSUMO) sise à Gihofi en commune de Bukemba, province de Rutana au sud-est du Burundi, a été encore une fois dans l'après-midi de samedi, la cible des bombes lancées par la rébellion à partir du sol tanzanien, a-t-on appris dimanche de source administrative. Neuf bombes sont tombées sur la cité sans faire de dégât humain sauf une maison d'accueil qui a été partiellement endommagée. L'armée nationale a vite riposté en progressant vers la rivière Maragarazi pour parer une éventuelle traversée de ces éléments de la rébellion. Notons que la SOSUMO est la cible des bombes lancées par la rébellion pour la deuxième fois en l'espace de deux mois, la dernière date de la nuit du 15 au 16 avril.
abp jbm/ar JUIN 02
Cibitoke -
Accident
Trois vaches
tuées par un véhicule de transport à Mpanda
CIBITOKE (nord-ouest du Burundi), 10 juin (ABP) - Un véhicule de transport de type Hiace a cogné huit vaches dont trois ont été tuées sur le champ dimanche matin sur la RN5 au niveau de Mpanda, a-t-on appris de source administrative à Gihanga. Ce même dimanche, un autre véhicule de transport des marchandises faisant le tronçon Bujumbura-Cibitoke a fait une crevaison, occasionnant peu après le dérapage du véhicule qui a par la suite heurté au moins cinq maisons qui se trouvaient au bord de la route, au niveau du secteur Ruhagarika de la commune Buganda. La camionnette allait s'approvisionner en bière locale appelée "Rugombo" dans cette même commune de Rugombo. Signalons que dans tous ces accidents, aucun passager n'a trouvé la mort bien que l'on notait un excès de vitesse pour tous ces véhicules. abp ank/abp JUIN 02
France -
Divers
Erreur sur le
mort
SENLIS, 10 juin (AFP) - Le
candidat Chasse-Pêche-Nature-Tradition (CPNT) aux élections législatives dans
la 4ème circonscription de l'Oise (Senlis), Bernard Hédin, a été contraint
vendredi de signaler publiquement qu'il était toujours en vie, son décès ayant
été annoncé par erreur à la suite d'un accident de voiture. Dans la nuit de
samedi à dimanche, alors qu'il circulait sur une route entre l'Oise et le
Val-d'Oise, M. Hédin a percuté un sanglier qui traversait la chaussée. Il est
sorti indemne de l'accident mais un motard qui le suivait est entré en
collision avec un second animal, se tuant sur le coup. Selon Bernard Hédin,
c'est à la suite de ce drame que les gendarmes appelés sur place auraient, pour
une raison inconnue, annoncé par erreur la mort du candidat chasseur dans une
note interne à la sous-préfecture de Senlis. La sous-préfecture s'est rendue
compte de ce quiproquo en début de semaine mais la rumeur de sa mort s'était
déjà répandue et elle persiste encore à l'heure actuelle, selon M. Hédin. Il
tient à faire savoir aux électeurs qu'il se porte bien, malgré cette quatrième
collision avec un sanglier. La sous-préfecture de Senlis n'était pas en mesure
vendredi d'expliquer l'origine de cette méprise.
afp/abp JUIN 02