Burundi - Réfugiés

Le HCR et le gouvernement du Burundi ont décidé ensemble le transfert des réfugiés congolais en province de Muyinga

            BUJUMBURA, 10 juin (ABP) - Le gouvernement de la République du Burundi en collaboration avec la délégation du haut commissariat des Nations Unies pour  les réfugiés au Burundi ont porté jeudi le 6 juin à la connaissance du public leur décision de transférer les réfugiés congolais temporairement hébergés dans les sites de transit de Rugombo en province Cibitoke (nord-ouest) et de Ngagara en Mairie de Bujumbura vers le nouveau camp de Gasorwe en province Muyinga dans une déclaration conjointe HCR-ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique. Le gouvernement du Burundi a pris la décision d'attribuer au HCR un site, éloigné des frontières du pays de provenance, remplissant les conditions de dimensions requises et lui permettant d'initier un programme d'assistance varié en matière de vivres et non-vivres, éducation, soins de santé, prévention contre le VIH/Sida, formation professionnelle, activités génératrices de revenus, sur demande insistante du HCR et dans le but de respecter les normes du droit international en matière d'accueil, d'installation des réfugiés, précise la déclaration. Un camp de réfugiés d'une capacité de 5000 personnes a été installé à Gasorwe et une ONG a été identifiée pour sa gestion. Des réunions visant à intégrer cette nouvelle situation dans les missions de défense globale de la région et à créer et déployer à l'intérieur du camp, une brigade spéciale de gendarmerie ont été tenues, précise-t-on. Selon cette même source, le gouvernement et le HCR constatent auprès d'une partie des réfugiés une campagne d'intimidation et de refus accompagné d'allégations non fondées alors que les opérations de transfert sont avancées. Le gouvernement du Burundi a tenu à rappeler aux étrangers et aux demandeurs d'asile que pour être autorisé à résider au Burundi, tout étranger doit accepter de se soumettre aux lois et réglementations édictées par les autorités habilitées. Les étrangers et les demandeurs d'asile au Burundi ont des droits et devoirs et le respect de leurs droits est garanti par le pays d'accueil avec l'appui de la communauté internationales conformément aux conventions internationales auxquelles le pays a souscrit. Le Burundi considère cependant comme atteinte à sa souveraineté le fait que des réfugiés à qui il a donné asile se substituent à lui pour évaluer et juger de sa sécurité intérieure ou accuser une partie de sa population d'hostilité à leur égard et tous les réfugiés ont droit à la protection internationale, laquelle est garantie par le pays d'asile et par le HCR, et le réfugié doit se soumettre aux mesures d'organisation de cette assistance édictées par le pays hôte et le HCR, ajoute la déclaration.

abp      chn/ar    JUIN 02

 

Burundi - Justice

Le Conseil des ministres s'est penché sur la question des prisonniers

            BUJUMBURA, 10 juin (ABP) -  La question relative aux prisonniers a retenu l'attention du conseil des ministres du 5 au 7 juin qui a analysé le rapport de la commission indépendante chargée d'étudier les conditions carcérales, la situation des prisonniers en attente de jugement, l'existence et la libération des détenus politiques. Le rapport avait fait l'objet de recommandations de la part d'une seconde commission ad hoc mise en place par le gouvernement et le conseil a délibéré sur cette base. Le conseil des ministres considère que les prisonniers politiques sont essentiellement tous ceux qui sont poursuivis pour des crimes liés à la crise d'octobre 1993.

En outre, il a relevé qu'il existe des prisonniers de guerre communément accusés de participation aux bandes armées. Pour les premiers, le traitement de leurs dossiers devra passer par des mécanismes politiques prévus par l'accord d'Arusha tandis que la question des prisonniers de guerre sera réglée dans le cadre de la signature d'un accord de cessez-le-feu. Parmi la population carcérale burundaise, 3.444 détenus ont été condamnés définitivement dont 508 à la peine capitale, 550 à la peine à perpétuité et 462 à 20 ans de prison et plus. Le gouvernement envisage de rendre plus cohérent le système d'administration pénitentiaire, d'installer des infirmiers dans les grandes prisons, d'aménager des infrastructures pénitentiaires propres aux femmes et aux mineurs, de décentraliser les chambres criminelles de sorte qu'elles siègent au niveau des tribunaux de grande instance et bannir le renvoi des dossiers au ministère public par les juridictions.

abp

jm/ar    JUIN 02

 

Rutana - Sécurité

Neuf bombes sont tombées sur la cité de la SOSUMO

            RUTANA, 10 juin (ABP) - La cité de la société sucrière du Moso (SOSUMO) sise à Gihofi en commune de Bukemba, province de Rutana au sud-est du Burundi, a été encore une fois dans l'après-midi de samedi, la cible des bombes lancées par la rébellion à partir du sol tanzanien, a-t-on appris dimanche de source administrative. Neuf bombes sont tombées sur la cité sans faire de dégât humain sauf une maison d'accueil qui a été partiellement endommagée. L'armée nationale a vite riposté en progressant vers la rivière Maragarazi pour parer une éventuelle traversée de ces éléments de la rébellion. Notons que la SOSUMO est la cible des bombes lancées par la rébellion pour la deuxième fois en l'espace de deux mois, la dernière date de la nuit du 15 au 16 avril.

abp      jbm/ar   JUIN 02

 

Cibitoke - Accident

Trois vaches tuées par un véhicule de transport à Mpanda

            CIBITOKE (nord-ouest du Burundi), 10 juin (ABP) - Un véhicule de transport de type Hiace a cogné huit vaches dont trois ont été tuées sur le champ dimanche matin sur la RN5 au niveau de Mpanda, a-t-on appris de source administrative à Gihanga. Ce même dimanche, un autre véhicule de transport des marchandises faisant le tronçon Bujumbura-Cibitoke a fait une crevaison, occasionnant peu après le dérapage du véhicule qui a par la suite heurté au moins cinq maisons qui se trouvaient au bord de la route, au niveau du secteur Ruhagarika de la commune Buganda. La camionnette allait s'approvisionner en bière locale appelée "Rugombo" dans cette même commune de Rugombo. Signalons que dans tous ces accidents, aucun passager n'a trouvé la mort bien que l'on notait un excès de vitesse pour tous ces véhicules.           abp      ank/abp     JUIN 02

 

France - Divers

Erreur sur le mort

SENLIS, 10 juin (AFP) - Le candidat Chasse-Pêche-Nature-Tradition (CPNT) aux élections législatives dans la 4ème circonscription de l'Oise (Senlis), Bernard Hédin, a été contraint vendredi de signaler publiquement qu'il était toujours en vie, son décès ayant été annoncé par erreur à la suite d'un accident de voiture. Dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'il circulait sur une route entre l'Oise et le Val-d'Oise, M. Hédin a percuté un sanglier qui traversait la chaussée. Il est sorti indemne de l'accident mais un motard qui le suivait est entré en collision avec un second animal, se tuant sur le coup. Selon Bernard Hédin, c'est à la suite de ce drame que les gendarmes appelés sur place auraient, pour une raison inconnue, annoncé par erreur la mort du candidat chasseur dans une note interne à la sous-préfecture de Senlis. La sous-préfecture s'est rendue compte de ce quiproquo en début de semaine mais la rumeur de sa mort s'était déjà répandue et elle persiste encore à l'heure actuelle, selon M. Hédin. Il tient à faire savoir aux électeurs qu'il se porte bien, malgré cette quatrième collision avec un sanglier. La sous-préfecture de Senlis n'était pas en mesure vendredi d'expliquer l'origine de cette méprise.             

afp/abp   JUIN 02